(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, publié le 19 mai 2026) Le syndicat FDSEA de Haute-Corse critique la gestion des règles environnementales appliquées par l’État à Linguizzetta, dénonçant un traitement différencié entre activités militaires et agricoles.
Dans un communiqué, la FDSEA affirme que des travaux de débroussaillage et de terrassement seraient actuellement menés sur le champ de tir militaire de Linguizzetta, alors que, selon le syndicat, des agriculteurs installés sur les terres voisines de Casabianca ont dû interrompre ou limiter leurs projets agricoles en raison de contraintes environnementales imposées pour la protection de la faune et de la flore locales, notamment de la tortue d’Hermann.
Le syndicat évoque également plusieurs situations dans lesquelles des agriculteurs auraient été sanctionnés ou découragés par ces réglementations. Il estime que l’administration applique des règles plus strictes au monde agricole qu’aux installations militaires, dénonçant ainsi un « deux poids, deux mesures ».
La FDSEA demande un assouplissement des contraintes pesant sur les exploitants agricoles et appelle l’administration à prendre davantage en compte les réalités du secteur agricole en Corse. Le syndicat critique aussi le silence de certaines associations environnementales sur les travaux réalisés dans le périmètre militaire.
In fine, a FDSEA de Haute-Corse annonce vouloir signaler publiquement les situations où elle considère que l’État ne respecte pas ses propres règles et indique que ce communiqué vaut préavis d’action syndicale concernant les terres agricoles occupées par l’armée française.
AnTo FpcL

Le communiqué de la FDSEA : La FDSEA de Haute-Corse constate que l’État n’est pas respectueux des lois qu’il impose aux autres et notamment aux agriculteurs. En effet, en passant devant le champs de tir militaire de Linguizzetta, tout le monde peut se rendre compte du gyrobroyage et du travail au bulldozer en cours, effectué sur ce site de l’armée française. Pourtant de l’autre côté de la Route Territoriale 10, sur les parcelles agricoles de Casabianca, des agriculteurs ont dû arrêter leurs mises en valeurs pour « préserver la faune et la flore sauvage locale ». Pour certains Jeunes Agriculteurs installés sur Casabianca, les contraintes environnementales imposées par l’État ont même fini par les dissuader de poursuivre leurs projets agricoles. Le démaquillage est « toléré » seulement sur 4 mois en hiver, afin de protéger la tortue d’hermann. Sur Ajaccio un jeune agriculteur a été condamné a 35 000 euros d’amende et 2 mois de prison avec sursis pour ne pas avoir respecté la contrainte. La FDSEA de Haute-Corse dénonce les « deux poids, deux mesures », pratiquée par l’administration française. La FDSEA de Haute-Corse demande à l’administration de prendre en compte la richesse environnementale de la Corse, et d’assouplir les contraintes pour les agriculteurs, plutôt que pour les militaires. La Corse a plus besoin d’agriculteurs que de militaires. La FDSEA de Haute-Corse dénonce aussi l’hypocrisie de certaines associations environnementales qui tournent la tête côté montagne, pour ne pas voir côté mer, quand ses illustres représentants passent par Linguizzetta. La FDSEA de Haute-Corse cédant a une mode importée, deviendra « lanceur d’alerte », chaque fois que l’administration française ne respectera pas ses propres règles. Ce communiqué vaut préavis d’action syndicale sur les 600 hectares de terres agricoles occupées par l’armée française.

