(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 2 décembre 2025) Le futur candidat critique vivement la CAPA (Communauté d’Agglomération du Pays Ajaccien) concernant la situation de crise au sein de la SPL Muvitarra.
Jean Paul Carrolaggi y affirme que les dirigeants politiques rejettent la faute sur les salariés et les grévistes, alors qu’eux-mêmes auraient largement contribué à fragiliser l’entreprise depuis 2016 : recrutements excessifs et clientélistes, absence de contrôle interne, mauvaises décisions stratégiques, gestion défaillante, irrégularités comptables et projets coûteux (comme le téléphérique). Selon son texte, les salariés servent aujourd’hui de boucs émissaires alors qu’ils paient les conséquences d’une gouvernance irresponsable.
Tuninu

La position du candidat aux élections municipales d’Ajaccio Jean Paul Carrolaggi · Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.
Au travers de son communiqué relatif au mouvement de grève à la MUVITARRA, la CAPA désigne les grévistes et les salariés de cette société comme responsables de tous les maux.
Pourtant, si l’entreprise est aujourd’hui dans cette situation, il convient de se demander à qui en échoit la responsabilité .
Depuis 2016, la CAPA n’a eu de cesse de fragiliser la structure de la société publique locale:
– par l’ augmentation inconsidérée de la masse salariale (de 80 à 120 salariés)
– en plaçant les siens à des postes à responsabilité sans que ces derniers ne fournissent un travail correspondant à leur salaire et à leur fonction
– par l’absence de contrôle
– en considérant simplement la Muvitarra comme un matelas électoral
Quand la direction politique met en place des contrôleurs qui n’ont jamais rien contrôlé , quand cette même direction n’est pas capable de mettre en place une billetique dans les bus depuis 2016, quand, pendant une année, elle paye 2 directeurs à la fois, sans compter les irrégularités comptables qui ont fait l’objet d’un article 40 sous la pression de l’opposition municipale , il faudrait au minimum que les responsables politiques balayent devant leur porte et admettent une part de responsabilité.
Quand enfin, pour planter les derniers clous dans le cercueil de la SPL , on imagine le génial et utile téléphérique , qui a aujourd’hui pour effet très concret de faire supporter une partie de son coût par une société déjà moribonde.
Le rabotage de tous les acquis sociaux, que l’on a pourtant complaisamment concédés, apparaît à la direction comme l’ultime recours.
Désigner aujourd’hui à la vindicte populaire les salariés comme les fossoyeurs de l’entreprise en s’exemptant de la moindre responsabilité n’est pas à la hauteur des enjeux au regard de l’impératif de fonctionnement de ce service public essentiel pour les Ajacciens.

« Grève des conducteurs de bus d’Ajaccio : défendre le service public et les conditions de travail »

