« Femu a Corsica organise une réunion publique contre le projet éolien offshore »

(Corsicainfurmazione.org, Publié le 19 mai 2026) Le mouvement Femu a Corsica organise une réunion publique le samedi 23 mai à Santa Maria di Lota – Miomu afin d’échanger autour du projet de parc éolien offshore porté par la société italienne Eni.

Le projet prévoit l’installation de 48 éoliennes flottantes sur une zone maritime de 264 km², située à proximité du Cap Corse et du Parc naturel marin du Cap Corse et des Agriate. Dans son communiqué, Femu a Corsica affirme soutenir le développement des énergies renouvelables sur le principe, tout en exprimant plusieurs inquiétudes concernant ce projet de grande ampleur.

Le mouvement évoque notamment les conséquences possibles sur l’environnement marin, les ressources halieutiques et la sécurité maritime dans une zone particulièrement fréquentée. Il critique également les mécanismes de coopération transfrontalière qui, selon lui, limitent fortement la capacité de décision des institutions corses sur des projets ayant pourtant un impact direct sur l’île et son espace maritime.

Femu a Corsica estime que cette situation illustre les limites institutionnelles actuelles de la Corse et remet au centre du débat la question d’un statut d’autonomie permettant à l’île de disposer d’un véritable pouvoir de décision sur les projets stratégiques concernant son territoire, son environnement et son avenir énergétique.

Irène Poli

Communiqué de Femu A Corsica :Femu a Corsica organise une réunion publique le samedi 23 mai à 11 h à Santa Maria di Lota – Miomu (Casa Culturale) consacrée au mégaprojet éolien porté par la société italienne Eni. Ce projet prévoit 48 éoliennes flottantes sur 264 km², soit une surface de 24 km sur 21 km. Ce parc éolien offshore est prévu pour être implanté à seulement 28 km du Cap Corse et à 6 km de nos eaux territoriales, à proximité immédiate du Parc Naturel marin du Cap Corse et des Agriate. Quand bien même les énergies nouvelles renouvelables sont elles, sur le principe, à soutenir, ce projet de méga-parc éolien pose plusieurs problèmes majeurs : – Son impact environnemental sur le milieu marin et les ressources halieutiques ; – Les incidences sur la sécurité maritime dans un canal très fréquenté ; – La nature des procédures en matière de coopération transfrontalière, qui permet aux États d’imposer à la Corse et aux Corses des décisions qui nous concernent et nous impactent directement. Les institutions de la Corse n’ont en effet aucune compétence propre et les différentes collectivités et les citoyens ne sont consultées que pour avis simple, la décision revenant in fine à l’État italien. De même, à supposer que la décision soit in fine favorable, le Cap corse et la Corse ne retireraient aucune contrepartie de la réalisation de ce projet y compris en matière de fourniture d’énergie. Nous n’avons donc à ce jour, un demi-siècle après les boues rouges, aucun pouvoir de décision réel sur des décisions majeures qui concernent et impactent directement notre île, son écosystème marin, et notre avenir énergétique. Cette situation démontre, une fois encore, l’urgence et la nécessité d’un véritable statut d’autonomie. Un statut d’autonomie qui garantisse à la Corse de faire entendre sa voix et prendre en compte ses intérêts, au-delà d’un simple avis consultatif, dans les projets structurants qui concernent notre espace méditerranéen et nos intérêts stratégiques. U populu corsu vole ammaistrà u so prisente è u so avvene. Difendimu a nostra terra, u nostru mare è u nostru avvene. À truvà ci sabbatu, u 23 di maghju in a Casa Culturale di Santa Maria di Lota !

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