(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, publié le 15 septembre 2026) En 2026, les sapeurs-pompiers dénoncent une organisation qu’ils considèrent comme profondément déséquilibrée d’un service public pourtant essentiel.
Alors que les secours reposent notamment sur le 18, le 15 et le 17, les sapeurs-pompiers professionnels ne représentent que 20 % des effectifs, tandis que les professionnels comme les volontaires sont confrontés à des conditions jugées de plus en plus difficiles.
Le texte pointe notamment le temps de travail des professionnels, présenté comme supérieur à 2 000 heures annuelles pour une rémunération correspondant à 1 608 heures, ainsi que l’indemnisation moyenne des volontaires, annoncée à 5 euros de l’heure par garde, malgré des missions à risque et des exigences opérationnelles croissantes.
Dans le même temps, les SIS supporteraient financièrement des missions considérées comme relevant normalement de l’État, tandis que les collectivités locales doivent absorber des dépenses toujours plus lourdes, notamment face aux feux extrêmes et aux besoins exceptionnels en moyens.
Pour les sapeurs-pompiers corses, la réponse de l’État ne serait pas à la hauteur des enjeux. Ils dénoncent un projet de loi de 22 articles qui, selon eux, ne répond à aucun des problèmes soulevés : financement, conditions de travail, protection sanitaire des personnels ou prise en charge des surcoûts. Le message se veut désormais clairement mobilisateur : I Spinghjifochi di Corsica entendent défendre l’avenir du service d’incendie et de secours corse et refusent de continuer à être traités comme une variable d’ajustement.
Antoine Poli

Le communiqué ; Quand vous composez le 18, les sapeurs‑pompiers assurent une mission de service public essentielle, au même titre que le 15 et le 17. Pourtant, en 2026, cette mission vitale demeure organisée de façon bancale. • 20 % de sapeurs pompiers professionnels seulement.
• des sapeurs pompiers professionnels qui travaillent plus de 2 000 h/an mais reçoivent un salaire pour 1 608 .le reste c’est cadeau.
•des sapeurs pompiers Volontaires indemnisés en moyenne 5 €/h par garde pour effectuer des missions à risque avec une exigence opérationnelle croissante
•Des SIS qui financent des missions normalement dévolues au pouvoir régalien de l’État, et qui voient chaque année l’État multiplier les mesures de contraintes financières, comme la surcotisation de +12 % imposée à la CNRACL.
-Des collectivités locales à bout de capacités financières, incapables d’absorber les surcoûts liés aux feux extrêmes et aux moyens hors norme.
•Des mesures obligatoires de protection pour la santé des personnels que les collectivités ne peuvent plus financer seules.
Et la seule réponse de l’État ?
Un projet de loi qui, dans ses 22 articles, ne traite d’aucun de ces enjeux. On voudrait mettre le feu aux poudres, on ne s’y prendrait pas autrement. Les sapeurs‑pompiers corses, comme leurs collègues du continent, refusent désormais d’être la variable aléatoire d’une société en déclin. Spinghjifochi di Corsica inseme per difende l’avvene di u serviziu d’incendiu è di succorsu corsu
