« Gilles Simeoni engage une procédure en diffamation contre le magazine Marianne »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 2 novembre 2026) Gilles Simeoni a annoncé avoir engagé une procédure en diffamation contre le magazine Marianne et l’auteur d’un article intitulé « Gilles Simeoni : enquête sur un ami corse de la France qui ne lui veut que du mal », publié sur le site du magazine le 25 octobre 2026, puis dans son édition papier du 29 octobre.

Le président du Conseil exécutif de Corse considère que cet article repose sur une accumulation d’accusations diffamatoires et d’allégations provenant de sources anonymes.

Il conteste notamment les accusations selon lesquelles il aurait instauré en Corse un climat de pression, de menaces, de violence et de chantage aux subventions, y compris à l’égard des élus appelés à se prononcer sur le projet d’autonomie au Sénat. Il estime que la publication de cet article sur le web, à la veille du débat parlementaire, soulève également des interrogations sur son calendrier et ses objectifs.

Considérant que ces accusations ne peuvent rester sans réponse, Gilles Simeoni a demandé à son avocate d’engager une action en diffamation par voie de citation directe devant le tribunal correctionnel contre Marianne et le journaliste concerné. Il précise que sa démarche ne remet pas en cause son attachement à la liberté de la presse, mais rappelle que celle-ci ne saurait justifier la publication d’accusations qu’il estime diffamatoires.

Scrianzatu

Le communiqué de Gilles Simeoni – Les raisons pour lesquelles j’engage une procédure en diffamation après l’article de Marianne intitulé « Gilles Simeoni : enquête sur un ami corse de la France qui ne lui veut que du mal », publié à la veille du débat et du vote du Sénat sur l’autonomie de la Corse. Le magazine « Marianne » a fait paraître, dans son édition web parue le 25 octobre 2026 et papier le 29 octobre, un article intitulé « Gilles Simeoni : enquête sur un ami corse de la France qui ne lui veut que du mal ». Cet article est une accumulation d’accusations diffamatoires, reprenant des allégations, voire de pures inventions, prétendument rapportées par des sources anonymes. Selon ce document, il régnerait en Corse « un parfum de terreur » que j’aurais personnellement installé à coups de pressions, de menaces, de violence, de chantage aux subventions, etc. Un climat que j’aurais également fait peser sur les élus, en Corse mais aussi à l’Assemblée nationale et au Sénat, appelés à se prononcer sur le projet de loi constitutionnelle consacré au statut d’autonomie de la Corse au sein de la République. Les Corses savent que ces accusations sont scandaleuses et dérisoires. Et personne n’est dupe, ni quant aux inspirateurs de cet article, ni quant à ses objectifs, sa parution sur le web ayant opportunément eu lieu à la veille du débat et du vote au Sénat sur l’autonomie de la Corse. Ces basses manœuvres mériteraient donc d’être traitées uniquement par le mépris. Mais ne rien faire pourrait laisser croire à ceux qui ne connaissent pas la réalité de la Corse qu’il n’y a ne serait-ce qu’une once de vérité dans les accusations diffamatoires dont cet article regorge. Dans ces conditions, j’ai demandé à mon avocate d’engager une action en diffamation par voie de citation directe devant le tribunal correctionnel contre le magazine « Marianne » et l’auteur de l’article incriminé. La liberté de la presse, à laquelle je suis profondément attaché, ne se confond pas avec le droit de traîner les gens dans la boue ni de proférer des accusations diffamatoires, a fortiori à la veille d’un débat et d’un vote décisifs pour l’avenir de la Corse.

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