(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 21 juillet 2026) Face aux incendies qui ravagent depuis plusieurs jours le Centre-Corse, Core in Fronte apporte son soutien à l’ensemble des sapeurs-pompiers, forestiers-sapeurs et personnels mobilisés sur le terrain.
Près de 600 hectares ont déjà été parcourus par les flammes dans la Restonica et le Niolu, dans des conditions particulièrement difficiles marquées par la canicule, la sécheresse et des vents changeants.
Le mouvement tient également à adresser ses vœux de prompt rétablissement au jeune forestier-sapeur blessé lors des opérations de lutte contre l’incendie de Corti. »
Au-delà de l’hommage rendu aux secours, Core in Fronte estime que ces incendies mettent une nouvelle fois en évidence les insuffisances des moyens aériens nationaux déployés en Corse. Le mouvement considère que l’absence de moyens permanents et immédiatement mobilisables sur l’île constitue un handicap majeur dans la lutte contre les feux de forêt.
Il pointe notamment l’organisation centralisée de la gestion des moyens aériens, dont les décisions demeurent tributaires du Centre national des moyens aériens basé à Nîmes, obligeant les responsables opérationnels corses à solliciter des arbitrages extérieurs avant tout engagement. Une situation jugée incompatible avec la rapidité d’intervention qu’imposent les incendies de montagne.
Pour Core in Fronte, les événements actuels démontrent l’urgence de garantir à la Corse des moyens aériens permanents, adaptés aux réalités géographiques et climatiques du territoire. Le mouvement dénonce enfin une politique nationale qu’il estime insuffisamment dimensionnée pour répondre aux enjeux croissants de la lutte contre les incendies sur l’île.
Jean Robert Balzano

Le communiqué : U FOCU BASTA! Depuis plusieurs jours, le Centre-Corse est ravagé par les incendies. Près de 600 hectares ont déjà brûlé dans la Restonica et dans le Niolu. Core in Fronte soutient l’ensemble des pompiers, forestiers-sapeurs et autres forces vives qui combattent ces feux. Leur travail est rendu difficile par la canicule, la sécheresse et les brises tournantes qui sévissent, actuellement, en Corse. Ces incendies montrent, une nouvelle fois, un manque fondamental de moyens aériens. Cela est incompréhensible pour les populations et les professionnels. Ces derniers prennent, d’ailleurs, des risques accrus sur le terrain : Samedi dernier, un jeune forestier-sapeur de 30 ans a été blessé à la tête au cours d’une intervention à Corti. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement. La situation actuelle témoigne, encore une fois, de la nécessité de disposer de moyens aériens permanents en Corse. Dans la Restonica, comme dans le Niolu, si les Canadairs avaient été mis à disposition immédiatement, les incendies auraient été plus rapidement et fortement contenus. La gestion des moyens aériens, censée être mis à disposition par l’Etat, pose aujourd’hui problème : ➡️ La disponibilité des avions et hélicoptères est aléatoire, puisque la décision ultime est prise par le Centre National des Moyens Aériens, basé à Nîmes; ➡️ La Cellule de Coordination Avancée de la Sécurité Civile (CCASC), basée à Aiacciu, doit constamment référer de ses besoins à Nîmes. 𝐄𝐧 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞́𝐪𝐮𝐞𝐧𝐜𝐞, 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬 𝐚𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐥’𝐄𝐭𝐚𝐭 𝐧𝐞 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐯𝐫𝐚𝐢𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐦𝐢𝐬 𝐚̀ 𝐝𝐢𝐬𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐚𝐧𝐝𝐚𝐧𝐭𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐨𝐩𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐬𝐞𝐜𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐜𝐨𝐫𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐟𝐞𝐮𝐱. 𝐂𝐞𝐮𝐱-𝐜𝐢 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝’𝐮𝐧 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐫𝐝 𝐞𝐱𝐭𝐞́𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫… La Corse ne peut être l’otage permanent des manquements graves de l’Etat français dans l’organisation de sa lutte anti incendie, avec des moyens vieillissants et inadaptés, et de ses logiques comptables ou financières qui hypothèquent sa terre, sa faune et sa flore.
U FOCU BASTA !
