#Corse – Dominique Bucchini: «On n’est pas un vrai Corse lorsqu’on porte un calibre»

Le président de l’assemblée de Corse et de la commission violence fait face à la terrible actualité locale. Dominique Bucchini souhaite que l’on s’attaque aux racines du mal pour lutter contre la criminalité.

100 assassinats depuis 2006. La Corse est la zone la plus criminogène d’Europe. Que peut faire le président de l’assemblée de Corse pour éradiquer cette violence ?

C’est beaucoup trop. Le président de l’assemblée de Corse peut sensibiliser les pouvoirs publics et l’opinion pour trouver les voies et les moyens de sortir progressivement de cette spirale infernale. On ne peut pas développer la Corse de manière harmonieuse avec autant de crimes crapuleux, avec autant d’exactions, avec autant de malheurs.

Certains prétendent que la commission violence est un gadget. Que leur répondez-vous ?

Ils se trompent. Dans le statut particulier, il est écrit que l’assemblée de Corse s’occupe des affaires de la Corse. Est-ce que la violence est une affaire de la Corse ? Oui. Comme l’assemblée de Corse est le lieu de réceptacle de tout ce qui se passe ici, il est normal qu’elle s’empare de cette question. Que fait le président de la commission violence ? Il respecte ses engagements. Nous avons entendu un certain nombre de personnalités durant un an, nous avons retranscrit ces auditions en y ajoutant des préconisations. On ne règle pas le problème de la violence en un an. Nous avons obtenu un consensus sur une délibération qui dégage des idées fortes : contre la spéculation immobilière, contre l’argent sale dans l’économie et la nécessité de se pencher sur une situation sociale difficile qui permet à des jeunes de tomber dans la délinquance. On est là, dans les racines du mal.

Le gouvernement propose une politique pénale spécifique. Pensez-vous que ces mesures permettront de mettre un terme aux réseaux affairistes ?

Si l’on réorganise les services de police et de justice, pourquoi pas ! J’attends de voir les mesures concrètes. C’est sûrement une bonne chose puisqu’on a pris la mesure de la gravité de la situation. Il est temps d’intervenir en Corse car la situation est beaucoup plus grave qu’à Marseille. J’en ai parlé à François Hollande. Outre la problématique de la réorganisation des services, je pense qu’il faut s’attaquer aux racines du mal. Il faut travailler en amont pour animer un sursaut collectif dont la Corse a besoin.

corsematin.com

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