(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, publié le 13 mars 2026) Dans une salle pleine à craquer du Palais des Congrès d’Aiacciu, devant plusieurs centaines de personnes rassemblées dans une ambiance survoltée faite de chants patriotiques, de bandere testa mora et d’enthousiasme militant, le meeting de la liste Aiacciu Vivu a marqué un moment politique fort de cette campagne municipale.
Cette soirée a surtout confirmé une dynamique : celle d’une Union Nationale retrouvée, portée par Jean-Paul Carrolaggi et ses colistiers, convaincus que le rassemblement des forces patriotiques est désormais la condition de la victoire et du changement à Ajaccio.
Face à une salle acquise à la cause, le candidat nationaliste a insisté sur le sens de cette union.
Ce rassemblement n’est pas un arrangement électoral mais l’expression d’une nécessité politique et populaire. Pour lui, l’heure est venue de dépasser les divisions passées pour construire une force capable de transformer la ville et de rendre aux Ajacciens la maîtrise de leur avenir. Il l’affirme avec force : « Notre choix est assurément le bon. L’union sera synonyme de victoire », rappelant que cette dynamique répond à une attente profonde des militants comme de la population. L’idée est claire : rassembler largement pour créer un rapport de force capable de renverser un système installé depuis trop longtemps.
Autour de lui, les différentes composantes du mouvement national se retrouvent dans une même démarche. Des figures issues de sensibilités diverses se sont agrégées à cette liste, illustrant concrètement cette volonté d’unità naziunale. Dans la salle, beaucoup voient dans ce rassemblement l’aboutissement d’une aspiration ancienne du mouvement nationaliste corse : démontrer qu’au-delà des divergences, l’intérêt collectif et l’avenir du peuple corse doivent primer. Cet espoir partagé évoque l’idée que le mouvement national doit montrer qu’il peut dépasser ses rancœurs pour avancer ensemble.
Les interventions qui suivent mettent en lumière l’une des préoccupations majeures de la population : la crise du logement et la spéculation immobilière. La jeunesse engagée dans la campagne rappelle combien il devient difficile pour les jeunes Ajacciens de se projeter dans leur propre ville. L’objectif affiché est clair : mettre fin à la logique de dépossession qui voit les habitants repoussés vers la périphérie pendant que les logements sont accaparés par la spéculation et les locations touristiques. La liste propose des mesures fortes pour inverser cette tendance : régulation des meublés touristiques, statut de résident, bail réel solidaire et mobilisation des outils juridiques permettant de préserver l’accès au logement pour les habitants.
Cette question du logement est d’ailleurs présentée comme l’un des symboles du dérèglement actuel. Pour plusieurs intervenants, la véritable insécurité n’est pas seulement celle dont parlent les discours sécuritaires traditionnels, mais celle vécue par les familles qui ne peuvent plus se loger ou par les commerçants qui voient leur ville se vider. Luc Bernardini résume cette idée en dénonçant une économie spéculative qui profite à quelques-uns pendant que la population locale subit les conséquences de cette transformation. L’objectif est donc de redonner confiance aux Ajacciens et de reconstruire un modèle de développement équilibré.
La jeunesse, très présente dans la salle, est également mise à l’honneur. Plusieurs intervenants insistent sur le rôle déterminant de cette nouvelle génération qui s’engage en politique avec la volonté de défendre sa ville et son avenir. Pour les responsables de la liste, cette jeunesse représente non seulement une force militante mais aussi la promesse d’un renouvellement politique profond.
Au-delà des propositions concrètes, le meeting a surtout été marqué par une critique frontale de la gestion municipale actuelle. Jean-Paul Carrolaggi dénoncera un pouvoir municipal enfermé dans l’arrogance et coupé de la réalité quotidienne des habitants. Fort de son expérience de médecin dans le quartier des Salines depuis plus de trente ans, il affirme avoir été témoin direct des difficultés sociales et économiques rencontrées par les Ajacciens. Cette expérience nourrit sa conviction que la politique doit rester connectée à la vie réelle des gens.
Dans ce contexte, le candidat nationaliste dénonce une gestion municipale marquée par le gaspillage de l’argent public, la spéculation immobilière et la perte progressive de l’identité ajaccienne. Selon lui, la ville est aujourd’hui confrontée à une pression démographique et économique qui menace son équilibre social et culturel. Il déplore notamment une situation où la ville chasse progressivement ses propres habitants au profit d’intérêts économiques extérieurs.
Face à ce constat, Aiacciu Vivu propose une rupture politique assumée. L’objectif est de construire un modèle alternatif fondé sur la protection des habitants, la maîtrise du développement urbain et la préservation de l’identité de la ville. Cette ambition s’inscrit dans une vision plus large : celle d’une ville capable de se libérer d’un système de dépendances et d’obligations politiques. Carrolaggi affirme ainsi que la majorité sortante « ne tient que par un système d’affiliés et d’obligés », un système que les Ajacciens seraient désormais prêts à rejeter.
Dans cette perspective, l’appel au rassemblement devient central. Les intervenants rappellent que le rapport de force se construit dès le premier tour et que chaque voix compte pour ouvrir une nouvelle étape politique. Julia Tiberi insiste ainsi sur la nécessité d’un vote utile capable de créer immédiatement une dynamique électorale favorable au changement.
La soirée s’achèvera sur un appel clair à la mobilisation populaire. Pour Jean-Paul Carrolaggi, Ajaccio se trouve à un moment décisif de son histoire politique. Il affirme que la victoire est possible si les Ajacciens choisissent de se rassembler autour de cette union nationale. Son message final résume l’esprit de la campagne : « Nous sommes les seuls en capacité de renverser la clique politico-affairiste » installée à la mairie.
Ainsi, ce meeting aura surtout démontré que la dynamique d’unità naziunale portée par Aiacciu Vivu dépasse la simple logique électorale. Elle se présente comme un projet politique et populaire visant à redonner aux Ajacciens la maîtrise de leur ville, à lutter contre la spéculation et la dépossession, et à ouvrir une nouvelle page politique fondée sur la justice sociale, la dignité et la défense du peuple corse. Dans cette perspective, pour les militants présents ce soir-là, la conviction est désormais partagée : l’unité retrouvée peut devenir la clé d’une victoire historique.
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(FR3Corse)
(Corse Matin) « Notre choix est assurément le bon. L’union sera synonyme de victoire ».
(Corse Net Infos) « Nous ne sommes pas un espoir, nous sommes la solution ».
(RcfM) « Nous sommes nationalistes, mais avant tout Ajacciens ».
(Stampa Paese)
(Journal de la Corse)

