« Le FLNKS dénonce le passage en force de l’État français et réaffirme la voie de l’indépendance »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 24 novembre 2025 à 08h30) À travers son communiqué, le FLNKS dénonce l’entêtement de l’État français et les tentatives de passage en force autour du projet de Bougival.

Le mouvement indépendantiste souligne que seule une démarche conforme au droit international permettrait de garantir une solution durable. Il réaffirme la légitimité du peuple kanak et la voie de l’indépendance.

Tuninu

Le communiqué avec prière d’insérer : À l’issue de la visioconférence du vendredi 21 novembre avec la ministre des Outre-mer, Mme Naïma Moutchou, le FLNKS constate avec gravité que l’État français a définitivement choisi la voie de l’entêtement, du passage en force et de la menace politique. Alors que les bilatérales des 11 et 14 novembre avaient permis des échanges francs ; nous appelions à poursuivre un dialogue sincère avec la puissance administrante, la ministre confirme aujourd’hui qu’elle refuse d’entendre la voix du FLNKS, d’admettre la réalité du pays et de respecter les principes du droit international qui encadrent le processus de décolonisation.

Le projet d’accord de Bougival est rejeté en bloc depuis plus de trois mois par le FLNKS, seul mouvement de libération nationale représentant légitime du peuple kanak. Le FLNKS rappelle que Bougival n’est pas un accord. C’est un projet d’accord élaboré à Paris, présenté comme simple base de travail puis transformé unilatéralement par l’État comme un “accord” sans aucune validation politique.

Pourtant, malgré les alertes, l’État français s’obstine en organisant une consultation improvisée, juridiquement bancale et dénuée de toute légitimité démocratique. Contrairement aux affirmations de la ministre, cette initiative ne recueille ni l’adhésion de l’ensemble des groupes politiques de Kanaky–Nouvelle-Calédonie ni celle d’une majorité au Parlement français. Elle constitue un contournement manifeste des procédures républicaines et des obligations internationales de la France en matière de décolonisation. En fabriquant à la hâte un dispositif destiné à imposer le projet d’accord de Bougival sans consensus, l’État s’écarte gravement de l’État de droit et instaure une instabilité durable dans notre pays.

Mme Moutchou affirme « qu’aucune formation politique n’a de droit de veto » et nie ainsi la légitimité du FLNKS. La ministre ignore délibérément la réalité historique du pays qui est la suivante : la Kanaky–Nouvelle-Calédonie est engagée dans un processus de décolonisation reconnu par l’ONU, le peuple kanak est le seul détenteur du droit inaliénable à l’autodétermination ; et aucune solution durable n’est possible sans le FLNKS. C’est une négation pure et simple du fait colonial et de son histoire.

En persistant à imposer un projet d’accord illégitime et en affirmant que « l’État sera ferme », la ministre réactive une logique de domination qui structure depuis trop longtemps les relations entre Paris et le peuple kanak et reconduit les mêmes pratiques coloniales qui caractérisent l’État français.

Le FLNKS n’a cessé de rappeler que la stabilité du pays ne peut venir que du respect du droit à l’autodétermination et d’un dialogue bilatéral fondé sur la vérité, la justice et la reconnaissance du fait colonial. Le FLNKS rappelle également qu’en Kanaky–Nouvelle-Calédonie, aucune solution politique ne peut être imposée selon une logique de simple fait majoritaire. Imposer aujourd’hui un projet d’accord sans consensus revient à nier les fondements mêmes du vivre-ensemble construit depuis quarante ans et à exposer le pays à de nouvelles tensions. En refusant la méthode proposée par le FLNKS, en écartant l’entente cadre qui a été remise et en poursuivant un calendrier unilatéral menant à une consultation
imposée en mars 2026, l’État crée sciemment les conditions d’une nouvelle crise.

Nous l’avons dit clairement à la ministre : l’État portera seul la responsabilité politique,
historique et morale des conséquences de ses manœuvres jusqu’au-boutistes.

Malgré tout, le FLNKS continue de croire qu’un dialogue sincère reste possible, mais
uniquement dans le cadre politique fixé depuis plus de quarante ans, dans la continuité du
processus engagé par l’Accord de Nouméa signé en 1998, par le FLNKS, le RPCR et l’État
français.

Notre voie est claire et reste inchangée : l’indépendance de la Kanaky–Nouvelle-Calédonie,
accompagnée de la négociation de partenariats à construire avec la France, fondés sur la gestion
concertée de nos interdépendances.

C’est le seul chemin vers une stabilité durable : une souveraineté pleine et entière, articulée avec
des coopérations choisies, équilibrées et mutuellement bénéfiques. Le FLNKS continuera à
défendre cette perspective responsable, ouverte et lucide, dès lors que l’État acceptera
enfin de renoncer au passage en force pour revenir à celle de la décolonisation.

Pour le BP FLNKS
Laurie Humuni

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