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Corse – Inauguration de l’accueil de jour « A Serenita »

L’association France Alzheimer inaugurait hier son accueil de jour situé Avenue Maréchal Moncey à Ajaccio. Le Conseil général est partenaire de cette initiative menée avec détermination par les membres de cette association depuis sa création il y a quatre ans.

Cette unité de 15 places d’accueil de jour à titre permanent ou temporaire, à la journée ou à la demi-journée, complète, mais sans en achever la construction, l’offre de service en direction des malades et de leurs familles. La création de structures de répit, conçues non pas comme des haltes-garderies mais comme des temps de soins et d’évaluation pour les malades, comme des atouts dans la prévention des situations de crise, en même temps bien sûr comme des solutions facilement accessibles aux aidants familiaux pour leur répit, est une des mesures du Plan Alzheimer 2008-2012. Ces unités font valoir un projet thérapeutique visant à retarder la perte des acquis notamment par la stimulation cognitive, à maintenir des compétences comportementales, à maintenir l’autonomie de la personne, à aider les aidants proches.

Notre département est ainsi doté d’un éventail qui commence à être intéressant de solutions de qualité qu’il faut souligner. Il le fallait si l’on mesure que le nombre de malades de plus de 75 ans est de l’ordre de 2 500 sur une population de 15 000 habitants dans la même tranche d’âge et selon des méthodes d’investigation relativement sûres. Avant d’envisager un hébergement définitif en structures hospitalières ou médico-sociales en EHPAD, même au sein d’unités spécifiques comme des CANTOU, même dotées bientôt de lieux de vie comme les pôles d’activité et de soins adaptés (PASA), il faut favoriser le maintien à domicile. C’est la politique du Conseil général, confirmée par le dernier schéma de la perte d’autonomie et du handicap, qui consacre un de ses axes ou orientations aux champs de la maladie d’Alzheimer.

C’est pourquoi les acteurs habituels que sont la médecine de ville, les services d’infirmiers ou de spécialités soignantes, disposent de services d’investigation, comme le centre d’accueil pour personnes âgées situé au centre hospitalier de Castelluccio dédié aux malades présentant des troubles cognitifs, comme la consultation mémoire située au centre hospitalier d’Ajaccio, ainsi que des services de télé-assistance comme celui de l’Union des Mutuelles.

J’ai envie de dire que ceux qui sont en charge de cette maladie et des malades à domicile, je pense aux aidants familiaux qui consacrent en moyenne plus de 6 heures / jour à la prise en charge du malade, qui subissent souvent le contrecoup de leur investissement personnel par la perte majeure de leur qualité de vie et la détérioration de leur propre état de santé, ne doivent plus se sentir isolés. Le département vient de mettre en place depuis juin la Maison pour l’autonomie et l’intégration des malades d’Alzheimer (la MAIA). Elle ne sera véritablement opérationnelle après recrutement et formation des gestionnaires de cas qu’en 2012. C’est le gage d’une volonté inébranlable d’être en phase avec ceux qui luttent contre ce fléau, par la coordination, la mise en place d’outils d’analyse partagés, l’évaluation des pratiques. Cette plateforme a reçu le soutien dans son projet de tous nos partenaires institutionnels et associatifs, comme signe que les efforts de chacun ne seront productifs que conjugués. Ensemble nous pourrons progresser vers une meilleure prise en charge.

C’est le message central que je voulais porter à cette occasion, en même temps que la détermination du Conseil général et la mienne en tant que délégué aux questions sociales et de santé à œuvrer pour l’harmonie d’ensemble.
Un dernier mot cependant : il concerne la question de l’éthique. Dans notre schéma, une orientation aborde l’éthique. En matière de prise en charge de personnes qui perdent leur autonomie, et pas seulement les malades d’Alzheimer, des personnes qui ne peuvent plus manifester leur volonté ou leur consentement, la question de l’éthique est essentielle : comment être sûr de la bonne décision à la place de l’autre, au-delà du respect évident à la personne que je ne me pose même pas.
Les préoccupations qui sous-tendent nos travaux ne sont pas seulement d’ordre comptable ou technique, d’ordre organisationnel, stratégique, toutes questions qui siéent à la technocratie. Elles participent de l’humain au sens noble du mot.

Mardi 20 Septembre 2011

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