(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 29 septembre 2026) Per Prunelli demande que les habitants disposent d’explications sur plusieurs dossiers qui, selon cette contribution destinée au Nutiziale communal, concernent la vie politique et administrative de Prunelli.
Le collectif revient d’abord sur une information de presse faisant état d’une écoute réalisée dans le cadre d’une enquête de la JIRS, dans laquelle une somme de 100 € aurait été proposée contre un vote favorable au maire lors des dernières municipales, proposition qui aurait été refusée par la personne sollicitée. Le collectif rapproche cet épisode de faits qu’il affirme avoir constatés en 2019, lorsqu’un candidat de la liste municipale aurait remis de l’argent à un électeur devant un bureau de vote, situation dont plusieurs membres de l’opposition disent avoir ensuite informé le maire. Per Prunelli évoque aussi les témoignages récurrents dont il dit avoir eu connaissance concernant de supposées propositions d’argent contre des voix. À cela s’ajoute une enquête judiciaire portant, selon le texte, sur la gestion de la commune après un signalement de la Chambre régionale des comptes, avec des investigations concernant notamment le favoritisme, les détournements de fonds publics, la prise illégale d’intérêts et le travail dissimulé, ainsi que la garde à vue d’un ancien adjoint au maire en février 2025.
Le collectif soulève enfin la question des encaissements effectués sur le marché communal. Il affirme qu’en conseil municipal, il avait été indiqué qu’aucun détournement n’avait été constaté, alors qu’une modification du dispositif devait ensuite empêcher le placier de percevoir directement les règlements en espèces. Per Prunelli relie cette évolution à des tensions apparues au sein de la majorité autour de soupçons portant précisément sur ces encaissements. Le texte prend soin de distinguer les faits judiciaires des responsabilités politiques : il rappelle que la justice devra établir d’éventuelles responsabilités pénales, mais estime que l’exécutif municipal doit également répondre politiquement aux interrogations soulevées lorsque des faits ou soupçons lui sont signalés. Le collectif demande ainsi davantage de transparence et rejette l’argument consistant à invoquer l’ignorance ou l’unité municipale pour éviter les questions, en affirmant que les habitants ont droit à des réponses.
Scrianzatu

Le message de PER PRUNELLI sur ses outils sociaux :
Les habitants de Prunelli ont le droit de savoir.
Face à l’accumulation des affaires, des enquêtes et des soupçons qui concernent notre commune, répondre que l’on ne savait pas ou que l’on n’était pas informé ne peut suffire.
La justice fera son travail et déterminera les éventuelles responsabilités pénales.
Mais au-delà de la justice, les faits révélés et les questions soulevées par l’ensemble de ces affaires appellent des explications politiques claires.
Les habitants ont droit à la transparence et à des réponses.
Retrouvez ci-dessous la contribution de Per Prunelli au prochain Nutiziale de la commune.
Nous espérons des réponses sur les faits et les questions posées. Tenter de les éluder en invoquant l’unité ou une prétendue volonté de division ne serait pas à la hauteur.
La contribution : À chaque affaire, la même réponse
La presse a révélé qu’une écoute téléphonique réalisée dans le cadre d’une enquête de la JIRS avait enregistré une proposition de 100 € en échange d’un vote en faveur du maire lors des dernières élections municipales. La personne sollicitée aurait refusé. Les deux hommes concernés comparaîtront devant le procureur.
Le maire affirme ne pas avoir été informé de telles pratiques.
Pourtant, en 2019 déjà, plusieurs d’entre nous avaient surpris un candidat de la liste du maire en train de remettre de l’argent à un électeur devant le bureau de vote.
Notre intervention avait provoqué des tensions. Le maire avait alors été informé de cet incident par plusieurs candidats de l’opposition.
Depuis, nous avons régulièrement entendu parler de propositions d’argent en échange de votes.
Face à ces précédents, il appartenait au maire de rappeler clairement à son entourage que de telles pratiques étaient inadmissibles.
Pour notre part, nous pouvons l’affirmer : personne ne paie pour obtenir des voix en notre faveur.
Ces révélations interviennent alors qu’une enquête judiciaire concerne la gestion de la commune.
À la suite d’un signalement de la Chambre régionale des comptes, une enquête a été ouverte pour favoritisme, détournements de fonds publics, prise illégale d’intérêts et travail dissimulé. Un élu, alors adjoint au maire, a été placé en garde à vue en février 2025.
Enfin, il nous a été affirmé en conseil municipal qu’aucun détournement n’avait eu lieu concernant les encaissements du marché, tout en annonçant que son règlement devait être modifié afin que le placier n’encaisse plus directement les paiements en espèces.
Cette modification est pourtant intervenue après des tensions au sein de la majorité, précisément en raison de soupçons de détournement.
Achat présumé de voix, enquête judiciaire sur la gestion communale, garde à vue d’un adjoint, soupçons concernant les encaissements du marché…
Cela fait beaucoup de sujets sur lesquels le maire affirme ne pas savoir, ne pas avoir été informé ou ne pas être concerné.
La justice déterminera les éventuelles responsabilités pénales.
Mais il existe aussi une responsabilité politique : celle de savoir ce qui se passe dans sa majorité et dans les services municipaux, et d’agir lorsque des faits ou des soupçons sont portés à sa connaissance.
Plusieurs élus de la majorité ont eux-mêmes demandé que certaines pratiques cessent.
Face à cette accumulation, répondre une nouvelle fois que l’exécutif municipal n’était pas informé ne suffit plus : les habitants ont droit à des explications.
PER PRUNELLI
