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AG – A Manca : Transparence Démocratique sur les Débats Internes / Texte IV – Action politique des croyants et Fascismes Religieux

ACTION POLITIQUE DES CROYANTS ET FASCISMES RELIGIEUX

– Exposé des Motifs –

Les Croyances Religieuses : un danger pour le monde du Travail ?

Selon Marx,  « La misère religieuse est, d’une part, l’expression de la misère réelle, et, d’autre part, la protestation contre la misère réelle. La religion est le soupir de la créature accablée par le malheur, l’âme d’un monde sans cœur, de même qu’elle est l’esprit d’une époque sans esprit. C’est l’opium du peuple. ».

Autrement dit, la religion est contradictoire : elle est un opium visant à apaiser une partie de la population, renforçant en cela le système dans lequel nous vivons, mais elle est aussi le début d’une contestation du système. A travers le prisme religieux, l’homme peut donc aussi critiquer et remettre en cause le système qui l’oppresse et combattre pour son renversement.

Que ce soit dans les écrits de Marx où de Lénine on voit bien que la croyance religieuse est une réponse individuelle à la misère et aux angoisses existentielles. La propagande marxiste fondée sur le matérialisme historique (La Matière qui précède l’Esprit) ne pourra remettre en cause ce fort sentiment irrationnel, seule la lutte des classes victorieuse permettra de l’atténuer.

De fait, ce serait une faute politique majeure que de remettre en cause la liberté de culte et de croyance de chacun.

La limite de cette tolérance démocratique se caractérise par les objectifs de l’action politique des croyants ; quant elle va à l’encontre des intérêts de classe. Souvent, nos adversaires politiques sont des conservateurs religieuxqui prolongent leurs actions politiques dans les organisations politiques bourgeoises, lieux de synthèse de tous les conservatismes. On reste alors dans ce cas dans le cadre du débat démocratique et de la lutte politique classique.

Autres chose sont des individus organisés qui entendent imposer leurs croyances à l’ensemble de la société.

Le Fascisme Religieux, un Fascisme comme un autre.

Les fascistes religieux ont ceci de commun entres eux que seule la loi de Dieu doit primer sur tout le reste. Dans cette conception politique de l’organisation sociale et économique il n’y a donc pas de place pour la critique et à fortiori pour des concepts démocratiques bourgeois comme la laïcité où l’Habeas Corpus.

L’humain est perçu dans son rapport immanent à une loi supérieure, à une volonté objective, qui transcende l’individu et l’élève au rang de membre conscient d’une société spirituelle. Dans cette société ou les hommes ne naissent pas libres et égaux, mais ou leur statuts procèdent d’un état naturel et divin, le maintien des classes sociales est un horizon indépassable. C’est donc un modèle de société de la soumission et des inégalités entre les exploiteurs et les exploités, entre les hommes et les femmes, entre les forts et les faibles. L’aumône obligatoire, commandement divin dans diverses religions monothéistes, est à l’opposé du modèle de justice sociale socialiste, à savoir à chacun selon son travail. L’arbitraire de la charité est une vision réactionnaire de la solidarité que seule des droits sociaux égaux pour tous peuvent garantir. Plus les fascistes religieux s’appuieront sur des textes interprétatifs anciens et délirants, plus les écarts de richesses et des organisations sociales arbitraires  pourront être justifiés (Femmes au foyer, Homophobie, Esclaves…).

Mis à part son fondement idéologique, à savoir un mythe religieux source première et indiscutable du sens et de la fin de l’humanité, rien de permet de distinguer le Fascisme Religieux du Fascisme Politique tel que celui du XX ème siècle. En effet, ces idéologies totalitaires se caractérisent communément par une conception intégrale de la politique et aspire au monopole du pouvoir ; après avoir conquis ce dernier par des voies légales ou non, il s’attache à détruire ou à transformer le régime préexistant pour construire un État nouveau, fondé sur le régime du parti unique. Le Parti unique religieux ne peut accepter la coexistence avec d’autres idéologies ou d’autres mouvements politiques. En affirmant la primauté de la communauté spirituelle sur l’individu, les fascistes religieux empêchent le développement libre de l’intelligence individuelle et collective et compromettent le progrès humain.

