(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 22 décembre 2025) Le dernier rapport de l’INSEE confirme une forte croissance démographique en Corse, due quasi exclusivement à l’immigration depuis la France, dans un contexte de solde naturel négatif.
Selon Core in Fronte, cette dynamique accentue la minorisation du peuple corse sur sa propre terre et résulte d’un choix politique historique de l’État français. Cette « colonisation de peuplement » fragilise l’identité, la cohésion sociale et aggrave les difficultés économiques et infrastructurelles de l’île. Face à cette situation, le mouvement revendique la maîtrise des flux migratoires, un véritable statut d’autonomie et le droit à l’autodétermination.
Tuninu
Le communiqué avec prière d’insérer : LE PEUPLE CORSE EN VOIE DE DISPARITION CORSICA, RISERVA INDIANA INNÒ!
L’INSEE vient de publier, le 19 décembre dernier, son dernier rapport sur l’évolution démographique en Corse. Il indique une population de 355486 habitants, au 1er janvier 2023. Cela représente une hausse de 4210 habitants en comparaison avec l’année 2022.
Selon cette projection, la population de la Corse va dépasser les 365000 habitants en 2026. Le « dynamisme » démographique de la Corse est exclusivement dû à l’apport migratoire, en provenance de France. Notre solde naturel reste négatif depuis 2013. Il y a plus de décès que de naissances. Pour Core in Fronte, cet énième rapport de l’INSEE contextualise, une nouvelle fois, la situation de minoration du peuple corse sur sa terre. Entre 2017 et 2023, notre population a augmenté de 1% par an en moyenne, soit la plus forte progression de toutes les régions dites françaises.
La politique de l’Etat français en Corse contribue et encourage cette désintégration. En 1971, le rapport de l’Hudson Institute proposait 2 options de développement pour la Corse : La première était une économie propre fondée sur l’identité; La seconde était une érosion culturelle corse par une immigration massive de personnes venues de “métropole”. L’Etat français a choisi cette dernière alternative.
Dans son manifeste du 5 mai 1976, le 𝐅𝐋𝐍𝐂 ne se trompait pas en indiquant que l’Etat français veut “𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘪𝘴𝘱𝘢𝘳𝘢î𝘵𝘳𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘱𝘭è𝘵𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘯𝘰𝘵𝘳𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘱𝘭𝘦 𝘦𝘵 𝘭𝘦 𝘳𝘦𝘮𝘱𝘭𝘢𝘤𝘦𝘳 𝘱𝘢𝘳 𝘶𝘯𝘦 𝘱𝘰𝘱𝘶𝘭𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 é𝘵𝘳𝘢𝘯𝘨è𝘳𝘦”. Ces nouveaux arrivants français viennent en Corse, avec leurs codes, comme s’ils débarquaient à Limoges ou Orléans. Ils sont dépourvus de conscience politique, sociale et de lutte de notre peuple pour ses droits. Ils participent à la colonisation de peuplement et à la “libanisation” de la Corse. Les nationalistes corses, qui sont la force la plus consciente de ce pays, dénoncent la colonisation de peuplement depuis 50 ans. Aujourd’hui elle explose alors même que la Corse est pauvre économiquement et dépourvue d’infrastructures efficientes en matière de routes, de réseaux électriques, de moyens hospitaliers…
La Corse est une Nation, qui n’est toujours pas reconnue sur sa terre dans ses droits politiques et historiques. Elle ne peut soutenir l’arrivée de près de 5000 personnes par an. À échelle rapportée, la situation en Corse représente 4 fois l’immigration en France et 2 fois celle des pays de l’OCDE.
𝐋𝐞 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐬𝐞 𝐧’𝐚 𝐩𝐚𝐬 𝐯𝐨𝐜𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐚 𝐝𝐞𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞 𝐝’𝐈𝐧𝐝𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐬𝐮𝐫 𝐬𝐚 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐞.
L’urgence d’une solution politique globale à la question nationale corse reste posée. Pour Core In Fronte, la Corse doit maîtriser ses flux migratoires, dans le cadre d’un véritable statut d’autonomie et dans une optique indépendantiste. Cette proposition fait partie de notre projet institutionnel de Titre XII Bis pour la Corse, présenté en septembre 2020 à Bastia. D’autres territoires autonomes en Méditerranée, à l’image de la Catalogne, ont déjà cette compétence.
La stratégie de Lutte de Libération Nationale, avec la perspective de la reconnaissance du peuple corse et de son droit à l’autodétermination, s’inscrit dans le cadre d’une Méditerranée des peuples et d’une Europe sociale.

