(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, publié le 16 juin 2026) L’interpellation puis le placement en garde à vue de Jean-Pierre Luciani, vice-président de Scola Corsa et responsable du STC Éducazione, ont suscité une vague de réactions de soutien au sein du mouvement national, syndical et associatif corse.
Le STC a immédiatement dénoncé cette mesure et réclamé sa libération, appelant à des rassemblements devant les commissariats d’Ajaccio et de Bastia. Plusieurs organisations nationalistes, parmi lesquelles Nazione, Core in Fronte, Voce Naziunale, Ghjuventù Indipendentista et Ghjuventù Paolina, ont également apporté leur soutien au militant et aux actions menées pour défendre l’avenir de Scola Corsa.
Dans leurs communiqués, ces organisations dénoncent ce qu’elles considèrent comme une réponse répressive à des revendications portant sur la défense de la langue corse et de l’enseignement immersif. Plusieurs d’entre elles estiment que l’arrestation de Jean-Pierre Luciani s’inscrit dans une tentative d’intimidation ou de discrédit de l’engagement militant.
Au-delà du cas personnel de Jean-Pierre Luciani, les soutiens expriment une solidarité plus large avec les parents d’élèves mobilisés et avec les revendications de Scola Corsa, notamment la contractualisation des postes d’enseignants, la sécurisation des financements et la pérennisation du réseau d’écoles immersives. Plusieurs mouvements préviennent que, faute de réponses rapides de l’État, ils participeront aux futures mobilisations annoncées.
De son côté, Scola Corsa affirme que les images de vidéosurveillance consultées dans le cadre de l’enquête auraient contredit les accusations de violences physiques formulées contre son vice-président. L’association estime que cette affaire relève d’une tentative de « disqualification militante » destinée à détourner l’attention de la situation des écoles immersives. Elle réaffirme sa détermination à poursuivre la mobilisation jusqu’à l’obtention de garanties sur les financements, la convention avec la Collectivité de Corse et les postes nécessaires à la contractualisation du réseau.
Jean Rossi

Revue de presse
(Alta Frequenza) Scola Corsa : multiples actions ce mardi en Corse.
(FR3Corse) Tentative d’occupation du rectorat à Ajaccio en soutien à Scola Corsa : un responsable STC placé en garde à vue.
(Fr3Corse) Scola Corsa : une trentaine de parents d’élèves investissent la préfecture de Haute-Corse.
(Corse Matin)
(Corse Net Infos) « Pour Scola Corsa A Federazione et son comité de soutien, ces accusations relèvent d’une tentative manifeste de caricaturer l’action militante afin de la disqualifier et de détourner l’attention du véritable sujet.
(RcfM) Intrusion au Rectorat : Jean Pierre Luciani dément toute agression.
Les soutiens :
Le STC apporte son soutien à son secrétaire national Jean-pierre Luciani et à l’action qu’il a mené en qualité de vice président de scola corsa. Le STC solidaire de l’association Scola Corsa appelle dès cet apres midi au rassemblement devant le commissariat d’Ajaccio et exige sa libération immédiate.
Voce Naziunale sustene a dimarchja di i parenti d’elevi di Scola Corsa ch’i anu occupatu a prefettura di Bastia sta mane. Dumandemu à u Statu tráncese a cuntrattualizazione di tutti l’insignanti è ch’i u finanziamentu sia assicuratu. S’è e dumande un sô micca fírmate da qui à 48 ore, seremu accantu à Scola Corsa per l’azzioni à vene.
U nostru gruppu porghje, dino, u so sustegnu à Jean-Pierre Luciani, ch’i s’hè fattu arresta durante un’azzione à prô di a salvezza di Scola Corsa. Ci tenimu pronti à risponde à a chjama à mubilisazione davanti à i cummissariati di Bastia è d’Aiacciu.
