« Pour un Logement Social au Service du Peuple Corse »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 29 novembre 2025) Core in fronte tenait une conférence de presse sur la question du logement social. La Corse connaît une pénurie structurelle de logements sociaux, avec une offre quatre fois inférieure à la demande et un parc dominé par ERILIA et Action Logement, accusés d’accentuer les déséquilibres.

La population locale subit un coût de la vie élevé, un taux de pauvreté important et une pression foncière alimentée par un fort solde migratoire et l’explosion des résidences secondaires. Les petits bailleurs corses, fragilisés par le RLS et le manque de soutien de l’État, peinent à survivre face aux grands opérateurs.
À Portivechju, la majorité municipale est critiquée pour favoriser les structures françaises et amplifier la « francisation » du territoire. Core in Fronte appelle à un modèle fondé sur la citoyenneté corse, la maîtrise publique du foncier et des mesures fortes : statut de résident, encadrement des loyers, priorité aux Corses et dérogation au RLS.

Le communiqué avec prière d’insérer : La Corse affiche un faible taux, -10 %, de la part du logement social.
Le parc social corse présente également la plus faible proportion de petits logements (T1 et T2) comparé au niveau français.
C’est ERILIA qui est le principal bailleur social en Corse avec une gestion de 42 % des logements. Il livre environ 250 logements par an.
La Corse affiche une demande annuelle de logements sociaux de 6500 personnes. L’offre est environ 4 fois inférieure à la demande.
La Corse c’est aussi le territoire qui a le plus fort taux de pauvreté par rapport aux autres régions en France.
Cette situation met en relief la disparité entre d’une part une demande de logement social croissante et d’autre part une offre locative trop en-deçà.
Elle caractérise tout autant une démographie galopante conséquence d’un fort apport extérieur, fruit d’un solde migratoire excédentaire. Elle tranche avec un contexte économique et social extrêmement fragilisé. Près d’un Corse sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté et le coût de la vie est particulièrement élevé.
Dans ce schéma, ou le marché du parc social est sous forte tension, deux procédés sont identifiés avec :
ERILIA, Société anonyme d’HLM française, principal acteur de l’habitat social en Corse. Cette société participe fortement à la pression structurelle.
Action Logement, structure française paritaire gérée par les syndicats de salariés et les organisations d’employeurs. Elle engendre l’arrivée massive de salarié(e)s français qui bénéficient de logements réservés.
La politique du logement social corse ne doit pas être détournée de sa vocation première qui est de s’inscrire dans la logique de la préservation et de la défense des intérêts collectifs corses. Elle ne doit pas être le cheval de Troie d’une silencieuse colonisation de peuplement d’une part, et, d’autre part, avoir pour acteurs et bénéficiaires des groupes privés qui instrumentalisent la précarité pour asseoir une colonisation par le capital.
Dans le débat actuel portant sur l’autonomie de la Corse, et d’emblée avec les compétences de la Collectivité de Corse, une toute autre logique philosophique – il n’y a qu’une seule communauté de droit sur la terre corse – doit nourrir les initiatives stratégiques à prendre dans ce domaine.
Cette politique publique ne doit pas être un instrument d’une logique promotionnelle privée.
Conséquence de cette gestion pour le moins déséquilibrée, les bailleurs corses encore présents dans le dispositif, croulent sous l’asphyxie financière, matérialisant la fragilité des Offices Publics de l’Habitat, faisant ainsi le jeu de ERILIA , Action Logement et autres profiteurs.
Ces mêmes bailleurs corses qui, avec la mise en place de la Réduction de Loyer de Solidarité (R.L.S) en 2018, mesure ayant trait pour l’Etat français à la réduction des Aides Personnelles au Logement (A.P.L) sans en assumer la charge, doivent eux-mêmes compenser la baisse des aides.
Une mesure dont l’Etat tire particulièrement profit, avec pour conséquence, un affaiblissement structurel des petits bailleurs corses, déjà confrontés à des trésoreries limitées, des normes coûteuses, et un foncier parmi les plus élevés de France.
La Corse n’a hélas pas su négocier, à l’inverse des DOM-TOM la dérogation nécessaire sur le R.L.S auprès de l’Etat français.

