(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 27 octobre 2026) Le PNC et Avanzemu confirment leur retrait du processus de Beauvau, annoncé dès lundi soir face aux modifications apportées au projet de réforme constitutionnelle sur l’autonomie de la Corse.
Après concertation, les deux formations indiquent s’être associées à la position du sénateur Paulu-Santu Parigi et de la délégation corse présente au Sénat, dont faisaient partie plusieurs responsables du parti ainsi que le député Paul-André Colombani. Elles estiment que les débats ont marqué une rupture avec l’esprit du compromis initial et dénoncent une remise en cause de la reconnaissance du peuple corse et de ses droits, qu’elles jugent comparable à des positions politiques qu’elles pensaient dépassées.
Alors que le gouvernement annonce une prochaine réunion à Paris pour tenter de dégager une issue à la crise, le PNC et Avanzemu considèrent que les démarches individuelles ont montré leurs limites. Ils appellent donc l’ensemble des forces ayant soutenu la délibération Autonomia à engager rapidement une concertation collective, avant toute prise de position séparée. Cette démarche pourrait également précéder une éventuelle session extraordinaire de l’Assemblée de Corse. Face à une crise qu’ils jugent particulièrement grave, les deux mouvements estiment qu’aucune formation politique, collectivité ou aucun élu ne peut apporter seul une solution. Ils plaident pour un dialogue à très brève échéance afin d’éviter une aggravation de la situation et une impasse politique.
Scrianzatu

Le communiqué avec prière d’insérer : « Dès hier soir, avant même la fin des débats au Sénat, PNC/ Avanzemu annonçaient leur retrait du processus de Beauvau, au vu du sort réservé aux écritures constitutionnelles et au texte voté au Palais Bourbon.
Ils s’associaient en cela, après concertation, au souhait du sénateur Parigi et de la délégation Corse, qui comptait plusieurs cadres du Parti ainsi que notre député, Paul-André Colombani.
Les propos et attitudes de certains sénateurs nous ont renvoyés à une époque que nous pensions révolue : celle de la CFR, où il s’agissait moins de s’opposer à l’autonomie, inconcevable en son principe, qu’à toute forme de reconnaissance, même minime, de notre peuple et de ses droits.
Un demi-siècle de conflit, auquel s’ajoutent quatre longues années de travail, a ainsi été balayé, au cours d’une soirée confinant par moments à la provocation.
Dans ce contexte, le gouvernement vient d’annoncer la tenue prochaine d’une réunion à Paris, pour esquisser une sortie de crise.
De notre point de vue, les initiatives individuelles ont vécu. Elles ont clairement montré leurs limites hier, tant du côté des partisans de l’autonomie que de ses plus farouches adversaires.
PNC/ Avanzemu en appellent donc à une concertation rapide entre les différents soutiens à la délibération Autonomia.
Celle-ci devrait avoir lieu avant toute réponse en ordre séparé.
Elle pourrait également précéder, mais il appartiendra aux participants éventuels de le dire, une session extraordinaire de l’Assemblée de Corse.
La crise est là, particulièrement vive. Aucune formation, aucune collectivité, aucun élu, de façon unilatérale, ne peut y mettre un terme.
Seul le dialogue, à très brève échéance, peut nous prémunir d’une aggravation et d’une impasse.
Nous lançons donc cet appel et nous tenons à la disposition des acteurs du processus, dont nous sommes depuis les premières heures. »
