(Unità Naziunale, Corsicainfurmazione.org, Publié le 21 avril 1994) Au printemps 1994, dans un contexte de rupture de la trêve et de tensions politiques croissantes, U Ribombu, organe de la Cuncolta et du FLNC canal historique, met en une la revendication d’une série d’actions armées menées contre des symboles de l’État français, dont la base aérienne 126 de Solenzara et plusieurs gendarmeries.
À travers ce texte, le FLNC affirme inscrire ces opérations dans une logique de rapport de force maîtrisé, rejetant explicitement l’idée d’une guerre totale contre l’État et réaffirmant que l’issue du conflit corse ne peut être que politique. L’action clandestine est ainsi présentée comme un levier destiné à peser sur les choix politiques, notamment face à ce qui est dénoncé comme une dérive spéculative incarnée par des projets immobiliers tels que Sperone.
Le discours développe une critique frontale des élites locales et des intérêts économiques extérieurs, accusés de trahir les intérêts du peuple corse. En réponse, le mouvement met en avant la nécessité d’outils structurants d’émancipation, au premier rang desquels un code des investissements, conçu comme un instrument de protection foncière, économique et identitaire.
Cet article s’inscrit pleinement dans une séquence où la question du développement de l’île cristallise les oppositions, entre logique libérale soutenue par l’État — alors représenté notamment par François Léotard — et projet nationaliste de maîtrise collective du foncier et de l’économie.
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