PORTIVECHJU, ENTRE ERILIA ET ACTION LOGEMENT.

Si cette question du logement social est cruciale à Portivechju, si elle est partagée avec nous par la majorité communale Porto-Vecchiaise, elle diverge catégoriquement selon les choix politiques stratégiques de cette dernière.
En effet, cette majorité a pris la décision de prioriser ces sociétés françaises, comme tout un chacun, à coup de renfort médiatique, a pu le constater.
La mise en place du plan municipal «Accasà» traduit avant tout la réalité de fortes dissonances sur le marché du logement, jusqu’à maintenant marqué par un faible taux de résidences principales (40,3 % de l’ensemble des logements), opposé à l’importance des résidences secondaires (55,7% de l’ensemble des logements) et à un faible pourcentage des logements sociaux.
Qui plus est, la «réduction des inégalités» s’opère sur le dos des Porto-Vecchiais, aux antipodes de leurs réalités culturelles, sociales et environnementales. Une réduction qui ne promeut que le béton déshumanisant de ces banlieues françaises uniformisées.
Nul ne peut nier, la municipalité sortante en l’occurrence, l’expression alarmée de tous ces Purtivichjacci qui, du centre-ville à ses périphéries, du port et à ses hameaux , manifestent un “Ùn simu più ind’è noi”.
Un cri d’angoisse qui naît de ce contexte trop marqué par une francisation outrancière, les parcs – enclaves privés et sécurisés, les résidences secondaires, la spéculation foncière et immobilière galopante.
Une attitude qui naît également d’un cadre de vie bouleversé ou le chômage atteint 11 %. Un comportement qui se nourrit enfin de l’impossibilité de vivre sur sa terre, de pouvoir bâtir et se loger, voire d’acquérir tant le prix du foncier explose.
Dans ce contexte, ERILIA et Action Logement prospèrent sur le dos de la déshérence humaine, participent d’une déstructuration communautaire et sociétale, et font le lit de ce néo-populisme pro-français.
À l’inverse les Offices Publiques de l’Habitat s’effondrent progressivement sous moultes contraintes : foncier hors prix, nouvelles normes énergétiques contraignantes, réhabilitations trop onéreuses, difficultés d’accès au crédit et une trésorerie limitée avec une Banque des Territoires qui rechigne aux aides.
Face à cela, parce que un autre modèle est possible, axé sur la justice sociale, la cohésion communautaire et la maîtrise publique du foncier et du logement, nous préconisons, partant du principe intangible de la citoyenneté corse :
➡️Un statut de résident de 10 ans (permettant accession et acquisition);
➡️Une gouvernance et une attribution du parc social et citoyen corse placées sous l’égide de la Collectivité de Corse;
➡️Une restructuration coordonnée des petits bailleurs présents en Corse;
➡️Une mise en place d’une politique résolument humaine, axée sur les réalités et les équilibres sociaux et culturels corses;
➡️Une cotation spécifique adaptée à l’insularité et garantissant la priorité d’accès des Corses au logement social;
➡️Une dérogation au dispositif RLS à l’image des mesures appliquées dans les DOM-TOM;
➡️Un inventaire exhaustif du patrimoine bâti municipal et public, avec étude des potentialités en matière de logement;
➡️L’encadrement des loyers;
➡️L’interdiction de construction de nouvelles résidences secondaires;
➡️Un cadrage social et économique spécifique, porté par la Collectivité de Corse, assurant une véritable maîtrise publique et citoyenne du parc social.
Nous refusons la mise en coupe réglée par ces sociétés du marché du parc social en Corse. Nous refusons cette logique de l’entassement bétonnisé, guidé par la recherche du profit sur le dos de la précarité et de la misère.
Nous refusons que les Corses continuent d’être les victimes de ces mécanismes de pressions clanistes et affairistes pour un accès au logement.
Nous refusons que les Corses soient les otages des divisions entre les institutions à l’instar de celles persistantes entre la CAPA et la Collectivité de Corse.
Core In Fronte

. . A l'accorta annant'à Google Infurmazione For Latest Updates Follow us on Google News Nos dernière informations sur Google Actus

Produit CORSU E RIBELLU

bandeauribelluteeshirt (1)

Produits à partir de 13e

error: