« Refuser les renoncements, refonder le combat national corse », les indépendantistes se positionnent.

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 4 février 2026) Le mouvement indépendantiste Nazione a décidé de ne pas se présenter ni soutenir de liste aux élections municipales d’Ajaccio et de Bastia. Une décision qualifiée de « grave », mais que son porte-parole Petr’Antò Tomasi lors de son interview sur RCFM. (<–lien icirefuse de voir comme un signe de disparition du mouvement.

Raisons du retrait

  • Choix réfléchi et assumé.

  • Volonté de ne pas se perdre dans la “pulitichella” (les jeux politiciens locaux).

  • Critique d’un marasme électoral jugé incapable de faire avancer la Corse.

  • Objectif : contribuer à une « régénération » du mouvement nationaliste.

Opposition au projet d’autonomie

Nazione s’oppose fermement au futur statut d’autonomie, estimant qu’il :

  • Institutionnalise le statu quo pour plusieurs décennies.

  • Bloque des revendications clés :

    • statut de résident

    • co-officialité de la langue corse

    • redéfinition du corps électoral

«Le peuple corse d’abord : Nazione refuse les alliances qui divisent aux municipales»

« Nazione renonce aux investitures à Aiacciu et Bastia »

À l’approche des élections municipales à Bastia et Ajaccio, Nazione, mouvement indépendantiste, a pris une décision forte : ne pas participer au scrutin, ne présenter aucun candidat et n’appeler à voter pour aucune liste. Une décision assumée, réfléchie et pleinement politique, portée publiquement par son porte-parole Petru Antone Tomasi lors de son interview sur RCFM. (<–lien ici

Pour Nazione, cette absence n’est ni un renoncement ni un repli. Elle est au contraire le refus d’une politique réduite à des arrangements électoraux, déconnectée des aspirations profondes du peuple corse. « La question n’est pas de participer pour participer, mais de savoir pourquoi et pour quoi faire », rappelle Petru Antone Tomasi. Une élection n’a de sens que si elle permet de porter un projet clair, de fixer des objectifs politiques et de faire avancer la cause nationale. (Articles ci-dessus)

Or, dans le contexte actuel, les municipales corses sont devenues des scrutins éminemment politiques, sans pour autant offrir de perspectives à la hauteur des enjeux. Le mouvement nationaliste, autrefois porteur d’espoirs collectifs, est aujourd’hui fracturé en blocs antagonistes, incapables de s’accorder sur des principes pourtant actés depuis plus d’une décennie : identité, compétences, stratégie institutionnelle.

Face à une majorité territoriale autonomiste jugée sans souffle et sans ambition, Nazione se place résolument dans l’opposition.

  • Opposition à une gestion qui fait du surplace.
  • Opposition à une autonomie vidée de sa substance, réduite à une réforme minimale qui risque d’être encore affaiblie lors de son passage au Sénat.
  • Opposition, enfin, à une logique de coalitions opportunistes qui brouillent le message national.

Dans ce paysage recomposé, Nazione revendique une position de non-alignement. Refusant de s’enfermer dans des blocs construits sur des calculs électoraux, le mouvement entend préserver une parole libre et cohérente. Pour Petru Antone Tomasi, les municipales marquent la fin d’un cycle. Les véritables débats à venir — autonomie, institutions, avenir politique de la Corse — nécessitent une refondation profonde du mouvement national.

Aux critiques qui évoquent une mise en retrait, voire un risque de disparition, Nazione répond par l’histoire. Le courant indépendantiste a toujours connu des phases de reflux et de renouveau. L’absence aux municipales n’est pas un effacement, mais un signal politique fort, une volonté de ne pas se perdre dans des jeux d’appareil qui affaiblissent le discours national.

« Ce choix est grave, oui. Mais il est nécessaire », assume le porte-parole.

Nazione entend ainsi contribuer à la régénération du mouvement nationaliste, abîmé par des années de gestion sans cap et de compromis sans vision. L’objectif est clair : remettre le projet d’émancipation au cœur du débat politique corse, loin des postures et des marchandages.

En se tenant à distance du scrutin municipal, Nazione ne se retire pas du combat politique. Elle prépare l’avenir.

Dans un paysage politique corse de plus en plus marqué par les compromis électoraux et les glissements idéologiques, Nazione réaffirme l’existence d’un courant indépendantiste autonome, fidèle aux fondamentaux du combat national corse.

Par la voix de son porte-parole Petru Antone Tomasi, le mouvement dresse un constat sans détour : une partie du nationalisme corse s’éloigne aujourd’hui de ses racines pour se fondre dans des logiques étrangères aux intérêts du peuple corse. Le rapprochement de Mossa Palatina avec le Rassemblement national, et la défense de concepts comme la « préférence nationale française », illustrent cette dérive. Sur ces orientations, Nazione affirme n’avoir rien de commun.

Le mouvement se démarque également des indépendantistes engagés dans la stratégie institutionnelle portée par Femu a Corsica. Si certains diagnostics sont partagés, Nazione estime que le projet de statut actuellement défendu verrouille juridiquement les revendications historiques : statut de résident, coofficialité de la langue corse, citoyenneté et corps électoral spécifiques. Ce constat relève du droit, non de la posture.

Face à ces renoncements, Nazione assume un corpus revendicatif clair, largement porté par la jeunesse corse : lutte contre la colonisation de peuplement, priorité aux Corses dans le logement social, statut de résident effectif, corps électoral corse et internationalisation du combat par la reconnaissance du droit à l’autodétermination. Contrairement au discours dominant, ces revendications n’ont pas été concrétisées : elles ont été abandonnées.

C’est dans cette cohérence que Nazione a fait le choix de ne pas participer aux municipales à Bastia et Ajaccio, refusant l’illusion d’un changement par des alliances sans rupture politique. Toute candidature individuelle ne saurait engager le mouvement.

Pour Nazione, on ne transforme pas la Corse par l’accumulation de mandats, mais par la clarification idéologique, le rassemblement des forces civiques, la désobéissance politique et la confrontation assumée avec l’État. Refonder le mouvement national corse suppose d’abord de refuser les renoncements. C’est cette voie que Nazione entend poursuivre, au service du peuple corse et de son droit à disposer de lui-même.

Malgré tout, le mouvement indépendantiste sera présent pendant ces élections municipales dans diverses communes, au travers de ses militants.

(Lien RCFM) (Lien RCFM)

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