(CorsicaInfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 12 février 2026) Le FLNKS dénonce un calendrier institutionnel imposé par l’État après la signature de l’accord politique de janvier, qu’il juge dangereux pour l’avenir du pays et porteur d’une dépendance accrue vis-à-vis de la France.
Alors qu’une délégation indépendantiste est en déplacement à Paris pour défendre sa position auprès des responsables politiques français, le mouvement appelle à une mobilisation pacifique afin de faire entendre la voix du peuple kanak et de ses soutiens face à une réforme institutionnelle menée « à marche forcée ».
Le communiqué du FLNKS :
FRONT DE LIBERATION NATIONALE KANAK et SOCIALISTE
Bureau Politique du FLNKS
Nouméa le 13 Février 2026
COMMUNIQUÉ BP FLNKS
Le calendrier institutionnel de l’Etat suite à la signature de l’accord Elysée-Oudinot est enclenché. Un calendrier mortifère qui nuit toutes chances de retour à la sérénité et qui cristallise de plus en plus les positions alors que l’année 2026 doit être une année d’échéances électorales.
Les élections municipales sont également enclenchées et les équipes sur le terrain sont dans les starting-blocks pour donner le feu vert à leur propagande. Les échanges dans les constitutions des listes sont concentrés sur le quotidien des populations, qui passe nécessairement par une visibilité sur l’avenir institutionnel.
Sauf que l’accord signé début janvier n’offre aucune visibilité tant politique qu’économique. Il enfonce notre pays dans une situation de dépendance morale et financière de notre pays vis-à-vis de la France et prévoit de nous enfermer dans une hyper-provincialisation risquée pour la cohésion du pays qui souffre déjà de radicalisation des positions accentuée par des élus en manque de légitimité électorale.
Une délégation du FLNKS est actuellement à Paris pour rencontrer tous les acteurs de la vie politique française afin de donner notre version de la situation. Elle est composée du président et des parlementaires indépendantistes entre autres, et a sollicité des rendez-vous avec l’ensemble des groupes parlementaires, car le texte qui va modifier la constitution française afin d’entériner l’accord politique est en cours de traitement, le projet de loi constitutionnelle passera devant le sénat français le 18 février prochain.
Ce calendrier à marche forcée est pris en étau dans la campagne municipale. Ce qui rend la démarche encore plus floue au moment où les populations du pays se questionnent sur leur quotidien.
Pour ne pas que les décisions soient prises en France sans entendre notre voix et alerter l’opinion française pendant la mission de la délégation en France.
Le Bureau politique du FLNKS appelle à la mobilisation pacifique le samedi 14 février à partir de 08h devant les grilles du haut-commissariat et encourage les relais dans le nord et les îles à coordonner leurs actions en affichant nos couleurs.
Pour le BP du FLNKS
Dominique Fochi

