(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 25 septembre 2026) L’intersyndicale a voulu approfondir le dossier de l’ICHN après les échanges de la veille en préfecture, au cours desquels Dominique Livrelli, président de l’ODARC, avait fait apparaître une différence de traitement concernant les agriculteurs corses.
Réunie à l’ODARC, elle a obtenu des explications détaillées de la part du président et des services techniques de l’Office sur le fonctionnement de cette indemnité européenne, destinée à compenser les pertes de revenus et les surcoûts liés aux contraintes naturelles. Selon les éléments présentés, l’application de cette logique aux particularités corses conduirait à un niveau d’aide supérieur d’environ 12 % à celui du continent, alors que l’aide actuellement perçue en Corse serait inférieure d’environ 15 %, soit un écart global proche de 27 %. L’intersyndicale chiffre à 4,6 millions d’euros le complément nécessaire pour rétablir cette équité, réparti selon les éléments communiqués entre 1,7 million relevant de l’État et 2,9 millions de contribution européenne.
Après avoir souligné la disponibilité de l’ODARC et son travail engagé depuis 2023, l’intersyndicale a toutefois décidé de maintenir la pression en raison de l’absence, jusqu’alors, de confrontation technique avec la DRAAF. L’occupation de la DDT a conduit à un échange en visioconférence avec le DRAAF, qui s’est engagé à réunir l’ODARC lundi 28 septembre à 10 heures afin de confronter les données et de faire progresser le dossier. L’intersyndicale annonce qu’elle participera à cette réunion avec un objectif clairement fixé avant le rendez-vous du 30 septembre au ministère de l’Agriculture : obtenir une décision permettant de corriger le différentiel identifié. Après avoir voulu comprendre l’origine de l’écart, elle considère désormais disposer des éléments nécessaires pour en mesurer l’ampleur et réclame son règlement : « Désormais, nous voulons une décision ! »
Jean Rossi

Le communiqué : Corse, 25 septembre 2026. Hier, lors des échanges en préfecture, le président de l’ODARC, Monsieur Livrelli avait mis en évidence un différentiel concernant l’ICHN en Corse. Nous avons donc souhaité aller plus loin, comprendre les chiffres et identifier précisément les raisons de cet écart.
C’est donc dans cet esprit que l’intersyndicale s’est réunie ce matin à l’ODARC afin de comprendre précisément la mécanique de l’ICHN en Corse et l’origine de ce différentiel de traitement subi par les agriculteurs corses.
Nous avons sollicité Monsieur Livrelli, qui a immédiatement accepté d’échanger avec l’intersyndicale en visioconférence, accompagné des services techniques compétents. Nous tenons à souligner la transparence, la disponibilité et la volonté de l’ODARC de nous apporter, de manière pédagogique, toutes les explications nécessaires :
L’ICHN répond à un principe européen : compenser les pertes de revenus et les surcoûts auxquels sont confrontés les agriculteurs exerçant dans des territoires soumis à des contraintes naturelles.
En appliquant cette logique aux spécificités de notre territoire, l’agriculteur corse devrait percevoir environ 12 % de plus que l’agriculteur de France continentale. Or, aujourd’hui, il perçoit environ 15 % de moins. Le différentiel atteint donc près de 27 % au détriment de l’agriculture corse.
Derrière les pourcentages, il y a désormais des montants précis. Pour rétablir l’équité, une enveloppe complémentaire de 4,6 millions d’euros est nécessaire : 1,7 million d’euros relevant de l’État soit 35% et 2,9 millions d’euros de contribution européenne soit 65% selon la répartition applicable.
Nous ne demandons pas un privilège.
Nous demandons simplement l’application équitable du principe même de l’ICHN.
L’ODARC travaille à faire avancer ce dossier depuis 2023. En janvier 2026, Madame la ministre de l’Agriculture les a invités à se rapprocher du DRAAF de Corse. Or, selon les éléments qui nous ont été présentés, cela fait plusieurs mois que l’ODARC cherche à obtenir un rendez-vous avec la DRAAF sur ce dossier.
Face à cette situation et à l’absence, jusqu’ici, d’un échange entre l’ODARC et la DRAAF permettant de confronter les éléments techniques, l’intersyndicale a décidé de poursuivre sa mobilisation en occupant la DDT avec une exigence : que l’ODARC obtienne un rendez-vous avec M le DRAAF avant le 30 septembre.
À la suite de notre occupation, le DRAAF nous a reçus en visio et s’est engagé à organiser une réunion avec l’ODARC lundi 28 septembre à 10 heures, afin que les données puissent être confrontées et que le dossier avance enfin.
L’intersyndicale sera bien entendu présente à cette réunion.
Notre objectif reste inchangé : préparer dans les meilleures conditions le rendez-vous du 30 septembre au ministère de l’Agriculture et obtenir enfin une décision permettant de rétablir l’équité pour les agriculteurs corses.
Hier, un différentiel a été mis en lumière. Aujourd’hui, grâce aux explications et à la transparence de l’ODARC, nous en comprenons la mécanique et l’ampleur.
Désormais, nous voulons une décision !
