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#Corse @Corsica_Libera confirme « ses fondamentaux et sa future stratégie »

Lors de l’Assemblée Générale du dimanche 16 novembre Corsica Libera a voté une motion d’orientation générale avec un nouvel exécutif composé de 26 personnes.

Voici la motion d’Orientation Générale votée à l’unanimité.

Conformément à nos statuts, adoptés à l’occasion du Congrès constitutif de Corsica Libera le 1e février 2009, A Cunsulta Generale constitue l’assemblée décisionnelle de notre mouvement. Cœur de la vie démocratique de notre organisation, souveraine dans les décisions qu’elle adopte, A Cunsulta Generale se réunit à intervalles réguliers pour valider les options stratégiques de l’action de Corsica Libera. Cette année, la tenue de notre Cunsulta ne répond pas uniquement à une exigence statutaire, elle intervient alors que de grandes mutations politiques animent notre pays : décision historique du FLNC de « sortie progressive de la clandestinité », adoption par la représentation élue du peuple corse de délibérations fondamentales en faveur d’une processus de réforme compatible avec les intérêts corses, diffusion des idées du mouvement national dans tous les secteurs de la société corse, contexte international favorable à l’affirmation des droits nationaux. En revanche, la situation est pour l’heure bloquée du côté de l’Etat français qui ne donne aucun signe tangible d’une volonté de résolution du conflit national corse.

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Face à ces enjeux, Corsica Libera devra se hisser à la hauteur du défi politique qui nous est lancé. Il en va de la pérennité du peuple corse sur sa propre terre.

I/ L’action de Corsica Libera depuis la dernière Cunsulta Generale (février 2012) : placer les droits du peuple corse au centre de l’agenda politique.

La création de Corsica Libera répondait à un impératif de résistance face à une situation politique, socioéconomique et culturelle menaçant le peuple corse de disparition à très court terme. Les majorités de droite alors au pouvoir, à Paris (Sarkozy) comme en Corse (Santini-Rocca Serra) appliquaient méthodiquement leur projet pour la Corse : répression politique à l’encontre des nationaux corses, « désanctuarisation » effrénée (cf. le projet de PADDUC 1), marchandisation à outrance de nos secteurs stratégiques, folklorisation de la culture, refus de reconnaissance des droits du peuple corse.

La démarche de refondation de Corsica Libera a alors popularisé un projet politique tournant résolument le dos à cette vision. Sur le terrain, notre mouvement a fait preuve d’une opposition ferme aux dérives en tous genres : spéculation, décorsisation, mainmise des multinationales, répression etc.

Cette stratégie a été validée par de très nombreux Corses au moment des élections territoriales de 2010. Dès lors, bien que dans l’opposition, les élus de Corsica Libera ont pris le parti de ne pas subir la nouvelle mandature et ont placé au cœur du débat institutionnel l’ensemble des revendications portées durant les mois précédents à travers le projet « Corsica 21 » et nos engagements de campagne (« 10 mesures d’urgence », « 100 pruposte per a Corsica »).

Les élus indépendantistes ont impulsé les discussions concernant l’officialité de la langue corse ; la protection du foncier et de l’immobilier à travers l’instauration d’une citoyenneté corse, reprise par la suite sous l’appellation « statut de résident » ; le rapprochement des prisonniers politiques, la compagnie maritime corse, la territorialisation de l’impôt et l’Arrêté Miot etc.

Pour cela, ils ont fait le choix de s’adresser à l’ensemble des Corses et de leurs représentants, quelle que soit leur sensibilité afin de bâtir une plateforme politique ambitieuse qui réponde à l’urgence de la situation en Corse.

Après long un travail d’expertise, de concertation et débats, une large majorité des élus de la Corse, transpartisane, a manifesté sans ambigüité, sa volonté d’engager un processus politique visant à garantir la libre détermination par les institutions corses de ses choix de développement culturel, social et économique. Ces votes sont les suivants :

– 2012 : Transfert de compétences en matière fiscale (unanimité)

– avril 2013, pour la co-officialité de la langue corse (36 élus / 51).

