(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 8 mai 2026) Dans un communiqué offensif, A Manca dénonce ce qu’elle considère comme une grave dérive de l’appareil d’État contre le mouvement syndical et national corse. L’organisation accuse directement des services de police d’avoir placé sous surveillance des responsables du STC à travers des dispositifs d’écoute et de filature, qualifiés d’atteinte intolérable aux libertés syndicales et démocratiques.
Pour A Manca, ces pratiques ne sont pas isolées mais s’inscrivent dans une offensive politique plus large menée contre la Corse, notamment autour de la langue corse et de son enseignement. Le mouvement établit un lien direct entre les attaques visant le STC et les tensions récentes autour des revendications culturelles et nationales, y voyant la résurgence d’une « stratégie de la tension » destinée à fragiliser toute perspective d’évolution politique ou d’autonomie.
Le communiqué met également en cause l’attitude du gouvernement français, accusé de tenir un double discours entre ouverture politique affichée et actions clandestines menées contre les forces syndicales et nationalistes. A Manca appelle enfin à identifier et sanctionner les responsables de ces opérations, affirmant que certaines composantes de l’appareil d’État agissent ouvertement contre les intérêts du peuple corse.
Jean Rossi
Le communiqué d’A manca : Surveillance du STC et attaques contre la Corse : halte à la stratégie de la tension
A Manca condamne avec la plus grande fermeté les méthodes policières qui visent des responsables du STC.
La pose de dispositifs consistant à écouter et filer des syndicalistes est totalement inacceptable. Cela constitue une atteinte gravissime à l’action syndicale que rien ne saurait justifier. Indubitablement, ce sont des services de police qui se sont rendus coupables de la mise en place de dispositifs destinés à mettre sous surveillance des militants syndicaux. Cela n’a pu être exécuté sans les ordres de leur hiérarchie.
Nous constatons que se multiplient depuis ces dernières semaines des attaques frontales autour de la question de la langue corse et de son enseignement. Ces provocations sont à relier aux derniers événements visant le STC. Une nouvelle fois et à l’heure d’échéances politiques majeures, se met en branle une stratégie de la tension. Cela n’a hélas rien de nouveau. Déjà dans le passé, de telles méthodes furent employées afin de faire échouer toute perspective de solutions politiques concernant l’avenir de notre pays.
Sans tergiverser en aucune manière, ce gouvernement se doit de mettre un terme à des manœuvres de basse politique. Il ne peut y avoir de double attitude : l’une affichant une prétendue volonté politique et l’autre consistant à entraver dans l’ombre un processus dit d’autonomie.
Nous affirmons ici qu’au sein de l’appareil d’Etat agissent des forces radicalement hostiles aux intérêts du peuple corse. Ces factieux doivent être identifiés et sanctionnés. Rappelons qu’il en va de la responsabilité majeure des plus hautes autorités de l’Etat français et du gouvernement.
A MANCA

