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#Corse – L’Associu di i Parenti Corsi répond à M. le Recteur d’Académie

(Unità Naziunale – publié le 19 mars 2018 à 11h06)Dans un récent article le Recteur de l’académie de Corse a énoncé un certain nombre affirmations erronées voir contestables à la limite de la contre vérité.

La mutation sur le continent des professeurs ayant obtenu leur concours en Corse pose un problème de fond qui ne peut être évacué au prétexte que les candidats connaissent la règle du jeu au départ. En premier lieu, l’académie connait un déficit récurrent dans les remplacements de certains postes voire les titularisations. Récemment, nous avons fait recruter des candidats capétiens (par le biais de candidatures sur notre page facebook) pour des postes de remplaçants de professeurs de mathématiques restés vacants des semaines voire des mois. Cela nous a permis de constater une carence réelle des services du rectorat dans ce domaine.

Ensuite, nous manquons de professeurs habilités en langue corse dans le second degré où 80% des filières bilingues sont des « filières alibis » du fait du déficit d’enseignement bilingue dans des disciplines non linguistiques, c’est-à-dire des matières autres que la langue corse.

Enfin, la demande du maintien des enseignants en Corse est une demande forte qui doit nécessiter une politique particulière en attendant une adaptation législative propre.
L’enseignement du Corse en collège souffre trop souvent de l’absence de contenu des filières bilingues. Or, leur mise en œuvre (fléchage des postes bilingues, formation des enseignants) et leur évaluation revient entièrement aux services académiques. Ces « filières bilingues alibis » bénéficient pourtant de financements spécifiques de la part de la Collectivité de Corse. Cette situation ne peut pas perdurer.

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Les lycées souffrent d’une carence totale d’offre en matière de filières bilingues. Une des rares mises en place a été celle du lycée Fesch, à l’initiative de l’équipe enseignante et de l’APC. Nous nous heurtons trop souvent à une volonté de l’administration de ne pas ouvrir de filières bilingues, ou de décourager l’inscription des élèves en langue corse en proposant des emplois du temps ubuesques ou fortement dissuasifs. Cette situation est inacceptable et nous ne l’accepterons pas. Nous demandons l’ouverture d’au moins une seconde bilingue par lycée, comme le prévoit la CONVENTION ETAT/COLLECTIVITE TERRITORIALE DE CORSE relative au plan de développement de l’enseignement de la langue corse 2016-2021. Cela est réalisable à condition d’en avoir la volonté politique au sein de l’académie comme à la CTC.

Nous sommes, par ailleurs, satisfaits de la mise en place d’une évaluation du niveau en langue corse des élèves du premier degré. Nous espérons que les résultats de ces évaluations seront pris en compte dans la politique académique. L’enseignement du Corse a trop souvent pâti de la faiblesse des exigences en termes de maîtrise effective de langue par les élèves.

A l’heure de l’inscription de la Corse dans la Constitution dans un article spécifique, l’APC réitère les propositions qu’elle a faites au CESEC à l’occasion de la présentation du texte constitutionnel par le président Simeoni. La CTC doit disposer d’un pouvoir législatif et réglementaire en matière de d’éducation avec des compétences allant de la gestion du calendrier et des rythmes scolaires à l’affectation des enseignants. Si nous ne prenons pas cette direction nous allons, à terme, vers la remise en cause de tous les dispositifs spécifiques à la Corse, du maintien des classes dans le rural au bilinguisme.

Le Président de l’APC
Denis Luciani

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