« La corse n’est pas une base militaire avancée de la france »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 4 mai 2026) La Corse n’est ni une base militaire, ni un terrain d’expérimentation géopolitique, ni un relais des logiques impérialistes qui embrasent la Méditerranée.

Pourtant, les récentes déclarations de la ministre française aux Armées confirment une réalité que l’État tente d’imposer : celle d’une île assignée à un rôle stratégique au service d’intérêts qui ne sont pas les siens. Face à cette dérive militariste, au refus persistant de reconnaître les droits du peuple corse et à l’importation de tensions internationales sur notre sol, il est temps de réaffirmer une ligne claire : refus de la colonisation, refus de l’instrumentalisation, refus de la soumission. La Corse est une terre de peuple, de dignité et de souveraineté — et c’est au nom de cette exigence que s’inscrit le communiqué de Core In Fronte.

J.R BALZANO

Le communiqué de Core In fronte : Les récents propos de la Ministre française déléguée aux Armées, Madame Alice Rufo, à l’occasion de sa venue, à Calvi, pour la cérémonie de Camerone par la force d’occupation qu’est la légion étrangère nous interpelle : ils confirment le renforcement militaire français en Méditerranée et le rôle stratégique de la Corse dans cette projection.
Core in Fronte n’a jamais eu de cesse de refuser cette présence militaire d’occupation, son accentuation et son implication pour notre pays.
Un refus qu’il faut aussi opposer à la non acceptation, par la France, de reconnaître les droits légitimes du peuple corse, parmi lesquels celui de l’autodétermination.
Au moment où la notion d’autonomie intervient, dans le débat sur une possible évolution institutionnelle de la Corse, la vocation de base militaire avancée de la France, qui lui est imposée, constitue une entrave.
Une vocation qui trouve également place dans une Méditerranée soumise à son tour à une militarisation prononcée selon un dessein d’appropriation et d’utilisation à des fins expansionnistes : Les situations des territoires sardes et siciliens le rappellent avec insistance, avec l’utilisation des bases militaires dans les conflits en Ukraine et au Moyen Orient.
Core In Fronte refuse cette prédestination coloniale de la Corse et de son aire méditerranéenne.
Son territoire n’a pas pour destinée à demeurer une forteresse française de garnisons militaires et son peuple de chair à canon. Son histoire rappelle, avec émotion, le prix humain payé par ses forces vives lors de la première guerre mondiale du début du XXème siècle.
La Corse est une terre de liberté.
Elle doit s’affranchir de la tutelle actuelle et affirmer la maîtrise de son avenir et, légitimement, récupérer ses attributs de souveraineté.
Elle doit, tout autant, retrouver son rôle et sa place dans le concert des peuples et nations émancipées, particulièrement au cœur de cette Méditerranée, u mare nostrum.
C’est également dans ce contexte qu’intervient, en Corse, l’arrivée annoncée d’un ancien officier du renseignement de l’armée israélienne, à l’invitation de l’association « Terra Eretz Corsica Israël ».
Cette rencontre, dans un climat conflictuel international, particulièrement marqué au Moyen Orient mais aussi non sans conséquence en Europe et dans d’autres parties du monde, est malvenue. Elle tente d’accréditer et justifier ce que la communauté internationale condamne et rejette avec vigueur et détermination.
En effet la politique expansionniste et suprémaciste du Gouvernement dirigé par Benyamin Netanyahou, outre le fait que ce dernier soit déjà sous l’objet d’un mandat de justice international, porte également la grave responsabilité des massacres qui ensanglantent Gaza et le Liban.
Une politique qui prend en otage les populations, avec des dizaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants tués, et qui s’oppose dans le sang au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Une politique qui ne trompe plus personne, malgré une propagande mensongère d’arrière garde, essentiellement répercutée, y compris en Corse, par un nauséabond néopopulisme qui prétend s’appuyer sur un dit concept civilisationnel judéo chrétien.
Les mêmes qui restent, au demeurant, bien mais taiseux devant les actes anti chrétiens, les agressions ou pire les assassinats de religieux par l’armée israélienne, à l’instar du père Pierre El-Raï, prêtre maronite tué récemment au Liban.
Les Juifs ont toujours eu une place singulière en Corse : De Pasquale Paoli à la deuxième guerre mondiale de 1939-1945.
Ils ne sauraient être prisonniers par des considérations politiciennes douteuses.
À ce titre, de nombreux membres de la représentation hébraïque de Bastia nous ont fait part de leur émoi et crainte, au regard d’un prosélytisme de plus en plus grandissant en Corse par certains extrémistes issus du mouvement Loubavitch.
Cette initiative de “Terra Eretz d’inviter un agent de Tsahal ne peut se confondre avec cet esprit de l’île des Justes, que la Corse promeut.
Elle s’inscrit, aussi, dans une démarche qui est aux antipodes de ce que le Mouvement de Libération Nationale défend face au colonialisme français : il n’y a qu’une seule communauté de droit sur la terre corse, c’est le peuple corse.
Core In Fronte rappelle son engagement politique pour une Méditerranée des peuples libres et souverains, pour la paix et la justice sociale.
Un engagement qui appelle lucidité, courage et détermination face à l’écueil des logiques expansionnistes et obscurantistes qui assombrissent le XXIème siècle.
CORE IN FRONTE
Commission internationale

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