(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 11 avril 2026) Arrêté le 26 mars 2024 à Bastia, Stéphane Ori, militant de Core in Fronte, a été incarcéré durant 19 mois à la prison de La Santé, à Paris, dans le cadre d’une enquête antiterroriste liée notamment à une réunion clandestine du FLNC en 2021.
Mis en examen pour « association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste », il a vu plusieurs demandes de remise en liberté refusées avant d’être finalement libéré le 23 octobre 2025.
À sa sortie de détention, il a été placé sous bracelet électronique à Aix-en-Provence, une mesure dénoncée par ses soutiens comme un exil imposé loin de la Corse. Son dossier judiciaire étant désormais clôturé, il est aujourd’hui de retour sur l’île (ce 11 avril 2026), sous contrôle judiciaire, et a retrouvé sa famille après la levée de son bracelet électronique.
Pour son mouvement et ses soutiens, cette affaire illustre les limites d’une réponse strictement répressive à la question nationale corse. Ils dénoncent une procédure jugée fragile et politiquement motivée, et réaffirment une revendication claire : la pleine liberté de Stéphane Ori et la fin de toute forme de pression judiciaire à l’encontre du mouvement national corse.
J.R Balzano
« De la prison au bracelet en exil : une liberté incomplète »
Le communiqué de Core In Fronte : Sté Ori rentre en Corse ce matin, Il y retrouve sa famille. Le bracelet électronique lui a été enlevé. Arrêté en mars 2024, incarcéré à la prison de la Santé puis placé, fin 2025, sous bracelet électronique à Aix en Provence, il est aujourdhui sous contrôle judiciaire en Corse. La répression ne sera jamais une réponse politique à la question nationale corse.

