(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 28 septembre 2026) L’APC prend position contre les critiques formulées par la FCPE de Corse-du-Sud à l’égard du plan Scola 2030 et, plus largement, du développement de l’enseignement bilingue et immersif en langue corse.
L’association estime que la ligne portée par la fédération de parents d’élèves n’a pas changé et conteste notamment ses réserves face à l’ouverture de nouvelles classes bilingues et à la généralisation de ce type d’enseignement. Pour l’APC, cette évolution constitue au contraire une avancée majeure pour les élèves et un élément essentiel de transmission linguistique et culturelle. Elle défend un enseignement plurilingue dans lequel la langue corse doit également permettre une ouverture vers les autres langues romanes et le monde méditerranéen. L’association rejette ainsi l’argument du « libre choix des parents » avancé par la FCPE, considérant que la question peut aussi être posée sous l’angle du droit des familles qui souhaitent un parcours bilingue à pouvoir effectivement y accéder.
L’APC réaffirme pour sa part un objectif beaucoup plus large : faire évoluer progressivement l’ensemble des classes de l’île vers le bilinguisme, notamment par la formation des enseignants, et soutenir les dispositifs immersifs ainsi que la création de nouveaux sites bilingues. Le communiqué inscrit cette orientation dans une conception identitaire et politique de l’école, appelée à transmettre non seulement les savoirs mais aussi la langue, l’histoire, la culture et la connaissance des droits et devoirs liés au peuple corse. L’APC présente donc la défense de l’enseignement du corse comme une question qui dépasse le seul cadre pédagogique et entend maintenir cette revendication au centre de son action. Le communiqué conclut sur cette volonté : « Vulemu una scola chì fessi di i ghjovani veri citadini corsi, cù u riaquistu di a so identità, di a so lingua, di a so cultura è di a so storia. »
Jean Rossi

Le communiqué de l’APC : U 9 D’UTTROVI VUTATE APC.
La FCPE de la Corse du Sud par la voix de son président actuel a cherché à mettre en cause le plan Scola 2030. En effet cette association qui avait visé de manière directe (en s’adressant au ministre de l’Éducation nationale) le plan voté par l’académie de Corse, remet en cause l’enseignement de notre langue ainsi que sa généralisation à travers notamment la création de sites immersifs et de sites bilingues.
Contrairement à ce que certains voudraient faire croire, leurs positions n’ont jamais été remises en cause. À ce jour, M. Perrin demeure président de la FCPE de Corse-du-Sud. Son maintien à la tête de cette organisation confirme la continuité de la ligne défendue depuis des années contre le développement de l’enseignement bilingue. Il n’y a eu ni autocritique, ni changement de cap, ni évolution sur un sujet pourtant fondamental pour l’avenir de notre langue, de notre culture et de notre peuple.
Nous avions pensé ces combats derrière nous, et que la reconnaissance de l’enseignement du Corse dans les établissements scolaires de notre île était un acquis, mais nous constatons qu’il n’en est rien. L’enseignement de notre langue est une avancée majeure de ces 25 dernières années et nous ne comprenons pas l’actuel positionnement de la FCPE. En effet l’actuelle équipe de direction de cette fédération remet en cause ses propres évolutions passées sur ce sujet. De plus elle cherche à s’opposer systématiquement à l’ouverture de nouvelles classes bilingues quand cela est proposé (souvent avec des prétextes fallacieux comme « il est trop tard pour prévenir les parents de ce changement », « l’enseignante n’est pas bilingue, alors attendons son départ »,…).
L’enseignement du Corse est un réel facteur de progrès scolaires pour nos enfants. La langue corse permet l’ouverture sur l’ensemble des langue romane (Italien et Espagnol) et le bassin méditerranéen. Et l’APC dans son projet éducatif défend le principe d’un enseignement plurilingue.
La FCPE, au nom du « libre choix des parents » dénonce le fait que des enfants se verraient empêchés de s’inscrire en classe standard, ne serait-ce pas davantage les enfants souhaitant avoir un enseignement bilingue qui se trouveraient empêchés ?
Nous qui sommes la première fédération de parents d’élèves depuis deux décennies nous soutenons toutes les démarches qui viseront à développer l’enseignement immersif, à généraliser les sites bilingues et c’est pourquoi nous avons soutenu le projet du Rectorat visant à faire du Corse un savoir fondamental.
Depuis notre création, nous affirmons que l’ensemble des classes de l’île doivent à terme devenir bilingue en formant l’ensemble des enseignants.
L’APC ne laissera personne s’attaquer à l’enseignement de notre langue, langue qui est le cœur de notre identité.
La langue corse est la langue du peuple corse vivant sur l’île, tout comme d’une importante diaspora mais elle est aussi la langue de tous ceux qui veulent d’intégrer au peuple corse. Ce peuple corse, seule communauté de droit sur cette terre, qui a le droit de parler sa langue, un droit inaliénable devant l’histoire.
A lingua corsa hè di l’interu populu di l’isula e di a spaluzzera hè a lingua di tutti è pà tutti in tarra corsa.
Nimu n’hè ubligatu ma nimu ci devi impiddi d’essa corsu, d’imparà lingua è storia di a noscia tarra.
Vulemu una scola chì fessi di i ghjovani veri citadini corsi, cù u riaquistu di a so identità, di a so lingua, di a so cultura è di a so storia. Una scola chì trasmetta dinù a cuscenza di i so diritti è di i so duveri.
