(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 18 avril 2026) À l’occasion de la journée internationale de solidarité avec les prisonniers politiques, deux mobilisations distinctes mais convergentes se sont déroulées en Corse, à Bastia et à Ajaccio, illustrant une même ligne politique et militante.
À Bastia, devant la préfecture, l’association Aiutu Paisanu et le mouvement Core in Fronte ont dénoncé la persistance d’une répression qu’ils qualifient de « justice d’exception », pointant les incarcérations, les contrôles judiciaires prolongés et les dispositifs comme le FIJAIT. Dans le même temps, à Ajaccio, au Palais des Congrès, l’associu Sulidarità a réuni militants, avocats et délégations internationales autour d’un constat partagé : celui d’une pression policière et judiciaire durable, inscrite dans des logiques antiterroristes jugées disproportionnées. Les témoignages, tant corses qu’internationaux, de la Kanaky à la Catalogne, ont mis en lumière des trajectoires marquées par l’éloignement, les procédures longues et les conséquences humaines des interpellations.
Ces deux temps forts, organisés le même jour, s’inscrivent dans une dynamique commune de dénonciation et de structuration d’une solidarité politique. À Ajaccio, la présence d’un drapeau palestinien est venue rappeler l’origine de cette journée, initiée en 1975 par les prisonniers palestiniens, avant d’être réactualisée en 2004 par plusieurs nations sans État, dont la Corse et le Pays basque. Ce symbole a renforcé la lecture internationaliste portée par les intervenants, établissant un parallèle assumé entre différentes luttes de libération nationale. Ainsi, de Bastia à Ajaccio, au-delà des formes, rassemblement et conférence, c’est une même volonté qui s’est exprimée : inscrire la question des prisonniers politiques corses dans un combat plus large, où la dénonciation de la répression s’accompagne d’un appel à la reconnaissance politique et à une solution globale.
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Crédit photos Laetitia Leca :




Crédit photos CORE IN FRONTE


