Hè mortu Simon Salvini, anzianu prigiuneru puliticu #Corse

(Unità Naziunale – Publié le 14 janvier 2022) Hè mortu Simon Salvini, anzianu prigiuneru puliticu.

 



Aiutu Paisanu : Hè mortu Simon Salvini, anzianu prigiuneru puliticu. Piscadore in Aiacciu, era statu arrestatu in u 2000 pè l’affare di l’attentati aiaccini contr’à l’URSSAF è a DDE, in u 1999. Simon avia passatu 9 anni in prigiò nanzu d’esse assultu da a ghjustizia in u 2016. Femu e nostre parte di dolu à l’inseme di a so famiglia, à u so fratellu è u nostru amicu Nicolas, anch’ellu anzianu prigiuneru, è à tutti i soii. Ch’ellu sia in locu d’eternu riposu.

Patriotti : A lotta patriottica perdi torna unu di i soi… Si n’hè andatu à l’eternu Simonu Salvini, anzianu prighjuneru puliticu chì hà passatu parechji anni in i prighjò francesi par u sò impegnu à pro di l’intaressi culletivi di u nosciu Populu. Simonu era piscadori. Passiunatu da u mari n’avia fattu u so mistieru. Paisanu, avia capitu bè u pesu di a sottumissioni culuniali nant’à a Corsica, è u mali ch’idda facia issa droga vilenosa nant’à a noscia ghjuventù. Comu tant’altri ni hà pagatu u prezzu incù a so lunga incarcirazioni. Simonu hè statu purtatu da a malatia à malgradu a so forza. Rientrarà in Corsica u 20 di ghjinnaghju. Salutemu l’omu curaghjosu ch’iddu era è prisintemu à a so famiglia è à u so frateddu Niculau, militenti di u nosciu culletivu, i nosci cunduglianzi afflitti. Più chè mai cuntinuaremu à fà valè l’idea ch’iddu purtaia par a Corsica ch’iddu a vulia spannata è suvrana. A lotta cuntinuighja. PATRIOTTI

L’affiche du Comité Anti Répression / Associu Sulidarità lors de sa prise en compte :

SALVINI Simon, 35 ans en 2005, patron pécheur, incarcéré depuis février 2000, condamné à 6 ans, puis à 8 ans, avec une année de confusion, puis 14 ans de prison
6 ans de prison / 8 ans de prison / 14 ANS DE PRISON soit 27 ans de prison, se retire de la liste des prisonniers politiques du C.A.R en 2005 pour rejoindre A Riscossa Paisana

Quelques dates du contexte politique de l’époque 

Le 25 novembre 1999 : Attentats contre les bâtiments de l’URSSAF et de la DDE à Aiacciu. Les deux explosions s’étaient produites en plein jour ­ à 11h15 à l’Urssaf et à 11h17 à la DDE ­ et avaient provoqué d’importants dégâts. Les locaux de l’Urssaf avaient été en partie détruits par une charge explosive d’environ 80 kg placée dans le coffre d’une Peugeot 205 garée devant le bâtiment. La déflagration survenue à la DDE avait creusé un cratère dans les toilettes du rez-de-chaussée de l’immeuble, où une charge de près de 40 kg avait été dissimulée. Une demi-heure avant les explosions, deux appels téléphoniques d’un énigmatique « Monsieur Cintu », reçus par France 3 Corse et Radio Corse Frequenza Mora, avaient permis d’évacuer les personnels travaillant dans les immeubles. Toutefois, treize employés de l’Urssaf et sept de la DDE avaient subi des chocs ou des blessures justifiant des arrêts de travail.

Le 26 novembre 1999 : les élus nationalistes de Corsica Nazione condamnaient le double attentat commis la veille à Ajaccio, qui avait « mis en danger des vies humaines ».

Le 30 novembre 1999 : Clandestinu, un groupe inconnu jusqu’alors, avait revendiqué les attentats, dans un communiqué adressé à France 3 Corse. « Nous avons décidé d’occuper le terrain militaire pour forcer l’Etat français à engager rapidement le règlement politique de la question corse« , indiquait le document.

Le 13 décembre 1999 : Processus de dialogue engagé à l’hôtel Matignon, où 28 élus corses ont rencontré le premier ministre Lionel Jospin. (PROCESSUS MATIGNON)

Le 23 décembre 1999 : le FLNC-Canal historique et plusieurs autres groupes clandestins, Clandestinu, le  » FLNC du 5 mai 1996  » et Fronte Ribellu, annoncent une trêve illimitée. Celle-ci fait suite au processus de dialogue engagé le 13 décembre dernier à l’hôtel Matignon, où 28 élus corses ont rencontré le premier ministre Lionel Jospin. 

Le 20 février 2000 : Interpellations à Ajaccio, de Simon Salvini, de Jean-Claude Ampart et de François Chabot.