– septembre 2013, évolution statutaire nécessitant une révision de la Constitution française (46 / 51).

– avril 2014, statut de résident visant à enrayer les mécanismes de spéculation foncière et immobilière (29/51).

– novembre 2014, (PADDUC) dont le préambule précise que le destinataire est le « peuple corse » (38/51)

– Par ailleurs, dans un souci d’apaisement et de résolution politique, les élus de la Corse se sont prononcés à l’unanimité pour le rapprochement des prisonniers politiques corses au plus près de leurs familles.

II/ Le projet souverainiste et son environnement : état des lieux

Avec les votes sur le statut de résident, le PADDUC et prochainement sur l’architecture institutionnelle, la première phase du processus politique impulsé en 2010 par Corsica Libera touche à son terme. La seconde phase qui s’ouvre aujourd’hui consistera à rendre effectives les mesures votées dans le cadre d’un rapport de forces avec l’Etat français. Corsica Libera l’abordera dans un contexte politique profondément bouleversé.

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La décision historique du FLNC

Après 38 années de combats pour que vive le peuple corse, le FLNC a annoncé le 25 juin dernier « sans préalable et sans équivoque » engager de façon unilatérale « un processus de « démilitarisation et une sortie progressive de la clandestinité ». Saluant l’adoption par l’Assemblée de Corse de mesures reprenant les revendications historiques du mouvement national (langue, foncier, évolution institutionnelle, fiscalité développement économique et social, compagnie maritime corse) le Front affirme vouloir passer « d’une phase de combat et de résistance à une phase de construction d’un véritable pouvoir politique corse ».

Cette décision n’acte pas la fin de la Lutte de Libération Nationale. Au contraire, elle doit permettre au mouvement indépendantiste de franchir un cap vers la constitution d’une force politique capable de gouverner la Corse.

Corsica Libera salue l’engagement des militants du FLNC au service de la Nation et prend acte de la responsabilité qui lui incombe afin de porter le message de l’indépendance.

Les relations avec les forces politiques corses

Depuis sa création, Corsica Libera a continuellement privilégié la cohésion des forces se revendiquant de la Nation. Nos différentes instances ont validé le principe d’ « a scelta patriotta ». Autrement dit, notre stratégie à toujours consisté à privilégier les rapprochements avec le courant autonomiste, notre partenaire logique depuis trois décennies, avant d’envisager d’autres accords.

A chaque échéance électorale, le mouvement autonomiste a expressément refusé de passer accord avec Corsica Libera sur une base programmatique commune.

Par conséquent, Corsica Libera a fait le choix de mettre en place un dialogue constructif avec l’ensemble des forces favorables à un processus ambitieux pour la sortie de crise. Pour la première fois de notre histoire contemporaine, cette stratégie a permis de dégager une majorité en Corse qui transcende les clivages traditionnels (gauche, droite, nationalistes) pour porter devant le gouvernement de la France un consensus large autour d’un projet pour la Corse.

Les récents votes de l’Assemblée de Corse (coofficialité, statut de résident, PADDUC) ont permis de clarifier les forces politiques favorables à un processus politique et celles qui demeurent dans l’archaïsme et/ou une vision marchande de la terre corse. Corsica Libera, tout en développant son discours propre, s’engage à renforcer la cohésion des forces évolutionnistes à chaque fois que cela est possible.

La position de Paris : la stratégie de la tension

Alors que tous les voyants sont au vert pour un traitement démocratique apaisé de la question nationale corse (décision du FLNC, votes majoritaires de l’Assemblée de Corse, légitimement élue), le gouvernement français joue la carte de la tension : déclaration méprisante de fermeture totale vis-à-vis du projet corse, blocages avec l’Università di Corsica, gestion désastreuse de la crise dans les transports maritimes, poursuite de la répression politique, non-application du rapprochement des prisonniers politiques…

Corsica Libera demeure toutefois persuadé que cette position de blocage est politiquement intenable si les élus corses, appuyés par leur peuple, opposent une cohésion sur les votes démocratiquement validés. C’est en ce sens que Corsica Libera a initié « A cuurdinazione corsa per una via pulitica » pour mettre en ordre de marche les forces vives de notre pays au service la solution politique.

