#Corse #amnistia « L’amnistie ? Prématurée ! » selon la CFR

Après la position d’une partie de la Gauche voici celle de la CFR, revendiquée par « France-Corse ». Visiblement les prochaines échéances électorales sont en train de dessiner un nouvel échiquier politique qui obligera les candidats, à se positionner sur les avancées institutionnelles, et la résolution du conflit politique.

I Scrianzati

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Voici le communiqué de France-Corse

Diverses voix s’élèvent pour demander l’amnistie des crimes et délits perpétrés par des nationalistes, la libération des détenus et l’arrêt des poursuites.

Qu’est-ce qui garantit que cette troisième amnistie ne sera pas suivie comme celles de 1981-82 et 1989 d’une reprise de la violence ? Ce serait, d’après certains, le fait que le FLNC aurait « déposé les armes » et ramené ainsi l’ « apaisement ».

Mais le FLNC n’a jamais prétendu qu’il avait déposé ni allait déposer ses armes !

Dans son communiqué il annonçait simplement avoir « décidé unilatéralement, d’enclencher un processus de démilitarisation et une sortie progressive de la clandestinité ». C’était le 25 juin 2014. Depuis lors, on n’a pas vu le début d’une mise en pratique de ces bonnes intentions : aucune arme n’a été remise aux autorités et le FLNC est toujours aussi clandestin.

Le communiqué, pour qui veut bien le lire, expliquait par ailleurs que le FLNC restait « vigilant », en ajoutant que cette vigilance « cessera d’être, lorsque la Corse sera apaisée grâce à une solution politique négociée avec l’Etat français ».

En clair, et contrairement à ce que l’on veut nous faire croire pour justifier l’amnistie, le FLNC ne considère pas que la Corse soit aujourd’hui apaisée puisque les délibérations votées à l’Assemblée de Corse n’ont trouvé aucune traduction législative, dans la mesure où elles portent atteinte à un principe fondamental de la République : l’égalité des citoyens devant la loi (Article 1 de la Constitution), à l’exception de l’accord du gouvernement pour l’instauration d’une collectivité unique qui n’a rien d’inconstitutionnel et avait été proposé en 2003 déjà.

Tout laisse donc à penser que le FLNC conserve son potentiel « militaire » de manière à pouvoir reprendre ses actions si le gouvernement ne cède pas à ses exigences.

Par conséquent, il serait prudent d’attendre que le FLNC tienne ses promesses avant d’effacer les crimes et délits perpétrés en son nom, par exemple en tenant une conférence de presse au cours de laquelle ses militants, après avoir ôté leur cagoule et annoncé l’autodissolution de leur organisation, déposeraient leurs armes.

France-Corse

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