(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 22 septembre 2026) Les vacances de la Toussaint pourraient commencer dans un contexte perturbé dans les aéroports français.
Une intersyndicale réunissant l’UNSA PNC, le SNPNC-FO, le SNGAF, le SNPL et l’UNAC a déposé un préavis de grève du 17 au 21 octobre 2026, couvrant précisément les premiers jours des vacances scolaires, y compris en Corse.
Le mouvement concerne les personnels navigants des entreprises de transport et de travail aérien relevant de la législation française. À ce stade, le nombre de vols susceptibles d’être supprimés ou retardés reste impossible à déterminer : l’impact dépendra notamment du niveau de mobilisation et des capacités des compagnies à réorganiser leurs programmes.
Le conflit porte sur la réforme du cumul emploi-retraite, qui doit entrer en application au 1er janvier 2027. Les syndicats contestent son application aux pilotes, hôtesses et stewards, estimant que les spécificités de leurs carrières, notamment les exigences médicales liées à l’aptitude au vol, justifient un traitement particulier. Ils demandent que les personnels navigants ainsi que leur régime complémentaire spécifique, la CRPN, soient exclus du nouveau dispositif au moyen de garanties inscrites dans les textes. Au cœur de leurs inquiétudes figure notamment le risque de diminution de certaines pensions lorsqu’un ancien navigant reprend une activité professionnelle.
Pour les voyageurs ayant prévu de partir entre le 17 et le 21 octobre, aucune annulation ne peut toutefois être considérée comme acquise à ce stade. Les compagnies n’ont pas encore établi précisément les conséquences opérationnelles du mouvement et la situation peut encore évoluer en fonction des négociations avec le gouvernement. Les perturbations pourraient prendre la forme de retards, de modifications d’horaires ou de suppressions de rotations. Les voyageurs sont donc invités à suivre prioritairement les informations communiquées par leur compagnie et leur aéroport à l’approche du mouvement, tandis que les discussions sociales pourraient encore déboucher sur un accord ou de nouvelles garanties avant le 17 octobre 2026.
Jean Rossi

