collectif Solidarité Kanaky « Non à la sortie de l’Accord de Nouméa, ni à la Recolonisation » – #Corse

(Unità Naziunale – Lutte Internationale – Publié le 23 février 2024) En ce début 2024, après 170 ans de colonisation de la terre de Kanaky, et année anniversaire des 40 ans de création du FLNKS, le gouvernement français a décidé de présenter unilatéralement deux projets de lois sur l’avenir institutionnel de la Kanaky-Nouvelle-Calédonie mettant en jeu l’avenir du peuple Kanak.

Reflet du mépris total de l’État vis à vis de la voix indépendantiste qui s’oppose unanimement à la sortie de l’Accord de Nouméa et au dégel du corps électoral. Après les affrontements violents qui ont marqué les années de 1984 à 1988, les accords de Matignon- Oudinot (1988) et de Nouméa (1998) fruit de décennies de négociations, ont permis la reconnaissance du peuple Kanak comme peuple autochtone de Nouvelle Calédonie, et ont ouvert un processus de décolonisation et d’autodétermination.

L’État français s’engageait à rompre avec la logique de la colonisation de peuplement qui conduisait à la minorisation du peuple Kanak, d’où le gel du corps électoral établi dans les accords, en conformité avec les résolutions de l’ONU : « Les puissances administrantes devraient veiller à ce que l’exercice du droit à l’autodétermination ne soit pas entravé par des modifications de la composition démographique dues à l’immigration ou au déplacement de populations dans les territoires qu’elles administrent ».

NON À LA SORTIE DE L’ACCORD DE NOUMÉA !
NI À LA RECOLONISATION I
NON AUX 2 PROJETS DE LOI SUR LA KANAKY- NOUVELLE CALÉDONIE !
NON AU DÉGEL DU CORPS ÉLECTORAL !

C’était la condition pour rendre possible la recherche d’un consensus sur le devenir du pays : quelle forme de souveraineté ? Quelle relation avec la France ?

Les conditions du 3ème et dernier référendum d’autodétermination fin 2021 sont aujourd’hui toujours remises en question unanimement par l’ensemble des indépendantistes Kanak. Ils avaient demandé son report pour respecter la période de deuil en pleine épidémie du Covid, (en confinement ils ne pouvaient faire campagne). L’État a imposé la date du référendum et le peuple Kanak, peuple colonisé, n‘a pas participé. L’ensemble des indépendantistes ne reconnaissent pas les résultats de ce 3ème référendum, une plainte a été préparée par la FLNKS en vue de faire reconnaître les conditions inacceptables de celui-ci par la Cour Internationale de Justice.
Aujourd’hui, sous couvert de « démocratie » le gouvernement français veut reporter les élections provinciales et modifier le corps électoral, ainsi, augmenter brutalement de 15% le corps électoral pour les provinciales avec une ouverture à des métropolitains résidant depuis 10 ans pour diluer le peuple Kanak dans ces flux migratoires ! Le but est de mettre un terme au processus de décolonisation amorcé il y a plus de trente ans et de renouer avec les pratiques éprouvées de minorisation du peuple Kanak.

Ce n’est ni plus ni moins une façon de favoriser la recolonisation du territoire et l’invisibilisation du peuple Kanak!

L’État veut balayer l’Accord de Nouméa avec ces deux projets de lois dans un calendrier très court : présentation de la loi organique (report des élections provinciales) au Sénat le 27 février puis à l’Assemblée nationale. La seconde sur le dégel du corps électoral, au Sénat dès mars. Et si aucun accord n’est conclu avec les indépendantistes avant le 1e juillet, il passe en force en convoquant le congrès de Versailles, !

L’heure est à se mobiliser en solidarité avec le peuple Kanak, pour le respect de ses droits dont celui
du pouvoir d’accéder à la pleine souveraineté.

Lundi 26 FÉVRIER 2024 -19h le collectif Solidarité Kanaky organise un MEETING D’INFORMATION ET DE SOLIDARITÉ à la BOURSE DU TRAVAIL DE PARIS – salle HENAFF – AVEC ROBERT XOWIE – SÉNATEUR INDEPENDANTISTE KANAK ET UNE DÉLÉGATION DU FLNKS

collectif Solidarité Kanaky

 

 

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