(Corsicainfurmazione.org, Unità Naziunale, Publié le 11 novembre) En Corse, comme au Pays Basque, le combat pour nos langue reste un combat quotidien, surtout depuis que la lutte institutionnelle, a remplacé la lutte de libération nationale sur le terrain.
Les offensives contre la langue corse, tout comme la langue basque sont de plus en plus nombreuses et passent par les tribunaux, mettant à mal tout un processus d’acquisition des droits pour nos langues.
Une offensive judiciaire contre l’euskara
Les juges espagnols, soutenus par la droite et l’extrême droite, annulent systématiquement les exigences de maîtrise du basque pour les emplois publics. La Cour suprême, en vidant un décret basque de sa substance, interdit même qu’un fonctionnaire s’adresse spontanément en euskara à un administré.
Le bilinguisme comme arme politique
Sous couvert d’égalité linguistique, la justice renforce en réalité l’hégémonie du castillan. La vie publique, sociale et culturelle du Pays Basque se retrouve placée sous tutelle judiciaire.
Démantèlement de la normalisation linguistique
Depuis 1982, les efforts pour restaurer l’euskara reculent. Les décisions de justice détricotent la coofficialité, déjà fragile, au nom d’une Constitution espagnole interprétée contre l’esprit du pacte linguistique d’il y a 45 ans.
Les partis basques cherchent une riposte
Le Parlement régional veut réformer la loi sur les emplois publics pour protéger juridiquement la place du basque. Mais les divergences entre PNV, EHBildu et PSOE bloquent tout consensus.
Le PNV prône une réforme “chirurgicale”
Les nationalistes modérés défendent une autonomie locale dans la planification linguistique, refusant une obligation généralisée mais souhaitant garantir un équilibre “proportionné”.
EHBildu exige l’égalité réelle
Les souverainistes veulent rendre obligatoire la connaissance des deux langues pour tout emploi public, avec des exceptions mesurées et un “indice de retard” pour former les fonctionnaires non bascophones.
Le PSOE freine et divise
Les socialistes rejettent toute réforme ambitieuse, accusant les abertzale d’imposer le basque. Ils proposent un barème minimum fondé sur l’intelligence artificielle, au grand dam du PNV.
Une langue menacée d’inutilité
Privé d’espaces où il peut s’exprimer, l’euskara devient une langue décorative, réduite à une coofficialité de façade. L’académie Euskaltzaindia alerte sur une régression historique.
Quand la justice remplace les urnes
Ce que la droite espagnole n’a pu obtenir politiquement, elle l’arrache désormais par les tribunaux, avec la passivité complice des socialistes.
L’urgence d’un sursaut collectif
Face à cette “désocialisation linguistique”, la défense de l’euskara doit dépasser les clivages partisans. Sans cela, la langue basque risque de redevenir ce que le pouvoir central souhaite : un symbole sans voix.
Tuninu…
« Le moment est venu de relever la langue basque. Mobilisation le 27 décembre prochain à Bilbo »

