Me Gatti: « Il a un comportement incendiaire et ces pratiques sont dangereuses »

(Alex Bertocchini – Alta Frequenza) – Philippe Gatti, remis en liberté hier soir (mardi), tire à boulets rouges sur le juge Gaudino, celui-là même qui a ordonné la garde à vue de Mme Gatti pour une vingtaine d’heures et de 40 heures pour lui même.

L’ancien bâtonnier, dont on connaît l’engagement contre la justice d’exception, aussi bien celle de la Jirs que celle de la section anti-terroriste, ne mâche pas ses mots; l’affaire des aubergines lui semble complètement surréaliste.

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« Pour une ratatouille malodorante, nous nous sommes retrouvés en garde à vue »  « En août 2013, mon épouse a acheté des aubergines au Leclerc de la rocade d’Ajaccio, les a pesées sur la balance, a collé normalement le ticket indiquant le prix, puis payé l’ensemble de ses courses avec sa carte bleue » « Quelqu’un a dû prendre ce sachet et mettre ces cartouches » « C’est comme si j’avais jeté un vieux couteau dans la poubelle et qu’il ait ensuite servi à commettre un assassinat ». « Six fonctionnaires sont venus toquer à ma porte à 6 heures du matin, sont entrés avec leurs armes à mon domicile et m’ont levé comme un criminel alors qu’une simple convocation aurait suffi pour que je m’explique » « Nous avons ensuite été transportés en véhicule de gendarmerie, j’ai été traité comme un délinquant : ce sont des pratiques destinées à vexer. J’ai été menotté pour rien du tout, sinon pour avoir consommé des aubergines » « J’ai compris où ils voulaient en venir et j’ai alors retrouvé ma liberté de parole »  « On me posait des questions sans rapport avec l’attentat : ce que je pensais des élections municipales de Bastia ou d’Ajaccio, de l’enseignement du corse : c’est une petite police de la pensée qui s’exerçait »  « On me posait des questions sans rapport avec l’attentat : ce que je pensais des élections municipales de Bastia ou d’Ajaccio, de l’enseignement du corse : c’est une petite police de la pensée qui s’exerçait » « il a un comportement incendiaire et ces pratiques sont dangereuses : il veut mettre le feu à la Corse et il faut que la Chancellerie en soit informée » « Je suis certain qu’il y aura une répétition de pratiques de ce type : aujourd’hui ce sera moi, demain, n’importe quel autre citoyen ».

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