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Un contexte international favorable aux droits des peuples

En ce début de XXIe siècle on assiste en Europe à un réveil des indépendances selon un cycle irréversible. Le XXe siècle a marqué le déclin d’une vision de l’Etat-Nation unitaire centralisé, niant les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce modèle portait en lui les germes des dérives du XXe siècle (totalitarisme, colonialisme, impérialisme).

Les lendemains de la seconde guerre mondiale ouvrirent la voie à la décolonisation en Afrique et en Asie ainsi qu’au développement du concept d’autonomie locale en Europe.

Les années 1990 seront celles des indépendances des Républiques de l’Est (Estonie, Lettonie, Lituanie…).

La décennie 2010 est celle du « printemps des peuples d’Europe occidentale ».

En Ecosse, le processus d’accession à la souveraineté a franchi une nouvelle étape, d’autres consultations auront lieu. En Catalogne, la mobilisation exceptionnelle du 9 novembre dernier malgré les dérives autoritaristes de Madrid démontre que le processus est irréversible. Au Pays Basque et en Irlande du Nord, les indépendantistes constituent la première force politique. En Kanaky, un scrutin d’autodétermination est programmé.

Notre combat s’inscrit dans le sens de l’Histoire.

III/ Les perspectives politiques : de la Dévolution à l’Indépendance

Pour une Dévolution

Validé par une majorité d’élus de toutes tendances, soutenu par une majorité de la société corse, le processus politique doit désormais trouver une concrétisation. Il en va du respect des droits du peuple corse à l’existence, de la démocratie et de la paix civile.

Pour Corsica Libera, il faut hausser le niveau du rapport de forces avec Paris. En opposant d’une part, le front politique, économique et social (politiques, associatives, syndicales, socioéconomiques…) le plus large possible pour réclamer le respect des votes des institutions corses, premier pas vers un pouvoir corse de gouvernement. D’autre part, en saisissant l’opinion internationale de la situation de mépris à l’égard de la démocratie corse.

Plus largement, Corsica Libera inscrit la construction de l’étape politique actuelle dans une démarche de dévolution et non dans la négociation d’un statut d’autonomie. C’est-à-dire dans le cadre d’un processus évolutif dynamique où les transferts progressifs de souveraineté au profit des institutions corses laisseraient la porte ouverte à de nouveaux pas, à renforcer le processus d’autodétermination jusqu’à l’obtention de l’indépendance nationale pleine et entière. En effet, l’autonomie apparaît comme un horizon indépassable. L’exemple catalan en est l’archétype. A l’inverse, engagés dans un processus de dévolution, le gouvernement britannique et le pouvoir écossais d’Edimbourg se sont mis d’accord sur l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

Plus que des mots, il s’agit de deux voies toutefois distinctes. Comme l’a résumé Ron Davies, l’ancien secrétaire d’Etat responsable de la mise en œuvre de la dévolution au Pays de Galles : « Devolution is a process, not an event » (La dévolution est un processus pas un évènement).

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La question des prisonniers politiques

Comme nous l’avons annoncé lors des dernières Ghjurnate Internaziunale, cette question n’a jamais été pour nous un préalable à l’ouverture de discussions avec l’ensemble des forces politiques et avec l’Etat français. Mais à partir du moment où le processus entamé par l’Assemblée de Corse rentre dans sa phase finale de négociation avec l’Etat français, à nos yeux, la question des prisonniers politiques et des recherchés devra être intégrée par la délégation corse. Notre groupe à l’Assemblée, avec d’autres élus, ont déposé une motion demandant à l’Assemblée de Corse de porter le processus devant le Président de la République française et les chefs de groupes au Parlement. Celle-ci intègre expressément les conditions nouvelles créées par la décision du FLNC et la nécessité de traiter la question des prisonniers politiques dans le cadre d’une résolution globale de la question nationale corse.

