Revue de presse « Cette candidature s’inscrit dans le droit fil de l’opposition que nous avons menée ces dernières années »

(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 15 novembre 2025) À quelques mois des élections municipales, Jean-Paul Carrolaggi prend la tête d’une liste d’union nationaliste rassemblant plusieurs mouvements autonomistes et indépendantistes. Face à la majorité sortante de droite et à la liste du Rassemblement national, il veut incarner une alternative locale crédible et unie. Logement, hôpital et citadelle seront au cœur de son programme.

Une union des mouvements nationalistes

À l’occasion des prochaines élections municipales, Jean-Paul Carrolaggi mènera une liste d’union nationaliste, regroupant Femu A Corsica, Core in Fronte et des militants de Nazioni. Figure historique de l’opposition municipale, Carrolaggi présente cette alliance comme une continuité de son engagement aux côtés de Jean-Michel Cogne.

« Cette candidature s’inscrit dans le droit fil de l’opposition que nous avons menée ces dernières années », explique-t-il au micro de Philippe Perrault sur RCF Corsica.

Si le PNC n’a pas encore officialisé sa position, il semble décidé à partir seul. Carrolaggi déplore cette division, tout en maintenant la main tendue :

« Nous réitérons notre demande d’union. Le PNC est dans une démarche qui détruit cette réunion, mais nous restons ouverts. »

Une alternative face à la droite et au RN

La liste nationaliste se veut une alternative à la majorité sortante de droite, conduite par Stéphane Sbraggia, et à la liste RN–Mossa–Paladina–UDR menée par François Filloni.

« Le RN a toujours été antinationaliste. Ils essaient de brouiller les cartes, mais c’est à nous de montrer que l’alternative, c’est nous », affirme Carrolaggi.

Logement, hôpital, citadelle : les grandes priorités

Le programme de la liste s’articulera autour de trois axes principaux :

Le logement, avec une volonté de réguler Airbnb pour éviter la désertification du centre-ville.

La reconstruction de l’hôpital, projet majeur que Carrolaggi veut « réaliste et transparent », loin des « investissements à 10 000 euros le mètre carré ».

La citadelle, que le candidat souhaite préserver de toute privatisation pour en faire un pôle culturel et d’animation, plutôt qu’un complexe hôtelier ou commercial.

« Nous voulons favoriser l’accession à la propriété et redonner vie au centre-ville », insiste-t-il.

Circulation : scepticisme sur le téléphérique

Autre sujet sensible, la mobilité urbaine. Jean-Paul Carrolaggi se montre très critique sur le téléporté de Sant’Andria :

« Il n’a aucune utilité, car il va de nulle part à nulle part. Peut-être servira-t-il aux touristes pour les photos, mais pas aux habitants. »

Insécurité : un problème d’État

Interrogé sur la montée de l’insécurité en Corse et dans la cité impériale, Carrolaggi reconnaît la gravité du phénomène mais en attribue la responsabilité à l’État :

« C’est à la police et au ministère de faire leur travail. La municipalité ne peut pas tout régler, mais nous en parlerons, il n’y aura pas de sujets tabous. »

Une campagne de terrain

L’équipe de Jean-Paul Carrolaggi prévoit une campagne de proximité, fondée sur la mobilisation des militants et la rencontre directe avec les citoyens.

« Nous avons toujours été là, nous avons fait notre travail d’opposition et mis en lumière ce qui dérangeait. Il faut maintenant convaincre qu’on peut faire autrement. »

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