Notre section CAB apporte son soutien total à Ghjuvan Petru Luciani, vice-président de Scola Corsa et secrétaire national du STC Educazione, à la suite de son interpellation et de son placement en garde à vue consécutifs à l’occupation du rectorat de Corse. Cette décision est d’autant plus incompréhensible et disproportionnée qu’elle vise un responsable syndical et associatif dont l’engagement en faveur de l’éducation, de la langue corse et du service public est connu de tous. En s’en prenant à Ghjuvan Petru Luciani, c’est également l’action syndicale et la liberté d’engagement qui sont visées. L’occupation simultanée de la préfecture de Haute-Corse, par les parents d’élèves, a également permis d’adresser un message clair à la préfète nouvellement nommée. Leur détermination est intacte ! Malgré les décennies de promesses non tenues, malgré les obstacles administratifs et juridiques opposés à la reconnaissance pleine et entière de notre langue, la détermination du mouvement demeure intacte. Changer les représentants de l’État ne changera pas la réalité des revendications ni la volonté de celles et ceux qui refusent d’assister passivement à l’effacement progressif de la langue du peuple corse. Cette lutte continuera jusqu’à l’obtention de garanties réelles pour sa transmission et son développement. Depuis des semaines, les défenseurs de la langue corse alertent sur l’urgence de la situation. Pourtant, malgré les discours et les déclarations d’intention, les avancées demeurent insuffisantes face aux enjeux de transmission et de pérennisation de notre langue. Lorsque les revendications restent sans réponse, lorsque les alertes sont ignorées, certains choisissent l’action militante pour faire entendre une cause qui dépasse les intérêts particuliers et concerne l’avenir même de notre peuple. Plutôt que de répondre sur le fond, l’État choisit une nouvelle fois la voie de la répression. Cette garde à vue apparaît comme un message adressé à tous ceux qui refusent de se résigner au recul progressif de la langue corse. Nous refusons cette logique d’intimidation. Nous rappelons une nouvelle fois que défendre sa langue, sa culture et ses droits collectifs ne constitue pas un délit. Criminaliser l’engagement de militants, de responsables associatifs ou de syndicalistes ne réglera rien et ne fera que renforcer la détermination de celles et ceux qui se battent pour la reconnaissance wet la sauvegarde de notre patrimoine linguistique. Nous exprimons notre entière solidarité à notre secrétaire national Ghjuvan Petru Luciani. Nous appelons tous ceux qui sont attachés aux libertés démocratiques, à la langue corse et au respect de l’engagement syndical à condamner cette dérive répressive. Nous demandons sa libération immédiate !! U scagnu STC CAB
Nazione manda a so sustegnu à l’azzione mosse dipoi sta mane per a salvezza di Scola Corsa. Iss’occupazione vale da risposta à a strategia d’ingannu di u Statu francese chì, piattatu daretu argumenti tennichi, ricusa oghje sempre di ricunnosce a ghjustezza di e rivindicazione di Scola Corsa da assicurà per l’anni à vene u sviluppu di l’insignamentu immersivu. Quessa, malgradu u largu accunsentu sprimatu da u carrughju finu à l’impegnu di e centinaie di cunsigli municipali di Corsica. Di pettu à issu blucchime puliticu, a crescita di u raportu di forza pupulare hè duvintata un duvere ardente. In u filu di a muzione « lingua corsa » aduttata di modu unanimu mentre a so Cunsulta generale di u 14 di ghjugnu, Nazione si tene à fiancu à i rispunsevuli è parenti di Scola Corsa per dà forza è fiatu à a mossa cumuna.
Core in Fronte apporte son soutien à Jean-Pierre Luciani, vice président de Scola Corsa, responsable de la section Educazione du STC et militant de la langue corse, actuellement en garde à vue en marge d’une action prévue au Rectorat de Corse. Nous demandons sa libération immédiate.
