Les soignants accusent la CFDT d’avoir communiqué sans concertation, en diffusant des messages qui ne reflètent ni leurs propos ni la réalité du terrain. Une situation qu’ils estiment constituer une rupture de confiance et une atteinte à l’intégrité de leur engagement.
Dans le même temps, le personnel hospitalier décrit un établissement à bout de souffle : urgences exsangues, services sous tension permanente, agents épuisés mais debout par seule conscience professionnelle. Les tentatives d’édulcoration sont vécues comme un mépris envers les soignants et les patients.
Le conflit des brancardiers cristallise la colère : récupération médiatique, puis désolidarisation brutale. Pour les signataires, ces pratiques traduisent un syndicalisme d’accompagnement, aligné sur la direction et coupé de la base.
À l’inverse, le STC est présenté comme l’unique organisation indépendante et fidèle aux travailleurs corses. Au-delà des querelles syndicales, les agents rappellent que la santé en Corse n’est pas un outil de communication mais un combat vital pour la dignité et l’avenir du service public. Leur message est clair : ils ne se tairont pas et poursuivront la lutte pour des moyens humains et le respect des soignants.
Jean Rossi
Le dernier communiqué en date du 27 février 2026 : Le Collectif des Urgences, syndiqué et non syndiqué, tient à exprimer publiquement son opposition catégorique aux positions et aux méthodes du syndicat majoritaire (CFDT). Nous dénonçons une contradiction entre le communiqué diffusé et les déclarations faites aux médias sans concertation préalable avec le collectif. Cette situation porte atteinte à la confiance, à la transparence et à l’intégrité de notre engagement. Nous refusons d’être associés à une communication qui ne reflète pas fidèlement nos propos ni nos positions. Le collectif a officiellement fait part à la CFDT de sa volonté de ne plus être représenté par celui-ci.