#Corse – Le procès de la jeunesse Corse en lutte, le procès de la manifestation du 4 avril : Le verdict sera rendu le 6 décembre

La manifestation d’avril 2009 à Bastia avait été émaillée de graves incidents : 15 personnes ont comparu hier en correctionnelle, certains prévenus ont reconnu partiellement les faits. 52 parties civiles dans ce dossier. (corsematin.com)

Les faits :

La manifestation, à l’appel de Corsica Libera, du Syndicat des travailleurs corses et des associations d’étudiants et lycéens nationalistes, avait été organisée après les échauffourées d lundi précédent au cours desquelles un lycéen de 14 ans a été sérieusement blessé par un tir tendu de grenade lacrymogène en pleine tête. (Il s’agissait d’une manifestation de soutien à Yvan Colonna)

Fin mars les premiers appels à manifester : Nous les 3 syndicats étudiants de l’Università di Corsica (Ghjuventù Paolina, Ghjuventù Indipendentista, Cunsulta di i Studienti Corsi) appelons à manifester samedi 4 avril à Partir de 16h dans les rues de Bastia. Nous demandons à la population de ce joindre à nous afin de dénoncer la répression que subit le peuple Corse et notamment depuis le début de la semaine, les jeunes lycéens. Nous rappelons que lundi 30 mars, dans les rues de Bastia, les forces de polices ont essayées d’assassiner un jeune homme de 14 ans. Nous ne pouvons le tolérer, nous le dénonçons et le condamnons avec la plus grande fermeté ! O ghjuventù Corsa, Sabatu tutti in carrughju ! Oghje più chè mai, Lotta Ghjuventù, L’avvene si tù !

Face à la répression sauvage que subit le Peuple Corse depuis maintenant trop longtemps:
*Condamnation à perpétuité,
* rafles et déportations quotidiennes de patriotes,
*harcèlements policiers et judiciaires ;

notre jeunesse a montré l’exemple par une vague de protestation spontanée, Elle vient d’en payer le prix fort. Corsica Libera ne l’accepte pas et appelle à manifester samedi 4 Avril à Bastia à 16H (départ Palais de Justice) pour dire : « Basta à a Ripressioni »

L’exécutif réuni à Bastia le 31/03/09 Corsica Libera

Le 4 Avril 2009 : Plus de 10000 personnes (15000 selon les organisateurs et 1500 selon la police qui affirme que 300 à 400 cagoulés ont crée des incidents) se sont réunis à Bastia pour manifester et ce à l’appel de Corsica libera, l’Associu di Liceani Corsi, mais aussi des trois syndicats étudiants corses, du STC, ou encore de l’associu Sulidarità. Les manifestants s’étaient donnés rendez-vous dans la rue pour dénoncer les « violences policières » survenues la semaine dernière lors d’une manifestation contre le verdict Colonna, au cours de laquelle un collégien avait été blessé grièvement au visage (voir nos archives). Le cortège a descendu le cours principal de la ville avant de remonter vers la préfecture de Haute-Corse. Après la dispersion du cortège, des incidents se sont déroulés. Les manifestants ont jeté des pierres et des cocktails molotov en direction des forces de l’ordre qui ont répliqué par des tirs de grenades lacrymogènes. La tension était vive en Corse, et ce depuis le verdict rendu dans le procès Colonna huits jours auparavant – (Alta Frequenza / Presse / Unità de 2009)

De graves incidents se sont déroulés à Bastia ce samedi soir d’avril 2009. Plus de 80 policiers ont été blessés. Ces derniers souffrent de traumatismes crâniens ou de brûlures diverses. Les incidents se sont déroulés surtout dans les petites rues jouxtant la place du marché et le port de Bastia. La place du marché a également été le théâtre de violents affrontements. Les manifestants ont notamment utilisé les montants de fer des stands comme projectiles contre les forces de l’ordre. L’ancienne mairie de la ville de Bastia, qui abrite aujourd’hui les services de l’Etat civil, a été incendiée. Des banques ont été incendiées. Des panneaux de circulation ont été arrachés. Un fourgon de police a également été endommagé par l’emploi d’une bombe agricole. Le bâtiment de la Banque de France a également été endommagés.

