(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 8 février 2026) La liste « Aiacciu Vivu », menée par le médecin et conseiller municipal d’opposition Jean-Paul Carrolaggi, s’inscrit dans une démarche d’union nationaliste en vue des élections municipales de mars prochain à Ajaccio.
Présentée comme un rassemblement inédit, elle agrège des personnalités issues de plusieurs formations, notamment Femu a Corsica, Core in Fronte, ainsi que des figures proches du PNC ou Corsica Libera, Nazione. L’objectif affiché est clair : dépasser les clivages internes pour offrir une alternative municipale capable de « faire changer la ville ».
Parmi les noms marquants figurent Julia Tiberi, ancienne membre du PNC et placée en deuxième position, Romain Colonna, président du groupe Fà Populu Inseme à l’Assemblée de Corse, ou encore Luc Bernardini et Davia Benedetti pour Core in Fronte. La présence de Géraldine Arrighi, issue du mouvement indépendantiste Nazione, et de l’ancienne élue territoriale Véronique Sciaretti témoigne également de la diversité des sensibilités représentées. La liste s’ouvre par ailleurs à la société civile, à l’image du militant associatif Krimau El Majouti, dans une volonté assumée d’élargir son socle politique.
La présentation officielle, organisée au Palais des congrès d’Ajaccio, a pris des allures de véritable meeting.
Devant plus de cinq cents personnes, dans une atmosphère ponctuée de chants et de drapeaux, militants historiques, sympathisants, jeunes engagés et responsables politiques se sont mêlés dans une ambiance de mobilisation électorale. La présence du président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, ainsi que d’autres figures du mouvement nationaliste, a renforcé l’image d’un rassemblement attendu depuis longtemps.
Les intervenants ont insisté sur le caractère « militant » de la liste et sur la nécessité de l’union pour peser dans le scrutin. Jean-François Casalta a salué le parcours d’un candidat « qui n’a jamais dévié », tandis que Jean-Paul Carrolaggi a revendiqué une équipe composée « d’Aiaccini », ouverte aux acteurs économiques comme à la jeune génération.
Sur le fond, le chef de file a livré un réquisitoire sévère contre la municipalité sortante, dénonçant un système « gangrené par l’affairisme et le népotisme » et évoquant des pratiques telles que le clientélisme ou le chantage à l’emploi. Il a également pointé les difficultés d’accès au logement, l’impact des locations de courte durée, le manque d’investissements dans les écoles ou encore la progression du trafic de drogue.
Face à ces critiques, la liste avance une série de propositions structurantes. Parmi elles : la création d’un office corse du logement social assorti de critères favorisant les résidents, l’interdiction des résidences secondaires dans certains projets urbains, le refus de capitaux étrangers pour la Citadelle, la rénovation des infrastructures sportives et le renforcement de la sécurité avec l’ouverture d’une antenne de police municipale aux Cannes. Jean-Paul Carrolaggi s’est également montré très critique envers le téléporté, qu’il considère comme un « gouffre financier » pouvant aller jusqu’à justifier son démantèlement.
Refusant de « promettre l’impossible », le candidat affirme vouloir améliorer concrètement le quotidien des habitants, en particulier des plus modestes, tout en s’opposant à une croissance démographique qu’il juge incompatible avec l’équilibre de la ville.
Au-delà du programme, la soirée a surtout mis en lumière la recomposition du paysage nationaliste ajaccien. Si le PNC a choisi de partir seul dans la bataille municipale, « Aiacciu Vivu » rassemble un spectre allant des autonomistes aux indépendantistes, complété par des profils de la société civile et des sensibilités plus sociales. Dans la salle, anciens militants, jeunes en quête de perspectives et figures politiques régionales donnaient le sentiment d’un moment charnière pour ce courant.
Face à cinq autres listes — du maire sortant Stéphane Sbraggia à l’union de la gauche menée par Charlotte Cesari, en passant par le RN ou encore la candidature de Pascal Zagnoli — la campagne s’annonce disputée. Une certitude toutefois : avec cette démonstration de force et un discours offensif, Jean-Paul Carrolaggi a officiellement lancé la bataille pour Ajaccio.