IV/ Hisser Corsica Libera à la hauteur des enjeux : les moyens

L’organisation du mouvement

La présence territoriale :

– Le maintien du statut de militant

Depuis toujours, notre courant politique s’organise autour de l’engagement militant. Ce statut a vocation à perdurer car il fait partie de notre identité politique. Il constitue notre force.

– La mise en place de Cumitati

La mise en place des Cumitati répond à la constitution d’un large rassemblement populaire capable de répondre aux enjeux majeurs auxquels doit faire face notre peuple. Cet élan doit devenir le fer de lance du combat pour la souveraineté et pour l’indépendance nationale.

Cf. Motion.

– L’Associu di l’eletti

L’ensemble des élus de notre mouvance doivent maintenant être beaucoup mieux armés et efficaces dans leur rôle politique. Ils doivent coordonner leurs actions afin de concrétiser au niveau institutionnel le projet indépendantiste.

L’Associu regroupe selon les modalités qu’il choisit l’ensemble des militants disposant d’un mandat électif quelle que soit l’institution : assemblées politiques, chambres consulaires, Università… Deux membres de l’exécutif du mouvement assureront le lien avec l’Associu.

– Le groupe d’élus à l’Assemblée

Les élus territoriaux portent le projet politique de Corsica Libera à l’Assemblée de Corse. Ils sont membres de droit de l’exécutif.

– L’exécutif :

L’annonce du FLNC confère une grande responsabilité à Corsica Libera pour représenter le courant historique de la Lutte de Libération Nationale.

Notre mouvement doit franchir un cap organisationnel. Il doit gagner en efficacité et se montrer plus opérationnel. Aussi, il doit se doter d’un exécutif capable d’impulser les décisions de l’Assemblée Générale.

Dorénavant, celui-ci sera structuré autour de responsabilités fléchées précisées lors de la première séance de l’exécutif élu par l’AG (relations internationales, relations avec l’Associu di l’eletti, relations avec les mouvements et partis politiques, relations avec les forces socioéconomiques, projet politique, relations avec les médias, communication etc : cf. Structuration).

L’exécutif se réunit de droit deux fois par mois.

– A Cunsulta :

Elle est constituée des représentants des sections et se tient en présence des autres militants des sections et des membres des Cumitati, selon les décisions actées par notre AG (cf. motions structuration). Elle adapte la stratégie du mouvement entre deux Cunsulte Generale (AG).

L’exécutif rend compte de son action devant la Cunsulta à chaque début séance.

A Cunsulta se réunit de droit une fois par trimestre et à chaque fois que la situation l’exige.

L’existence du peuple corse : citoyenneté corse et pacte social

Depuis sa création, le combat pour les droits historiques du peuple corse à l’existence est le pilier de notre projet politique. Après des années de lutte nationale, la reconnaissance du peuple corse est une idée très largement majoritaire au sein de la société corse. Dès 1988, l’Assemblée de Corse adoptait, à l’initiative des élus nationalistes, une motion reconnaissant « l’existence d’une communauté historique et culturelle vivante, regroupant les Corses d’origine et les Corses d’adoption : le peuple corse ». Cette vision a été depuis réitérée, notamment à l’occasion des délibérations relatives à l’officialité de la langue corse, du statut de résident et du PADDUC. Nous réaffirmons notre adhésion à cette définition.

Toutefois, cette reconnaissance politique en Corse ne suffit pas, pour l’heure, à garantir la pérennité de notre peuple sur sa propre terre. En son sein, la crainte d’une disparition prochaine est réelle. Privé de tout instrument de souveraineté lui permettant d’établir son modèle d’intégration, le peuple corse est confronté à un vrai défi démographique. Pour Corsica Libera, cette question doit être traitée de façon apaisée en rejetant toute approche xénophobe, contraire aux fondamentaux de notre lutte, en examinant les mutations que connaît la société corse depuis le début de la décennie, au moins.

