« Seule une mobilisation ferme autour d’une démarche authentiquement nationale sera en mesure d’inverser le cours des événements »

(Unità Naziunale – Lutte de masse – Publié le 24 février 2022) La décision préfectorale privant l’hebdomadaire autonomiste Arritti de la publication des annonces légales est à l’évidence une décision politique dont le but est de fragiliser un journal d’opinion par la pression financière.

Ayant en mémoire la répression dont a été victime le Ribombu depuis des décennies (perquisitions, arrestations, procès en tous genres…), ce type de manœuvre à l’encontre de la presse militante suscite chez nous une solidarité naturelle à l’égard de ceux qui en sont aujourd’hui victimes.

Cela étant dit, cette décision ne saurait être réduite aux ultimes frasques d’un préfet en fin de mission et donc à sa seule responsabilité. Elle n’est qu’une illustration supplémentaire de la nature profonde de l’Etat français et de son hostilité vis-à-vis de toute velléité d’avancée politique, même timide. Elle confirme surtout l’impasse dans laquelle mène la stratégie de l’actuelle majorité à la Cullettività di Corsica – Collectivité de Corse.

Les gages de respectabilité donnés au pouvoir, les discussions élyséennes en catimini, le refus d’engager un véritable rapport de force politique alimentent irrémédiablement la politique du mépris et de la mise au pas et finissent même par se retourner contre ceux qui portent où défendent cette voie.

À l’heure où la disparition programmée du peuple corse apparaît comme un péril imminent, seule une mobilisation ferme autour d’une démarche authentiquement nationale sera en mesure d’inverser le cours des événements.

U RIBOMBU



Refus d’habilitation du titre Arritti pour la parution des annonces légales en Corse du Sud :
la volonté de nous faire taire

ARRITTI est un journal hebdomadaire qui parait en Corse depuis décembre 1966, date de sa fondation par Max Simeoni il y a plus de cinquante-cinq ans. C’est un journal d’opinion autonomiste bien connu en Corse. Ses rédacteurs sont bénévoles.

Depuis le début des années 80, il fait partie des organes de presse habilités à publier des annonces légales. Ils sont ainsi une demi-douzaine de titres à bénéficier de cet agrément dans les deux départements de Corse, et leur habilitation est décidée chaque année par les préfets des deux départements, sur la base de données de diffusion transmises en Préfectures de Bastia et d’Aiacciu.

Fin décembre 2021, alors que la Préfecture de Haute Corse a renouvelé l’habilitation d’Arritti comme celle des autres titres, la Préfecture de Corse du Sud a demandé des justifications complémentaires quant à la diffusion d’Arritti le 31 décembre 2021 à 16 heures … pour un arrêté préfectoral à prendre avant le 31 décembre à minuit I Et cela alors que le dossier était dans les services de la Préfecture depuis le 15 novembre et n’avait fait l’objet d’aucune réserve, pas plus en Corse du Sud qu’en Haute Corse.

Ces justificatifs ont été fournis à la Préfecture d’Aiacciu tout début janvier, puis complétés encore courant janvier en réponse à de nouvelles demandes. Depuis le 24 janvier, le dossier est resté en attente d’une décision définitive qui est tombée le 15 février 2022, jour du départ du Préfet Lelarge : la Préfecture de Corse du Sud a définitivement refusé d’habiliter Arritti pour la publication des annonces légales en 2022.

Cette décision ampute son chiffre d’affaires annuel de plus de vingt mille euros. Elle menace donc la continuité de sa parution. A l’heure où toute la presse écrite traverse une crise économique majeure, il a donc été décidé par le Préfet de Corse du Sud, le jour de son départ, de procéder à la mise à mort d’un titre de presse qui, depuis plus d’un demi-siècle, participe à la pluralité de la vie démocratique insulaire. Cette décision rappelle l’attentat revendiqué par l’officine barbouze Francia qui avait, en 1976, rasé l’imprimerie toute neuve d’Arritti qui avait été financée par les dons des militants autonomistes.

L’équipe d’Arritti a décidé de continuer sa parution malgré ce nouveau coup tordu.

Une campagne d’abonnements est lancée au tarif promotionnel de 45 euros par an pour surmonter les difficultés économiques que cette décision engendre.

Les demandes d’abonnements sont à adresser à Arritti, 5 boulevard Hyacinthe de Montera, 20200 Bastia / arritti2(®wanadoo.fr

ARRITTI 
21 février 2022

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