« Transports maritimes corses : l’alerte du STC face à un danger historique »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 31 janvier 2026) Face aux menaces qui pèsent sur les transports maritimes corses, le Syndicatu di i Travagliadori Corsi (STC) tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme.

Dans un communiqué daté du 31 janvier 2026, la section STC de La Méridionale dresse un constat sans concession : la Corse est aujourd’hui au bord d’un basculement majeur qui pourrait remettre en cause sa continuité territoriale, son modèle économique et des centaines d’emplois.

Depuis des décennies, le STC dénonce une concurrence qu’il juge déloyale, fondée sur le dumping social, la logique du low-cost et l’application aveugle de normes européennes inadaptées aux réalités insulaires. Cette dynamique menace directement les deux dernières compagnies maritimes battant pavillon français de premier registre et fragilise un service public pourtant vital pour l’île.

Pour le syndicat, la responsabilité est aussi politique. L’absence de volonté claire de l’État pour défendre son pavillon en Méditerranée et sécuriser durablement les liaisons maritimes a laissé le champ libre aux opérateurs privés, au détriment de l’intérêt général et du peuple corse. Une situation qui, si elle se prolonge, annonce une crise économique et sociale d’ampleur inédite.

Le STC réaffirme ainsi une position constante : la seule réponse crédible réside dans la création d’une véritable compagnie maritime régionale, pensée comme un outil stratégique au service de la Corse, de sa population et de son avenir, et non comme une simple variable d’ajustement du marché.

Conscient de la gravité du moment, le syndicat affirme avoir fait le choix de la responsabilité en ne participant pas au conflit social du 2 février, tout en restant extrêmement vigilant quant à l’avenir de La Méridionale. Il privilégie aujourd’hui le dialogue et appelle à une prise de conscience politique urgente, tant au niveau local que national.

Déterminé à poursuivre le combat, le STC se dit prêt à travailler avec toutes les parties disposées à construire des solutions pérennes, garantissant la maîtrise locale des transports maritimes, la continuité territoriale et la pérennité des emplois. Au-delà de l’enjeu immédiat, c’est aussi l’avenir de la jeunesse insulaire qui est en jeu : la possibilité de vivre, travailler et se projeter dignement sur sa propre terre.

Jean Rossi

 

Le communiqué du STC avec prière d’insérer : Par ce communiqué, la section STC de La Méridionale souhaite éclaircir ses positions suite à l’annonce de perturbations sociales prévues à partir du lundi 2 février 2026. Depuis des décennies, le STC alerte à la fois les pouvoirs publics et l’opinion sur les risques majeurs pesant sur les transports maritimes de la Corse. Ces risques sont le résultat d’une concurrence de plus en plus déloyale, fondée sur une attractivité purement économique et saisonnière de la desserte, mais également sur l’application de normes européennes toujours plus strictes et contraignantes, ne prenant pas en compte les spécificités de la Corse. Face à cette réalité, le STC n’a jamais cessé d’anticiper et d’alerter sur la nécessité de se préparer au mieux afin d’affronter une situation qui, si elle venait à s’aggraver, serait catastrophique pour notre île. Depuis toujours, notre organisation syndicale défend l’idée qu’il est indispensable de renforcer la maîtrise de nos outils de transport et ce particulièrement concernant le maritime. La seule solution possible pour le STC a toujours été celle d’une volonté politique pleinement assumée : la mise en place d’une compagnie maritime régionale. Une compagnie dont l’unique objectif serait de servir les intérêts du peuple corse, et non de satisfaire l’appétit d’opérateurs privés. Cette position, portée avec constance au fil des années, a souvent suscité incompréhension, opposition, voire sourires narquois. Pourtant, aujourd’hui, nombreux sont ceux qui commencent à reconnaître que cette vision, longtemps jugée irréaliste, ne l’était peut-être pas tant que cela. Le 6 septembre 2016, nous avions cru, l’espace d’un instant, que cette machine était enfin lancée et que nous étions prêts à nous mettre en ordre de bataille pour affronter toutes les tempêtes du maritime. Malheureusement, cet espoir n’aura été qu’un feu de paille, nourri d’illusions, nous laissant aujourd’hui sans véritables armes face à un tsunami qui se renforce jour après jour. Ce dernier menace de balayer sur son passage les deux dernières compagnies maritimes battant pavillon français 1er registre, au profit de compagnies étrangères low-cost, d’anéantir ce modèle de desserte maritime dans l’ensemble des ports de Corse, avec des obligations pourtant essentielles de prix du fret et de régularité, et de ne laisser en perspective qu’un avenir sombre pour le peuple corse, marqué par l’arrivée d’une crise économique et sociale sans précédent. Conscient de l’arrivée imminente de ce danger, le STC a su se mobiliser à plusieurs reprises aux côtés d’autres forces syndicales partageant de forts points de convergence, sans jamais impacter l’exécution du service public maritime. Ces actions de terrain ont permis une ouverture du dialogue avec les autorités locales mais également nationales, afin de prendre pleinement conscience de la gravité de la situation. Notre dernier cri d’alerte sur le maritime en Méditerranée, porté au plus haut niveau de l’État français, a d’ailleurs acté la tenue d’une rencontre réunissant l’État, plusieurs régions du pourtour méditerranéen, les deux compagnies françaises 1er registre et les organisations syndicales, dans l’objectif de définir les mesures les plus appropriées. Le STC tient à rappeler qu’il a toujours porté dans sa réflexion une attention particulière aux conséquences potentielles de ses prises de position ou de ses actions sur la Corse et son peuple. Aujourd’hui, nous pensons qu’il existe encore une place pour le dialogue et pour une prise de conscience politique des dangers de demain. C’est pour ces raisons que le STC a fait le choix responsable de ne pas participer au conflit social du 2 février, mais il lui portera toutefois la plus grande attention, car l’avenir de La Méridionale semble aujourd’hui suspendu à ce préavis. Nous estimons que la Corse et son peuple ont trop souvent payé le prix fort de conflits externes à l’île ou dû à la passivité politique de l’État français à défendre son pavillon en Méditerranée, et les emplois qui y sont liés. Pour autant, le STC se tient prêt à continuer de travailler avec toutes les parties qui le désirent afin de mettre en place des solutions pérennes, dans le but de sécuriser les transports maritimes de la Corse, de maintenir une pleine maîtrise locale et de pérenniser l’ensemble des emplois des deux compagnies. C’est ainsi que nous continuerons à tracer le chemin de l’émancipation de la jeunesse insulaire, en lui offrant de véritables perspectives d’avenir pour travailler et vivre dignement sur sa terre… Ghje ind’è timpeste ch’elli si vedenu l’omi… Forte seremu s’è uniti simu !! U Diligatu Marc-Aurèle ORSONI

. . A l'accorta annant'à Google Infurmazione For Latest Updates Follow us on Google News Nos dernière informations sur Google Actus

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