De l’Etat Islamique a Corsica Cristiana Leia Naziunale

         En dehors de quelques querelles doctrinales et sémantiques, rien de permet de distinguer un fasciste chrétien d’un fasciste hébraïque ou d’un fasciste musulman. Tous s’accordent sur la destruction des modèles démocratiques, la remise en cause des acquis sociaux et la l’affirmation de la loi divine sur toute la société.

Dès lors quoi de plus normal que de retrouver, par exemple, le 29 octobre 2011 à Paris, dans une manifestation d’extrême droite catholique (Civitas), des musulmans antisémites du Centre Culturel Zahra et les fascistes du Groupe Union Défense en Queue de Cortège. On pourrait citer de nombreux autres exemples encore.

Ces fascistes religieux ne se contentent pas vouloir détruire les sociétés démocratiques en imposant leurs lois, mais ils cherchent également à justifier leurs mythes en réécrivant l’histoire, que ce soit en Syrie ou en Corse.
La destruction de Palmyre par les fascistes de Daesh  correspond à une volonté d’éradiquer la mémoire d’une société multiculturelle antérieure à l’Islam, faire disparaître les preuves d’alternatives possibles. En Corse, les fascistes religieux (Cristiani Corsi, Corsica Cristiana Leia Naziunale) n’ont pas encore les moyens de leur violence mais ils s’emploient dans leur propagande à tenter de détruire tout ce qui leur fait obstacle. Ainsi le mythe des racines chrétiennes historiques et intemporelles est mis en avant pour faire oublier les présences et influences d’autres civilisations d’ici (Castelli et Stantari) ou d’ailleurs (Occupations Musulmanes). Ce révisionnisme n’épargne pas Paoli dont la pensée est instrumentalisée au service de leur cause et sa lutte « contre les prêtres ignorants et fanatiques, fauteurs de despotisme » sous la période révolutionnaire, purement et simplement gommée.

Le devoir de lutter contre tous les fascistes religieux

            Tous les marxistes révolutionnaires en Corse doivent placer la lutte contre les fascistes religieux, quelques soient leurs origines, sur le même plan que la lutte antifasciste en général.

De ce point de vue aucun distinguo ne doit être opéré entre les intégristes catholiques et les islamistes dont la dangerosité est similaire et se nourrit mutuellement.

Leurs offensives actuelles contre la laïcité et les droits des femmes doivent être combattues pieds à pieds.

Ces fascistes, alliés aux conservateurs, sont dans la réalité les milices du Capitalisme, instruments utiles des bourgeoisies occidentales et des monarchies arabes. Tous travaillent au choc de civilisation pour la ruine des peuples et les profits du Capital, ils doivent être donc combattus et mis hors d’état de nuire par le monde du Travail.

Dans le contexte actuel, les islamo-fascistes sont les plus avancés dans leur tentative de conquête du pouvoir par la violence, ils affaiblissent également le mouvement ouvrier international en donnant les moyens aux États Occidentaux de renforcer leurs arsenaux répressifs contre les masses. Sur les terrains ou ils opèrent ils massacrent systématiquement nos camarades de gauche, quelles soient leurs croyances religieuses. Aucune concession ne doit être faite aux islamo-fascistes, en Corse comme ailleurs.

Résolution Politique soumise au vote

A Manca considère toute forme de mouvement fasciste organisé, en Corse comme ailleurs, comme un chien de garde du Capital et un ennemi de classe qui doit être résolument combattu.

L’adhésion importante d’une partie des masses aux discours fascistes et fondamentaliste est la conséquence directe de l’ingérence impérialiste et des politiques anti-sociale des États Capitalistes.

A manca place la lutte contre les fascismes d’inspiration religieuse sur le même plan que la lutte anti-fasciste en général.

Par ailleurs, le poids des discours religieux sur les débats de société et la tentative d’imposer une morale religieuse sur les choix politiques et démocratiques est insupportable. Les croyances doivent relever strictement des choix individuels et dans la sphère privée.

En conséquence de quoi est rajouté dans l’article 7 de nos statuts :

  • Aux forces fascistes d’inspiration politique et/ou religieuse
  • Au prosélytisme religieux dans la sphère publique et les débats de société.

A MANCA

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