Depuis lors, la Corse, petit pays comptant moins de 300.000 habitants, accueille chaque année sur son sol environ 5.000 personnes. Si une partie de cet apport migratoire est constitué de Corses ayant fait le choix de revenir vivre et/ou travailler dans leur pays, une grande majorité n’a aucun lien avec la Corse. En guise de comparaison de tels flux migratoires représenteraient environ 1 million de personnes par an pour un pays comme la France où l’immigration légale atteint à peu près les 90.000. Aucun peuple au monde, a fortiori lorsqu’il est nié dans tous ses droits nationaux, ne pourrait faire face à une telle situation sans générer à court terme des tensions. Nous refusons la construction d’une société où différentes communautés vivraient de façon séparées sur la même terre, s’ignoreraient avant de s’affronter : la Corse n’a pas vocation à connaître les dérives constatées au Liban. Au contraire, notre vision de la Corse est celle d’une société harmonieuse où le peuple corse, communauté intégratrice, doit être la seule communauté de droit.

Corsica Libera s’est depuis longtemps prononcée pour une étape transitoire, la citoyenneté corse (fondée sur 10 ans de résidence ou la filiation, y compris pour la diaspora), prélude d’une nationalité corse. Celle-ci confèrerait des droits à ses titulaires : cette citoyenneté doit permettre de réserver l’achat des biens immobiliers (statut de résident) et le droit de vote aux seuls citoyens corses et privilégier ceux-ci dans l’accès à l’emploi (corsisation des emplois sur le modèle calédonien). Une telle mesure jugulerait en soi la volonté de l’Etat français de régler la question nationale corse par l’instrument démographique.

La définition des droits du peuple corse pose une question vitale pour le devenir de notre peuple : celle de la définition d’un pacte social permettant aux personnes arrivées en Corse ces dernières décennies d’intégrer le projet national corse. L’accession à la souveraineté, la maîtrise de notre politique linguistique, culturelle et socioéconomique constitue la garantie de la remise en marche de la « machine à fabriquer des Corses » qui fonctionna durant des siècles.

Le renforcement du projet socioéconomique

La Corse est confrontée à une crise socioéconomique sans précédent. La justice sociale à travers un choix de développement durable et maîtrisé a toujours été au cœur des préoccupations de Corsica Libera. Face à la gravité de la situation et dans la perspective d’une accession au gouvernement de la Corse, notre mouvement doit apporter une contribution supplémentaire à cet égard.

Les Corses n’ont pas vocation à devenir un peuple dépossédé de leur terre et exclus du marché du travail, condamnés à l’exil forcé, à l’assistanat du système clientéliste ou à la dérive mafieuse.

Face à l’urgence sociale, Corsica Libera :

– poursuivra son combat pour l’accès des Corses au logement et à la propriété ;

– inscrira dans le débat politique la revendication, vitale, de corsisation des emplois dans le cadre d’une citoyenneté corse.

– portera un projet socioéconomique permettant le développement des initiatives privées de développement dans le cadre d’une stratégie de développement durable.

– se mobilisera pour une véritable redistribution des richesses. Alors que notre pays dispose d’un niveau de richesse moyen supérieur à celui de l’Union Européenne, il est la « région » faisant administrativement partie de l’Etat français dont le niveau de pauvreté est le plus élevé (+ de 19%) et où l’écart entre les revenus les plus modestes et les plus riches est le plus élevé derrière la région parisienne.

