« Scola Corsa en danger : l’État doit enfin assumer ses responsabilités »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 7 avril 2026) Le STC Éducation monte au créneau pour défendre Scola Corsa, dénonçant une situation devenue intenable : malgré ses résultats reconnus et son rôle central dans la transmission linguistique, l’enseignement immersif reste plongé dans une précarité juridique inacceptable depuis la décision du Conseil constitutionnel de 2021.

Le syndicat affirme que ce modèle éducatif n’est ni marginal ni idéologique, mais une réussite éprouvée, formant des élèves performants et ouverts, tout en répondant à une urgence culturelle et identitaire. Pour lui, remettre en cause Scola Corsa revient à attaquer un patrimoine reconnu jusqu’à l’international.

Face à cette situation, la revendication est claire et non négociable : la contractualisation immédiate de tous les enseignants, seule garantie de stabilité, de reconnaissance et de pérennité du système. Le STC exige également une sécurisation juridique urgente et un véritable engagement de l’État en faveur des langues régionales.

Soutenu par l’opinion publique et déterminé à ne rien lâcher, le syndicat prévient : il est temps d’en finir avec l’ambiguïté et de passer aux actes pour inscrire durablement Scola Corsa dans le service public.

Jean Rossi

La déclaration liminaire du STC Education lors du CSA du 7 avril 2026

Pour une reconnaissance pleine et entière de Scola Corsa

Mesdames, Messieurs,

Nous prenons la parole aujourd’hui dans un contexte de tension, mais aussi de détermination. Face aux propos outranciers et au mépris affichés par l’ancien ministre J.M. Blanquer, Scola Corsa ne se contentera plus de défendre son existence : elle exige désormais les moyens de sa mission.

Un modèle de réussite, pas une menace

Depuis sa création, Scola Corsa ne s’oppose à aucun modèle ; elle répond à une urgence culturelle et à une demande citoyenne massive. Prétendre que sa démarche vise un monolinguisme d’exclusion est un mensonge éhonté. Au contraire, nous forgeons des citoyens de demain, ouverts à la pluralité du monde et dotés d’une complémentarité linguistique exemplaire.

L’excellence pédagogique comme seule réponse

Le réseau scolaire immersif associatif n’est pas une alternative de seconde zone. C’est un modèle de réussite qui a fait ses preuves depuis un demi-siècle au sein du réseau Eskolim. Que ce soit en Bretagne, au Pays Basque, au pays catalan, en Occitanie ou ici en Corse, les résultats sont sans appel : nos élèves bi-plurilingues atteignent un niveau d’excellence, se classant régulièrement parmi les meilleurs de l’Hexagone au baccalauréat.

Prétendre que l’immersion menace la langue française est une contre-vérité idéologique. Nous formons des citoyens ouverts, maîtrisant une complémentarité linguistique qui est une force dans le monde d’aujourd’hui.

L’hypocrisie du cadre actuel

Pourtant, malgré cette excellence et la validation de nos classes par l’État, nous sommes maintenus dans une précarité intolérable. La décision du Conseil Constitutionnel du 21 mai 2021, consécutive à la loi Molac, a jeté nos écoles dans une insécurité juridique qui menace leur existence même.

S’attaquer à l’un des membres du réseau Eskolim, c’est s’attaquer à l’ensemble d’un patrimoine reconnu par la Constitution et par l’UNESCO comme une richesse de l’Humanité. Il est inadmissible.

L’urgence de la contractualisation : un droit, pas une faveur

Mais l’excellence ne peut reposer sur l’incertitude. Aujourd’hui, nous portons une revendication centrale et non négociable :
la généralisation de la contractualisation de tous nos postes d’enseignants de Scola Corsa.

Après la validation de nos premières classes, mises en cause par l’ancien ministre de l’Éducation Nationale J.M. Blanquer, nous sommes engagés dans une phase de négociation décisive. Cette contractualisation est le seul verrou capable de garantir la stabilité de nos équipes et la pérennité de notre offre éducative. Nous n’acceptons plus que nos enseignants et nos familles vivent sous l’épée de Damoclès d’une insécurité juridique héritée de la décision du Conseil Constitutionnel de 2021.

Contractualiser, c’est reconnaître que Scola Corsa remplit une mission de service public.

Nos exigences

Nous demandons à l’État de sortir de l’ambiguïté :

La sécurisation immédiate du cadre juridique de l’enseignement immersif pour mettre fin à la menace qui pèse sur nos écoles. Cela est valable pour Scola Corsa comme pour nos écoles publiques et nos classes immersives publiques.
L’aboutissement rapide des négociations pour la prise en charge contractuelle de l’ensemble de notre corps enseignant.
Le respect de l’ensemble du patrimoine linguistique de la France, tel que défini par la Constitution, qui ne doit plus être un vain mot mais une réalité budgétaire et administrative.

L’opinion publique est avec nous, les textes internationaux nous protègent, et notre détermination est totale. S’attaquer à un membre de notre réseau Eskolim, c’est s’attaquer à nous tous.

Il est temps d’ancrer définitivement Scola Corsa dans le paysage éducatif corse par des actes concrets et des postes pérennisés. Nous ne faiblirons pas.

Jean-Pierre Luciani
Secrétaire National du STC Education

. . A l'accorta annant'à Google Infurmazione For Latest Updates Follow us on Google News Nos dernière informations sur Google Actus

Produit CORSU E RIBELLU

bandeauribelluteeshirt (1)

Produits à partir de 13e

error: