(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 14 mai 2026) Dix jours après la découverte d’une balise de géolocalisation équipée d’un dispositif d’écoute clandestine dans un véhicule du STC, le syndicat affirme avoir appris que d’autres militants liés à l’associu SULIDARITÀ et au mouvement NAZIONE auraient également été visés par des dispositifs similaires.
Dans ce communiqué, le STC apporte son soutien aux militants concernés et dénonce des pratiques de surveillance politique qu’il considère comme contraires aux libertés publiques et aux principes démocratiques. Le syndicat estime que ces méthodes rappellent les périodes de forte répression contre le mouvement national et social corse et accuse l’État français de considérer l’engagement militant comme une menace à surveiller.
Le STC affirme par ailleurs que les recherches menées autour du matériel retrouvé dans son véhicule orienteraient désormais ses soupçons vers le ministère de l’Intérieur et la Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI). Selon l’organisation, si une telle implication venait à être officiellement confirmée, cela constituerait un scandale d’État particulièrement grave, notamment en raison de l’utilisation présumée de moyens clandestins contre des militants syndicaux.
Le syndicat estime également qu’il est impossible d’exclure que d’autres militants, organisations syndicales, politiques ou associatives puissent être concernés sans le savoir par des dispositifs similaires. Il appelle ainsi à une vigilance collective et à une mobilisation autour de la défense des libertés fondamentales.
Le communiqué replace aussi cette affaire dans un contexte politique plus large, en évoquant les relations entre Paris et la Corse ainsi que les tensions autour de la langue corse et du dossier Scola Corsa. Le STC considère que l’attitude de l’État dans ces différents dossiers contribue à renforcer le sentiment de défiance et d’incompréhension au sein d’une partie de la société corse.
Le syndicat appelle les organisations politiques, syndicales et associatives à se mobiliser face à ce qu’il qualifie de dérive préoccupante et réaffirme son soutien aux personnes visées en raison de leurs idées, de leur engagement ou de leur attachement à la cause corse.
Jean Rossi

Le communiqué du STC : Dix jours après la découverte d’une balise de géolocalisation équipée d’un dispositif d’écoute clandestine dans un de nos véhicules, nous apprenons aujourd’hui que d’autres militants engagés, issus de l’associu SULIDARITÀ et de Nazione, auraient également été visés par des dispositifs similaires.
Le STC apporte son soutien total et sa solidarité à l’ensemble des patriotes concernés par ces pratiques occultes d’un État qui prétend pourtant défendre les libertés publiques et les principes démocratiques.
Ces méthodes de surveillance politique, de traçage et d’écoute clandestine rappellent les heures les plus sombres de la répression menée contre le mouvement national et social corse. Elles démontrent surtout que l’État français continue de considérer l’engagement militant en Corse comme une menace à surveiller plutôt qu’une expression légitime d’un peuple qui revendique ses droits.
Aussi, les recherches menées par notre organisation syndicale, concernant le matériel d’espionnage utilisé sur notre véhicule, nous conduisent aujourd’hui, avec certitude, vers le ministère de l’Intérieur et sa sulfureuse Direction Générale de la Sécurité Intérieure (DGSI). Si cela venait à être confirmé officiellement, il s’agirait d’un scandale d’État d’une gravité extrême. En effet, utiliser des moyens clandestins contre des militants syndicaux constitue une attaque sans précédent.
En l’état actuel des choses, rien ne permet d’exclure que d’autres militants, d’autres organisations syndicales, politiques ou associatives soient également visés par ces dispositifs de surveillance sans même en avoir connaissance aujourd’hui. Cette situation extrêmement grave impose une vigilance collective et une mobilisation de tous ceux attachés aux libertés fondamentales et démocratiques.
Depuis toujours, les différentes phases de dialogue entre Paris et la Corse se sont généralement accompagnés d’une prise en compte de la question de la répression et d’une volonté d’apaisement du climat politique. Aujourd’hui, l’État fait exactement l’inverse en ravivant les tensions par des pratiques de surveillance clandestine qui ne peuvent conduire qu’à davantage de défiance et d’incompréhension.
Cette stratégie de tension se retrouve également dans l’attitude volontairement provocatrice adoptée par l’État français concernant la langue corse et la gestion de l’école immersive « Scola Corsa ». Alors que la défense et la transmission de notre langue devraient relever d’un enjeu culturel fondamental et d’un intérêt collectif, Paris persiste dans une logique de blocage et de suspicion, alimentant une nouvelle fois le sentiment d’injustice et de mépris ressenti par une grande partie du peuple corse, à en témoigner les très nombreux soutiens reçu par « Scola Corsa » ces dernières semaines.
Per contu nostru, li seremu sempre à latu è li purtemu ùn sustegnu maiò !
Force est de constater que le jeu de l’État est aux antipodes de toute volonté sincère de résolution du conflit politique qui oppose Paris et la Corse depuis plus de 250 ans. On ne construit ni la confiance, ni l’apaisement, ni un avenir politique par l’espionnage, la suspicion et la criminalisation de militants engagés dans la vie démocratique de leur pays.
Face à cette dérive inquiétante, il appartient désormais à toute la société corse, aux organisations syndicales, politiques et associatives, de se mobiliser pour défendre les libertés fondamentales et dénoncer ces atteintes graves aux droits collectifs et individuels.
Le STC restera pleinement mobilisé aux côtés de tous ceux qui sont aujourd’hui visés pour leurs idées, leur engagement et leur attachement au peuple corse.
EPPURU SIMU QUÌ !
EVVIVA A LIBERAZIONE NAZIUNALE
EVVIVA A LIBERAZIONE SUCIALE

