(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 18 septembre 2026) Pour Nazione, le conflit actuel au Crédit Agricole de Corse pose une question qui dépasse largement le seul avenir de l’établissement bancaire : celle de la maîtrise des outils financiers dont dépend une partie de l’économie insulaire.
Le mouvement apporte ainsi son soutien aux salariés en grève et considère que le projet de fusion-absorption avec la caisse Provence-Côte d’Azur risque de réduire progressivement la capacité de décision de la caisse corse.
Nazione estime également que cette évolution pourrait avoir des répercussions concrètes sur le territoire, notamment en matière d’emplois et de présence bancaire. Le mouvement conteste ainsi une opération qu’il présente comme décidée sans prise en compte suffisante des besoins propres à la Corse et qu’il inscrit dans une logique plus générale de prise de contrôle du pays.
Au-delà de son opposition au projet, Nazione remet en avant une alternative : la création d’une banque publique corse, qui permettrait selon lui d’orienter l’épargne des Corses vers le financement des secteurs stratégiques de l’île, notamment l’agriculture, l’industrie et l’innovation, en s’inspirant de l’existence de banques régionales en Allemagne.
AnTo FpcL

Le communiqué : Dans la continuité de l’action menée en juillet dernier, en faveur de nouvelles orientations du secteur bancaire qui soient enfin conformes aux intérêts des Corses, Nazione apporte son soutien à l’ensemble des salariés du Crédit Agricole de la Corse actuellement en grève . Malgré les propos lénifiants des directions concernées, le projet de fusion absorption de la caisse régionale de Corse par celle de Provence Côte d’Azur, aboutira à terme à une perte d’autonomie de gestion, et se fera forcément au détriment des emplois et d’un maillage territorial cohérent. Ce projet imposé de manière unilatérale illustre bien la volonté de continuer à faire « main basse » sur notre pays sans tenir compte des besoins réels de notre peuple.
Nous réitérerons donc, à cette occasion, notre proposition de création d’une banque publique corse où l’épargne des Corses servirait à financer véritablement les secteurs stratégiques, dont l’agriculture, l’industrie, l’innovation à l’instar des banques (régionales) allemandes.
