#Corse « Une rentrée politique offensive » par @F_Alfonsi

Le vote massif du Parlement Européen en faveur du rapport que j’ai présenté sur les langues menacées, comme la langue corse et toutes les langues régionales en France et outremer, a été l’événement de la semaine.

Femu a Corsica a fait une rentrée politique réussie ce dimanche à Corti, tandis qu’un sondage officieux de l’Institut Louis Harris place la liste conduite par Gilles Simeoni en tête pour les futures municipales de Bastia. Un calendrier décisif nous attend. Ils s’annonce sous de bons augures.


Cette situation politique favorable est le fruit d’un long parcours fait de travail et de choix politiques assumés sur une longue durée.La minute et trente secondes qu’a duré ma courte intervention en plénière puis le vote électronique approuvant à plus de 90 % mon rapport en faveur de la promotion des langues non étatiques de l’Union Européenne masque en fait un travail qui nous a mobilisé durant quatre années au Parlement Européen, pour arracher la mise à l’ordre du jour de ce rapport, et pour obtenir, au nom de la sauvegarde d’un patrimoine européen menacé, un large consensus des députés malgré les obstacles politiques posés par de nombreux Etats-membres, dont la France. L’opposition rageuse, mais totalement isolée, de Le Pen père et fille, de Brice Hortefeux, de Philippe De Villiers et de Jean Luc Mélenchon témoigne que nous les avons mis en échec.Et, avant cela, il a fallu 25 années d’engagement de l’UPC, puis du PNC, sur le terrain politique européen, ce qui a permis le plus important, car préalable à tout, à savoir mon élection au Parlement Européen.

C’est en 1979 à Bastia que l’Alliance Libre Européenne a été initiée par un député flamand, Maurice Coppieters, donnant ainsi une perspective européenne au combat nationaliste corse. Dès l’origine, l’UPC a participé à cette patiente construction qui est désormais une force politique européenne qui pèse, sept députés européen aujourd’hui, quinze élu(e)s dans le prochain Parlement, selon le premier sondage européen publié par la presse italienne, notamment en Grande Bretagne (Ecosse, Pays de Galles), en Espagne (Catalogne, Pays Basque) et en Flandre. Ainsi, c’est un quart à un tiers des députés du futur groupe potentiel Verts-ALE qui s’engage à nos côtés, dans les négociations entre RPS et EELV, pour reconduire en 2014 l’accord électoral européen de 2009. La négociation n’est pas encore conclue, mais, sans eux, elle n’aurait que très peu de chances d’aboutir !

Sur le terrain corse, là encore, le chemin tracé est pertinent et performant. Il s’est dessiné avec les dernières élections municipales et il rebondit avec force six ans plus tard. En 2008, deux excellents scores à Bastia et Portivechju ont fait émerger une nouvelle force politique qui s’est ensuite affirmée aux européennes de 2009 (24%), puis aux territoriales de 2010 (26% et onze élus Femu a Corsica à l’Assemblée de Corse). Confirmation encore aux cantonales de 2011 (élection de Jean Christophe Angelini à Portivechju), puis aux législatives l’an dernier avec la présence au second tour de nos deux chefs de file. Ces succès ont entraîné un bond en avant de la représentation électorale nationaliste, avec Femu a Corsica comme formation principale, et les élections municipales se présentent à nouveau à nous. Il y a six ans, nous attendions de bons scores. Cette fois, nous espérons la victoire. Le premier sondage Louis Harris donne Gilles Simeoni en tête avec 26%, devant Jean Zuccarelli (23%), Jean Louis Milani (19%) et François Tatti (10%). Ce n’est qu’un sondage, mais il exprime la bonne santé actuelle de notre courant politique, tout comme la très dynamique campagne qui s’est engagée à Portivechju.

Dans le sillage de nos résultats électoraux, nous engrangeons des résultats politiques. Le vote de l’Assemblée de Corse pour la coofficialité de la langue corse, auquel le vote du Parlement Européen fait écho, le vote unanime sur la fiscalité et les arrêtés Miot, et ceux à venir dans le fil du rapport Chaubon (statut de résident, changement de la constitution), sont des avancées essentielles pour le peuple corse. Ils se heurtent au refus du dialogue de l’Etat, mais nous pourrons forcer la porte du dialogue et le moyen déterminant pour cela sera celui du vote démocratique.

La séquence électorale qui s’ouvre est donc essentielle. Après les municipales en mars prochain, les européennes auront lieu rapidement (dernier week-end de mai), puis, neuf mois plus tard, le renouvellement de l’Assemblée de Corse couplé à des élections cantonales selon un nouveau mode de scrutin qui modifiera les rapports de forces avec le clan.

Nous entrerons alors dans la dernière partie du mandat de François Hollande, celle où pourraient s’ouvrir de nouvelles perspectives politiques. Si Femu a Corsica est en position de force, nous pourrons alors obtenir des résultats substantiels.

Chacun d’entre nous sait ce qui lui reste à faire : passer à l’offensive ! 

François ALFONSI

(…)

by @Lazezu 

Revue de Presse et suite de l’article  : 

sur Corse Matin, sur Alta Frequenza, sur RCFM, Sur Corsica, Sur le Journal de la Corse, Sur Alcudina, sur Corsica Infurmazione/Unità Naziunale, sur France 3 Corse, Sur Corse Net Info (CNI)

Corsica Infurmazione: l’information de la Corse, des Réseaux sociaux et des Blogs politiques [Plateforme Unità Naziunale]

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