#Corse – « SNCM : vers un nouveau scandale d’Etat »

Apres le rapport de la Commission d’enquête sur la privatisation de la SNCM en 2006, chacun s’accorde à dire que ce fut un énorme gâchis dont l’Etat porte une grande part de responsabilité. Ce n’était pourtant que la suite d’un premier scandale et les prémices d’un nouveau, celui d’une tentative de mise à mort de la compagnie qui se déroule aujourd’hui et qui n’a pas fini de faire des vagues dans les eaux troubles des transports maritimes et des milieux politico-financiers parisiens.

La vérité est ailleurs

Une fois  de plus la montagne a accouché d’une souris. Le pétard mouillé de la commission d’enquête parlementaire sur la privatisation en 2006 de la SNCM, ne nous apprend rien que nous ne connaissions déjà sur les turpitudes de ce dossier. L’Etat est un piètre acteur financier et actionnaire malgré (ou à cause de) ses énarques inspecteurs des finances, le petit monde politico-financier parisien (en gros les mêmes acteurs), sur de son impunité, ne se cache pas pour commettre des « holdups », le mot était de Paul Giacobbi, Véolia n’a rien fait pour aider sa filiale et sans doute tout pour la couler, et de nombreux acteurs, dont la Méridionale et la Corsica Ferries,  travaillaient à la liquidation de la société nationale afin de récupérer à bas prix ses actifs. Rien que de très normal donc sous le soleil de la République puisque le même scénario se reproduit aujourd’hui. Butler (énarque et ancien de Goldman Sachs) devait pourtant « rendre gorge » de ses 60 M€ gagnés indument  dans l’opération, selon les mots de Paul Giacobbi, énarque lui aussi et qui ne pouvait donc ignorer à ce titre la règle d’or du milieu, on nationalise les pertes et on privatise les profits. Beaucoup de bruit pour rien, comme d’habitude  diront les adversaires du Président de la CTC habitués à ses déclarations fracassantes,  comme l’évocation de poursuites pénales, mais qui en tant que rapporteur de la commission d’enquête a fait soudain preuve d’un avis beaucoup plus nuancé  » l’Etat est responsable des conditions de la privatisation.

Il y a eu une faute à ce stade. Mais elle est administrative, pas malhonnête. Il n’y a rien de pénal dans le choix opéré. Après, sans doute l’État qui néanmoins n’était plus actionnaire qu’à hauteur de 25 %, n’a-t-il pas fait ce qu’il fallait». Cela n’étonnera que ceux qui veulent encore croire que la voix des élus insulaires a une quelconque importance à Paris, sinon, tout au plus, pour  tirer leur épingle du jeu, c’est-à-dire alimenter au mieux les finances locales. Car c’est à Paris que tout se passe entre les palais de la République, les conseils d’administration des grandes sociétés et les clubs où il faut être pour compter. Circuler il n’y à voir que ce que l’on veut bien nous montrer. Apres tout c’est à ça que servent les commissions d’enquête, trouver des responsables mais jamais de coupables, « nous n’avons constaté aucune faute à caractère pénal… ni « morale ».

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