(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 7 décembre 2025) Le FLNKS dénonce la volonté de l’État français d’imposer une consultation anticipée sur l’accord de Bougainville sans consensus.
Il estime que cette démarche vise à légitimer un texte rejeté localement et critique les pressions exercées par Paris. Le mouvement affirme que l’Accord de Nouméa reste valide malgré les discours alarmistes de certains responsables. Il condamne le choix de la date du 15 mars, en plein premier tour des municipales, comme un acte irresponsable. Le FLNKS appelle au dialogue, au rejet du projet de loi et organise un sit-in pacifique devant le Congrès.
Le communiqué avec prière d’insérer :À la veille de l’examen par le Congrès du projet de loi ordinaire prévoyant une consultation anticipée sur le projet d’accord de Bougainville, le FLNKS rappelle aux élus qu’ils portent une responsabilité dans la validation d’un processus initié de manière unilatérale par l’État français, alors même que les discussions restent ouvertes.
Cette initiative n’a qu’un but, celui de légitimer un projet d’accord rejeté en bloc par le FLNKS et désormais contesté par plusieurs responsables politiques locaux.
Après de nombreux volte-faces visant à mettre la pression sur les responsables politiques calédoniens, l’État français cherche une fois de plus à imposer son propre calendrier alors même que le Parlement a choisi de donner du temps afin de parvenir à un accord consensuel vers l’émancipation.
Contrairement aux mensonges qui sont proférés par l’État français et la droite locale, le pays n’est pas plongé dans un vide sidéral juridique puisque l’Accord de Nouméa est toujours en vigueur.
Le FLNKS reste ouvert au dialogue et exige d’accorder le temps nécessaire à la recherche de solutions consensuelles pour l’avenir de nos enfants.
Le FLNKS dénonce également l’irresponsabilité du gouvernement français de vouloir imposer cette consultation anticipée le 15 mars prochain, date du premier tour des élections municipales. Cette décision absurde du gouvernement central démontre un mépris pour nos édiles qui seront en première ligne pour organiser le renouvellement des conseils municipaux.
La raison et la sagesse doivent l’emporter sur l’entêtement du gouvernement central qui est pleinement responsable de la situation à laquelle le pays est rendu aujourd’hui. Les passages en force répétés ne font qu’aggraver le climat social et économique de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie.
Ainsi, pour manifester notre opposition à ce processus dévoyé, le FLNKS appelle à un sit-in pacifique devant le Congrès à partir de 13 heures.
Enfin, le FLNKS appelle les parlementaires français à rejeter ce projet de loi pour ne pas répéter les erreurs de l’année dernière et donner une chance à l’avenir de la NC.
La sérénité et la responsabilité doivent guider nos actions au nom de l’intérêt général.
Pour l’animation du BP FLNKS
Le Secrétaire Général adjoint de l’UC
Romuald PIDJOT