Scrianzatu
(Corse Matin) Les 49 noms qui composent l’équipe du médecin ajaccien ont été scandés, ce 6 février, au Palais des congrès d’Ajaccio, scellant la démarche d’union dans une salle galvanisée par le discours d’un leader qui ne compte pas faire de la figuration le 15 mars prochain.
(Corse Net Infos) Elle entend rassembler des nationalistes de tous bords en vue de remporter la mairie d’Ajaccio lors des élections municipales de mars prochain. La liste « Aiacciu Vivu » a été dévoilée ce vendredi soir au Palais des Congrès d’Ajaccio.
(RcfM) Au premier rang, debout dans la foule, le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, également candidat à Bastia, a applaudi la démarche de la liste d’union. Aucun discours de soutien du ténor nationaliste, mais une accolade chaleureuse qui n’est pas passée inaperçue.
(FR3Corse) Enfin, on retrouve en sixième position Géraldine Arrighi, membre du mouvement indépendantiste Nazione. À la seizième position, Véronique Sciaretti, anciennement élue territoriale au sein du groupe Corsica Libera.
(Alta Frequenza)
(Stampa Paese)
(Journal de la Corse)
AIACCIU VIVU
- CARROLAGGI Jean-Paul, médecin généraliste et urgentiste
- TIBERI Julia, avocate – ancien bâtonnier
- COLONNA Romain, maître de conférences HDR – conseiller territorial
- ANTONINI Danielle, médecin cardiologue – conseillère territoriale
- BERNARDINI Luc, manager de branche CPAM de Corse du Sud
- ARRIGHI Géraldine, prufissori di i scoli bislingua
- BURELLI Joseph, retraité – directeur adjoint centre hospitalier
- BENEDETTI Davia, maître de Conférences des universités.
- MINICONI Jean-André, chef d’entreprise
- LAFOND-GHIPPONI Sylvie, directrice adjointe d’un établissement public territorial
- GAFFORY Marc, cadre supérieur
- MILLELIRI Marie-Ange, attachée territoriale
- EL MAJOUTI Krimau, professeur – militant associatif
- PANTALONI Paule, professeur des écoles
- LUCIANI Denis, cadre territorial
- SCIARETTI Véronique, employée EPCI Corse
- D’ORAZZIO Xavier, pêcheur
- CANAVELLI Maria-Francesca, chargée de communication
- MARCHI Laurent, infirmier libéral
- SERRA Nathalie, agent de la fonction publique territoriale
- PIETRI Pierre, joueur puis manager du GFCA Handball
- ARNAUD Marie-Luce, agent de la fonction publique
- MOZZICONACCI Marc, retraité de la fonction hospitalière
- COSIMI Lyvia, chargée de projets, responsable de l’association La Marie Do
- RIOLACCI Florian, technicien en charge du service public de l’assainissement non-collectif
- BATTINI Catherine, infirmière diplômée d’Etat
- BEGLIOMINI Chilianu, agent EDF
- SCHNITZLER Marielle, infirmière
- FUMAROLI Pascal, salarié HCR
- DEGIOVANNI Angelique, chargée de mission CBNC-OEC
- CATALINI Dumè, gérant de société
- FERRI-PISANI Alicia, pédicure-podologue
- PERALDI Laurent, artisan mécanicien
- CASANOVA Laura, agent fonction publique
- DUCANI Joseph, employé EPCI de corse – délégué syndical STC
- TORRE Christine, inspectrice HC de la santé – AHC à la Collectivité de Corse
- CAMPUS Patrick, officier sapeur-pompier professionnel SIS2A
- BONNAFOUX Mattea, conseillère bancaire
- MARY Laurent, responsable d’exploitation
- ROMAGNESI Véronique, infirmière
- NIVAGGIOLI Stefanu, agent service technique au centre de rééducation du Finosello
- SANNA Vanessa, employée au port de commerce d’Ajaccio
- SIGRIST-ROSSI Robin, interne en médecine générale
- NEGA Letizia, personnel navigant
- MASSA Jean-Charles, préparateur physique – pompier volontaire
- PERETTI Claudia, entrepreneur – enseignante yoga
- LECA Tony, retraité SIS2A
- SILVANI Josephine, chargée des ressources humaines Group HR et People
- QUASTANA Paul, retraité de l’enseignement