Motion

Considérant l’exposé des motifs ci-dessus et les échanges issus du cycle de réunion préparatoire organisé à travers la Corse, A Cunsulta Generale di Corsica Libera :

Valide l’action politique portée par les instances du mouvement et le groupe d’élus à l’Assemblée depuis la dernière AG ;

Prend acte de l’évolution de la situation politique nouvelle en Corse (démilitarisation du FLNC, votes majoritaires, blocages parisiens…) ;

S’engage à renforcer les mobilisations unitaires pour imposer une résolution politique de la question nationale corse, notamment à travers « A cuurdinazione corsa per una via pulitica » ;

Demande l’inscription de la question des prisonniers politiques et des recherchés dans le processus politique en cours comme signe fort en faveur de la paix ;

Mandate les instances du mouvement pour créer les conditions d’une campagne internationale de soutien à la démocratie en Corse ;

Affirme la vocation de Corsica Libera à gouverner la Corse. Tout hypothétique accord en ce sens devra être validé par une prochaine AG sur la base d’un projet politique compatible avec notre vision émancipatrice ;

Opte pour une rénovation de notre structure organisationnelle afin de hisser Corsica Libera à la hauteur des enjeux du moment. Sur la base des axes définis dans le cadre de la motion ci-dessus, une « commission statutaire » sera chargée de mettre en œuvre les mutations structurelles souverainement entérinées par l’AG (cf. Motions structuration n° 1 et 2, motion fonctionnement interne, exposé des motifs concernant l’organisation de l’exécutif).

Une commission financière sera mise en œuvre afin d’étudier les modalités de la transformation de notre mouvement en parti politique. Une commission « médias » est également créée.

Afin d’élargir les bases de notre action, des « Cumitati » seront mis en place. Ils auront pour objet l’ouverture à des personnes non-militantes, issues de la « société civile », partageant notre projet politique.

Corsica Libera acte un redéploiement sur le terrain par le biais de réunions publiques, réunions de formation politiques, manifestations, tractages etc…

Dans la perspective des prochaines échéances électorales, l’AG promeut un certain nombre de principes dans l’ambition de gagner lors des territoriales de 2015 : solliciter des hommes ou femmes nouveaux en position éligible (bien que militants depuis toujours pour certains), mettre en œuvre une campagne moderne, sur internet et les réseaux sociaux, privilégier la compétence dans la recherche des candidats ;

Rappelle sa vision du peuple corse, seule communauté de droit sur sa terre.

Face aux risques de minorisation programmée de notre peuple, Corsica Libera formule une offre politique comprenant deux aspects : d’une part, la mise en œuvre d’une citoyenneté corse, prélude de la nationalité corse, afin de définir les droits politiques permettant l’accès à la terre, à l’emploi et au vote ; d’autre part, un pacte social permettant aux personnes arrivées en Corse ces dernières années de pouvoir intégrer le projet national corse.

Charge ses instances dirigeantes de bâtir un projet socioéconomique renforcé face à l’urgence sociale que nous connaissons autour des principes suivants : corsisation des emplois, accès à la terre et au logement, soutien aux initiatives économiques s’inscrivant dans une logique de développement durable, rééquilibrage territorial littoral-intérieur, justice sociale par la redistribution des richesses.

Réitère solennellement sa détermination pour la mise en œuvre d’un processus de dévolution permettant l’exercice du droit à l’autodétermination du peuple corse pour l’accession à l’Indépendance nationale. L’AG charge ses instances de poursuivre ses travaux pour l’élaboration d’un projet souverainiste dans la continuité du séminaire du mois de juin dernier et des « Quaterni di l’Indipendenza ».

Mandate A Cunsulta et A Ghjunta (exécutif) pour mettre en œuvre ces délibérations.

EXECUTIF DE CORSICA LIBERA

Mario Annoot

Petr’Antone TOMASI

Francescu SARGENTINI

Petru PAOLI

Michel GIRASCHI

Esteban SALDANA

Sébastien QUENOT

Pierre-Jo FILIPPUTTI

Pasquale ROSSI

François SANTONI

Rosa PROSPERI

Paul MEDURIO

Gilbert BARRACHINA

Antone SIMONI

Maxime POLI

Benjamin GENUINI

Jean-Yves LEANDRI

Julie GUISEPPI

Fernand AGOSTINI

Pierre-Paul CHIARASINI

Ange-François SIMEONI

Ghjuvan’Filippu ANTOLINI

Henri PALAZZO

Philippe ZANI

Antoine ADAMI

Sauveur GRISONI

 

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