(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 18 décembre 2025) À Ajaccio, Jean-Paul Carrolaggi a officialisé Aiacciu vivu, une liste d’union nationaliste qui prétend ravir la mairie en 2026. Soutiens appuyés de Femu, présence remarquée de Core in fronte, militants du PNC et de Nazione dans la salle : la « famille patriotique » se rassemble malgré les fractures et promet de défendre « l’âme de la ville ».
À Ajaccio, la campagne des municipales 2026 a pris un tournant décisif avec la présentation officielle, au palais des congrès, de la démarche , conduite par Jean-Paul Carrolaggi. Longtemps incertaine, l’idée d’une liste d’union nationaliste s’est affirmée ce mercredi soir, rassemblant une large partie de la mouvance autonomiste et indépendantiste locale.
Dans une salle comble, Femu a Corsica, Core in fronte, ainsi que plusieurs élus d’opposition municipale se sont succédé à la tribune pour soutenir une initiative qui entend « changer le visage d’Aiacciu ». Si Nazione et le PNC ne soutiennent pas officiellement la démarche, des militants des deux formations étaients présents hier soir.
Malgré l’absence d’un programme détaillé, les prises de parole ont planté les axes politiques majeurs : lutte contre la spéculation, défense d’« una cità corsa », refus d’une « colonisation de peuplement » attribuée à l’arrivée massive de nouveaux habitants venus du continent, critique de la majorité municipale et du Rassemblement national, présenté comme un « péril » contraire au nationalisme corse.
Les élus d’opposition Julia Tiberi, Jean-André Miniconi, Danielle Antonini et Luc Bernardini ont dénoncé dix ans d’erreurs de gestion : fiscalité locale, politique de mobilité, jeunesse livrée à la drogue, citadelle abandonnée, identité ajaccienne sacrifiée. Certains n’ont pas hésité à ironiser sur l’administration et à fustiger une municipalité jugée « incapable ».
Un « ADN » nationaliste et Ajaccien
À travers cette alliance encore mouvante — marquée par l’engagement personnel de Julia Tiberi malgré la ligne officielle du PNC — Carrolaggi affirme défendre « l’âme de la ville » et le « spiritu aiaccinu », refusant que « l’avenir se dessine sans les Ajacciens ». L’union patriotique veut s’imposer comme une alternative identitaire et offensive, affichée comme l’exact opposé du RN comme de la majorité sortante.
En quelques mots, Jean Paul Carrolaggi présente la démarche patriottique Aiacciu Vivu ouverte et attachée à l’identité ajaccienne, en refusant l’accaparement de l’espace public par quelques-uns. Il veut rassembler au-delà des structures existantes, accueillir diverses sensibilités et battre l’actuelle municipalité jugée clientéliste et inefficace. Parmi ses priorités : empêcher la privatisation de la citadelle, limiter les résidences secondaires et garantir le logement aux habitants. Le mouvement critique la gestion de la mobilité, notamment le téléphérique considéré coûteux et inutile, dont un démantèlement pourrait être étudié. Il dénonce la mauvaise gestion des transports urbains et propose, grâce aux finances actuelles, la gratuité des bus pour tous…
Dans un entretien sur Alta Frequenza, l’élue d’opposition, Julia Tiberi, militante PNC, explique que l’union s’est construite naturellement après six années de travail commun au conseil municipal, malgré des listes d’origine différentes. Membre du PNC, elle assume de rejoindre la démarche Aiacciu vivu même si son parti n’y participe pas, estimant qu’il existe un « intérêt supérieur » pour la ville. Elle évoque les priorités de campagne déjà défendues dans l’opposition — urbanisme, maîtrise du foncier, Airbnb, mobilités, citadelle, éco-quartier — et reconnaît que son engagement devra être clarifié au niveau territorial, notamment avec son appartenance au groupe Avanzemu à l’Assemblée de Corse.
Revue de presse
(Corse Matin) À la tête d’une liste d’union nationaliste, le candidat à la Maison carrée a présenté ses ambitions pour Ajaccio au palais des congrès, ce mercredi 17 décembre, entouré des représentants de l’opposition municipale, de Femu a Corsica et de Core in fronte. Si Nazione et le PNC étaient absents à la tribune, des militants et représentants des deux partis étaient bien présents dans la salle.
(Alta Frequenza) Plusieurs interviews à écouter en podcast sur Alta Frequenza.
****-
Core In Fronte : Riunioni publica issa sera, in Aiacciu, di a dimarchja « Aiacciu Vivu« , pà i Municipali, purtata da Jean-Paul Carrolaggi. Parechji militenti di tutti i partiti naziunalisti erani prisenti. U sensu di a dimarchja pruposta hè chjaru : Andatura naziunalista, aiaccina è di cumpitenza. Va in u senzu chè no bramavamu, dipoi anni è anni, à Core in Fronte : A scelta patriottica. Corsi, vuteti naziunalistu!
Romain Colonna : Mercredi, à 18h30, je serai aux côtés de Jean-paul Carrolaggi et de nombreux hommes et femmes pour soutenir la démarche municipale « Aiacciu Vivu ». J’y serai parce que nous avons fait le choix déterminé, clair et réfléchi d’une large union de la famille nationaliste et de l’actuelle opposition municipale.
Une union respectueuse et ouverte à toutes celles et ceux qui veulent porter haut et fort un projet d’avenir et une alternative pour Aiacciu, et qui contestent, comme nous, une gestion municipale ayant conduit notre ville dans une impasse à bien des égards.
À marcuri !

