(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 31 mars 2026) Face à la nouvelle carte scolaire imposée par l’État, le PNC – Partitu di a Nazione Corsa alerte sur une menace directe contre l’avenir éducatif, social et culturel de la Corse.
Derrière une logique strictement comptable, le communiqué dénonce des suppressions de postes — dont une vingtaine sur l’île — qui fragilisent des territoires déjà confrontés à l’isolement et au décrochage scolaire. Pour le PNC, chaque fermeture de classe accélère la désertification rurale et affaiblit le rôle central de l’école comme pilier de vie dans les villages.
Au-delà de l’aspect éducatif, c’est aussi le projet linguistique et l’avenir culturel corse qui sont directement menacés. Le mouvement critique une absence de concertation réelle avec les acteurs locaux, pointant une rupture de confiance qui alimente aujourd’hui les mobilisations et blocages.
Le PNC appelle ainsi à un changement de cap : mise en place d’une cogestion entre l’institution académique et les élus, moratoire immédiat sur les fermetures de classes dès 2026, et définition d’une politique éducative adaptée aux réalités insulaires.
Le parti affirme enfin son soutien aux enseignants, parents et élus mobilisés, au nom de la défense des enfants et de l’avenir du peuple corse.
Scrianzatu

Le communiqué du PNC – Partitu di a Nazione Corsa avec prière d’insérer : Depuis plusieurs jours, les blocages se multiplient en Corse : nos écoles sont en danger. Derrière la logique comptable de l’État, c’est l’avenir de nos enfants et la survie de nos villages qui sont en jeu. Ici, l’école est souvent le dernier rempart contre la désertification rurale.
Malgré les discours rassurants, la réalité est claire : des milliers de postes seront supprimés, dont une vingtaine en Corse. Pour l’administration, ce sont des ratios ; pour nous, c’est une catastrophe. L’école en Corse n’est pas une variable d’ajustement.
Comment appliquer une logique purement mathématique à un territoire marqué par le décrochage scolaire et les contraintes géographiques ? Supprimer une classe, c’est déjà abandonner un territoire.
Cette politique menace aussi notre projet linguistique et, à terme, notre avenir culturel.
Face à l’absence de véritable concertation, le blocage devient le symptôme d’une rupture de confiance. Nous refusons cette situation.
Nous demandons une véritable cogestion entre l’Académie et les élus, une vision stratégique adaptée à la réalité de l’île, et non des décisions déconnectées du terrain.
Nous exigeons un moratoire sur les fermetures de classes dès 2026 et un changement profond de logique : garantir des moyens stables en échange de projets éducatifs ambitieux et adaptés à la Corse.
Soutien total aux enseignants, aux parents et aux élus engagés, au nom des enfants du peuple corse.
« Carte scolaire : trop c’est trop, toutes les sections STC appelées à converger »

