(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 9 novembre 2025) Le mois dernier, le Premier ministre John Swinney à la conférence nationale du SNP de 2025 s’est positionné clairement pour l’indépendance de l’Écosse.
Voici un résumé de son discours :
Swinney lance un appel à la rupture avec Westminster et à la construction d’un pays juste, solidaire et souverain.
Dans son discours au congrès national du SNP, John Swinney lance un message clair et sans ambiguïté : l’Écosse ne peut plus se laisser dicter son avenir par Westminster. Il dénonce un système politique londonien marqué par l’austérité, le Brexit, la montée de l’extrême droite et l’indifférence totale aux réalités sociales. Selon lui, les crises successives ont montré une vérité simple : « Westminster ne fonctionne pas pour l’Écosse », alors que l’autonomie, même limitée, a déjà permis d’améliorer concrètement la vie quotidienne.
Swinney revendique ainsi le bilan du SNP comme la preuve que l’Écosse, lorsqu’elle agit par elle-même, avance : gratuité des études universitaires, transports gratuits pour les moins de 22 ans, fiscalité plus juste, soutien aux familles, investissements industriels pour sauver des centaines d’emplois, baisse de la pauvreté infantile à son niveau le plus faible depuis trente ans. À l’inverse, il accuse le Labour de Keir Starmer d’avoir abandonné toute politique progressiste, de céder aux discours de la droite radicale sur l’immigration et de laisser exploser les coûts de l’énergie, dans un pays pourtant riche en ressources.
«L’Écosse doit se libérer : l’indépendance n’est plus un rêve, mais une nécessité.»
Pour Swinney, l’indépendance n’est plus une question d’identité ou de nostalgie, mais une réponse rationnelle à une crise démocratique et sociale. L’Écosse doit reprendre le contrôle de son énergie, de son économie et de sa politique extérieure. Elle doit choisir l’ouverture, la solidarité internationale, l’accueil des réfugiés, et non le repli et la peur. Il défend également le retour dans l’Union européenne, affirmant que les petites nations coopératives — du Danemark à l’Irlande — sont aujourd’hui celles qui réussissent le mieux, parce qu’elles décident pour elles-mêmes.
Il conclut en appelant à l’action collective. L’indépendance ne sera pas donnée, elle sera conquise chaque jour, par les militants, les communautés, les citoyens. « Nous construisons un pays pour toute l’Écosse », dit-il, un pays où l’égalité n’est pas un slogan mais un horizon, où le drapeau n’est pas une frontière mais un symbole d’accueil et de dignité. L’heure est venue de faire de l’Écosse la plus jeune nation souveraine d’Europe — confiante, juste, ouverte et fière.
Tuninu