Ghjuventù Paolina : Mentre chi Scola Corsa hè torna una volta rimessa in causa, riaffirmemu a nostra sulidarità cù tutti quelli chi s’impegnanu pè a salvezza di a lingua corsa. Assaltà a lingua corsa hè assaltà l’anima stessa di u nostru populu è a vulintà di tramandà a nostra identità à e generazione à vene. In stu sensu, Ghjuventù Paolina tene à sprime u so sustegnu à tutti i parenti di Scola Corsa chi occupanu a prifettura di Bastia, è à Jean Pierre Luciani. Dumandemu à so liberazione è c’adunimu à a chjama à a mossa di Scola Corsa !
Ghjuventù Indipendentista : A Ghjuventù Indipendentista porta u so sustegnu à e mubilizazione per a difesa di Scola Corsa è di l’insignamentu immersivu. Di pettu à l’immubilisimu di a preputenza culuniale francesa è à e minacce chì pesanu nant’à l’avvene di a nostra lingua, hè oghje, più chè mai necessariu di fà sente a voce di u populu corsu. A difesa di a lingua nostra hè a difesa di a nostr’identità, hè a difesa di ciò chè no simu. A Ghjuventù Indipendentista chjama a ghjuventù corsa à sustene è à rinfurzà sta mossa per l’avvene di a nostra Nazione. Lotta ghjuventù ghjuventù, l’avvene sì tù ! A nostra cuscenza hè resistenza !Di pett’à l’arrestazione di Jean Pierre Luciani, militante dî u STC è elettu di l’assemblea di Corsica, chjamemu u muvimentu naziunalea mubilizà si davant’à a gendarmería di Bastia è d’Aiacciu !
Scola corsa : Une tentative de disqualification militante démentie par les faits. Scola corsa se réjouit du fait que la garde à vue de Jean Pierre Luciani, membre de la direction du STC Éducation, ait été levée en milieu d’après-midi. L’associu constate que les images de vidéosurveillance, visionnées en présence du procureur, ont formellement contredit les accusations de violences physiques portées à son encontre par un agent du rectorat. Par ailleurs, Scola corsa regrette que ces accusations aient pu être étayées par sa hiérarchie alors qu’elles ne résistent pas à l’examen des images. Pour Scola corsa A Federazione et son comité de soutien, ces accusations relèvent d’une tentative manifeste de caricaturer l’action militante afin de la disqualifier et de détourner l’attention du véritable sujet : la situation critique des écoles immersives en langue corse. lls l’affirment avec clarté : ils ne se laisseront pas enfermer dans une polémique destinée à stigmatiser leur engagement. Cette séquence ne fait que renforcer leur détermination à défendre l’avenir de l’enseignement immersif. Une action symptôme d’une exaspération légitime L’action menée ce matin par le représentant du STC Éducation – tentative de déploiement d’une banderole – n’avait certes pas de caractère légal et il a assumé son initiative sans détour. Elle est néanmoins la conséquence directe d’une exaspération croissante et largement partagée. Depuis plusieurs semaines, Paris multiplie les assurances et promet des réponses rapides. Dans le même temps, aucune solution concrète n’est apportée, tandis que le silence et les reports successifs aggravent la fragilité du réseau et font peser une menace réelle sur son avenir. Cette contradiction entre les discours et les actes nourrit une inquiétude grandissante au sein de la communauté éducative, des familles et de l’ensemble des soutiens de Scola corsa. L’heure des engagements concrets Scola corsa A Federazione et son comité de soutien réitèrent avec force l’urgence d’un traitement politique du dossier fondé sur des propositions nouvelles permettant de sécuriser durablement l’existence du réseau d’enseignement immersif. Ces propositions doivent désormais se traduire par des engagements fermes, précis et tangibles. Le temps des promesses et des déclarations d’intention est révolu. Le comité de soutien à Scola corsa demeurera pleinement mobilisé jusqu’à l’obtention de la sécurisation juridique de la convention entre la collectivité et Scola corsa et l’obtention des cinq postes manquants à la contractualisation. Les parents présents dans la préfecture de Bastia ce matin l’ont signifié avec détermination à Madame la préfète laquelle a convenu qu’il s’agissait d’un dossier prioritaire.
