(Unità Naziunale, Corsicainfurmazione.org – Publié le 16 octobre 2025) Une nouvelle fois, une famille corse, un couple et leur bébé de deux mois, a été victime de propos inappropriés et racistes.
Ces faits se sont déroulés lors d’un contrôle à l’aéroport de Marseille-Provence, au retour d’un rendez- vous médical à l’IPC.
Ils mettent, de nouveau, en relief la manière dont les Corses sont toujours traités.
Ils participent de la situation de sous-développement et d’assujettissement imposée à la Corse par la France.
Les paroles et menaces prononcées par les agents de sécurité envers un père et une mère épuisés, avec leur bébé dans les bras, traduisent ce mépris historique et conquérant du Français sur le Corse. Cela est inacceptable!
Il s’agit, ici, non pas d’un incident isolé, mais d’un acte répété, déjà subi par plusieurs familles corses lors de leur passage dans cet aéroport.
Ces comportements humiliants et avilissants sont une insulte à la dignité de notre peuple. Ils mettent en évidence une déshumanisation de la fonction concernée et une pensée d’infériorisation.
L’association “Inseme” qui accompagne les patients corses a déjà signalé, à plusieurs reprises, ces attitudes insensibles. Malgré des engagements pris par la direction de la société concernée, aucun réel changement n’est intervenu.
La récurrence de ces problèmes pose la question de la banalisation des propos et comportements anti-corses, à laquelle aucun acte judiciaire ne peut répondre puisque la France ne reconnaît pas le peuple corse.
Une question qui se pose avec d’autant plus d’acuité qu’elle met aussi en relief l’exposition de personnes âgées, malades, épuisées contraintes de subir attitudes et propos xénophobes, en raison d’une situation de dépendance médicale et sanitaire de la Corse.
Quid à ce jour, pour prendre un exemple précis et important, de l’installation en Corse des deux Tep Scan et du Cyclotron, structures indispensables quant au traitement de graves pathologies, pourtant promises mais qui tardent encore et encore à être mises en place.
L’attente confine à l’indifférence, voire au mépris.
Les autorités concernées doivent répondre de ces exigences qui tiennent du respect de la vie humaine, du droit et de la dignité.
Les élus de Core In Fronte saisiront, à nouveau, l’Exécutif de Corse sur ces sujets, rappelant que le projet d’autonomie pour la Corse, s’il suppose un rôle plus adéquat et maîtrisé du secteur médical et des soins sur ses territoires, ne prendra que plus grande dimension si le peuple corse est enfin reconnu dans ses droits.
Cette reconnaissance constitue un barrage au racisme français anti-corse.
Les élus de Core In Fronte affirment leur total soutien aux familles Corse victimes de ce racisme humiliant et débridé.
Les élus de Core In Fronte à l’Assemblée de Corse