Une polémique sur les tirs tendus a eu lieu au lendemain de la manifestation entre la presse, Corsica Libera et Michèle Alliot Marie, alors Ministre de l’Intérieur.

Le 10 avril 2009 : Corsica Libera, moins d’une semaine après la manifestation de Bastia et les conséquences qui en ont suivi a donné une conférence de presse. Le mouvement politique tenait à bien resituer les choses par rapport à la situation dans l’île depuis quelques semaines. Corsica Libera a voulu particulièrement revenir sur la manifestation de Bastia qui s’est terminée dans les conditions que l’on sait. Le mouvement dénonce de manière on ne peut plus claire ce qu’il qualifie de mensonges des autorités sur les tirs tendus. Si des centaines de grenades lacrymogènes jonchaient les rues de Bastia après les incidents, il n’a été relevé nulle part la trace du moindre bliniz, a particulièrement tenu à dire le mouvement.

Le 9 juin 2009 : Une première raffle contre la jeunesse corse a eu lieu. Des rassemblements de soutien à l’appel de la Commission anti Répressive, de la Ghjuventù Indipendentista et de l’Associu Sulidarità. Parmis les 13  interpellés de la veille, 10 personnes ont été mises en examen, dont trois mandats de dépot. Treize personnes au total avaient été interpellées mardi à Bastia, Ajaccio et Corte par la Direction régionale de la police judiciaire de Corse dans le cadre d’une enquête sur des incidents qui avaient émaillé une manifestation le 4 avril à Bastia. Trois d’entre elles avaient été remises en liberté sans poursuites. La majorité des interpellations avaient eu lieu à Bastia. Il s’agit pour la plupart de jeunes gens, lycéens ou étudiants.

Le 7 juillet 2009 : Trois jeunes hommes ont été interpellés en matinée par la police judiciaire dans le cadre de l’enquête sur les violences qui avaient suivi la manifestation du 4 avril dans le centre-ville de Bastia. Treize personnes avaient déjà été interpellées, dans ce même dossier, le 10 juin et cinq furent écrouées, dont un mineur. Les trois hommes arrêtés ont été placés en garde à vue au commissariat de Bastia. Le père d’un des jeunes, Thierry Sarocchi, a expliqué : « Les policiers ont saisi deux ordinateurs. J’ai voulu apporter de l’eau à mon fils âgé de 19 ans, mais ils ont refusé. Depuis, j’attends… » C’est dans le cadre de ces interpellations que la commission antirépressive (CAR) de Corsica Libera a organisé une conférence de presse dans après-midi, toujours à Bastia. « Trois jeunes à Bastia, un militant à Ajaccio et quatre autres jeunes à Corte lundi ont été interpellés. La jeunesse corse est sous pression, dénonce Jean-Philippe Antolini, porte-parole de la CAR. Cela atteint des degrés que l’on ne peut tolérer. »  (Corsematin de l »époque)

15 et 16 novemebre 2011 : Procès de 15 personnes au tribunal Correctionnel de Bastia (en cours) Ils sont poursuivies pour « participation avec ou sans arme après les sommations de dispersion », « violences aggravées » et « dégradations de biens d’autrui en réunion ». Des comparutions qui faisaient suite aux incidents qui avaient opposés manifestants et forces de l’ordre le 4 avril 2009 à Bastia. On se souvient que ce jour là, un rassemblement avait été organisé, en réaction à la grave blessure par des tirs de grenades lacrymogènes d’un jeune collégien quelques jours plus tôt. Celui-ci manifestait son soutien à Yvan Colonnna. Mardi donc, la justice tentait de reconstituer les faits et d’établir les différentes responsabilités. Dans le rang des parties civiles, de très nombreux policiers, 52 au total, qui ont déclaré des blessures à des degrés divers, suite à ces affrontements. Les plaidoiries de la défense ont eu lieu mercredi matin, mais hier, le parquet a requis des peines de 8 mois à 2 ans de prison plus ou moins assorties de sursis selon les cas. La justice distingue en effet les initiateurs, les suiveurs, et les lanceurs de projectiles présumés. Le verdict sera rendu le 6 décembre. (Alta Frequenza)

Dossier complet sur Unità Naziunale de 2009 (photos, vidéos et articles de presse)

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Vidéos en ligne sur Corsica Infurmazione

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Photos Ritratti di Corsica

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