Le mardi 19 avril 2005 : Les peines de prison sont requises lors du procès dit « Urssaf et DDE » (voir ci dessous)

Le 22 avril 2005 : Les peines de prison tombent au procès dit « Urssaf et DDE » (voir ci dessous)

Conférence de presse commune Comité Anti Répression / A Riscossa Paisana du 26 avril 2005 pour dénoncer les années de prison : 

15 ANS DE PRISON !!! JOSEPH PERALDI, 63 ANS, 20 ANS REQUIS
14 ANS DE PRISON ! SIMON SALVINI, 15 ANS REQUIS
13 ANS DE PRISON JEAN FRANCOIS RAMOIN LUCCIANI, 15 ANS REQUIS
10 ANS DE PRISON !!! JEAN CLAUDE AMPART, 15 ANS REQUIS
8 ANS DE PRISON !!! NICOLAS SALVINI, 5 ANS REQUIS
5 ANS DE PRISON AVEC SURSIS LAURENT PERALDI, 5 ANS REQUIS
5 ANS DE PRISON AVEC SURSIS JEAN LOUIS ORLANDETTI, 7 ANS REQUIS
4 ANS DE PRISON AVEC SURSIS JEAN PIERRE PIERANDREI, 5 ANS REQUIS
3 ANS DE PRISON AVEC SURSIS JEAN ANTOINE FIESCHI, 7 ANS REQUIS
4 ANS DE PRISON AVEC SURSIS JEAN PIERRE PIERANDREI, 5 ANS REQUIS
ACQUITTEMENT FRANÇOIS ANGE CHABOT, DIX MOIS REQUIS
ACQUITTEMENT CHRISTOPHE PIRREDU, 18 MOIS REQUIS

Le 17 septembre 2008 : Retour ce matin (mercredi), devant la cour d’assises de Paris, de Nicolas et Simon Salvini, pour leur procès en appel. Rappelons que les deux frères avaient été condamnés en première instance, à respectivement 8 et 14 ans de prison, et ce dans le cadre des attentats contre l’URSAAF et la DDE à Ajaccio, en novembre 1999. Ils étaient accusés d’être les auteurs de l’attaque contre la direction de l’Equipement. Les deux frères, qui ont toujours contesté les faits, avaient alors décidé de faire appel de ce premier jugement prononcé en avril 2005. Ils comparaissent donc à nouveau à partir de ce matin. L’un, Nicolas, comparaît libre. Il avait en effet recouvré la liberté, dans l’attente de son procès, au terme de 20 mois de détention provisoire. L’autre, Simon, est toujours incarcéré, suite notamment à une condamnation en février 2001 à 6 ans de prison pour le plasticage du studio d’un jeune homme, en février 2000 à Ajaccio.

Le 26 septembre 2008 : Deux frères Simon et Nicolas Salvini, ont été acquittés vendredi par la cour d’assises spéciale d’appel de Paris qui les rejugeait pour leur participation présumée à un attentat contre le siège de la DDE à Ajaccio en 1999. L’avocat général, Christophe Tessier, avait réclamé une peine de 10 à 13 ans de prison contre Simon, 39 ans, soupçonné d’être un des auteurs directs de cet attentat qui avait fait sept blessés et d’importants dégâts le 25 novembre 1999. Il avait requis cinq ans d’emprisonnement à l’encontre de Nicolas, 51 ans, lui reprochant d’avoir participé à une réunion en octobre 1999 au cours de laquelle le principe d’attaquer des bâtiments publics avait été décidé. Condamnés en première instance Simon et Nicolas Salvini, patrons-pêcheurs à Ajaccio, qui ont toujours clamé leur innocence, avaient été condamnés à respectivement quatorze ans et huit ans de prison, en première instance en avril 2005. Leur avocat Me Pascal Garbarini s’est réjoui devant quelques journalistes de l’acquittement des deux frères. « Cette fois, la cour se penchait sur leurs seuls cas. Elle a pu apprécier de manière très exhaustive les prétendues charges qui pesaient contre eux et elle s’est aperçue que tout avait été construit comme un château de cartes, cela ne tenait pas juridiquement », a déclaré l’avocat. La cour a ordonné la remise en liberté de Simon Salvini, qui comparaissait détenu à ce procès ouvert le 17 septembre, tandis que son frère était libre sous contrôle judiciaire. Au total, 11 militants ou sympathisants nationalistes corses avaient été condamnés en première instance pour leur participation à l’attentat contre la DDE, ainsi qu’à celui perpétré le même jour contre l’Urssaf d’Ajaccio (13 blessés). Attentats spectaculaires Seuls les deux frères Salvini, mis en cause dans l’action contre la DDE, avaient interjeté appel. « J’ai toujours dit que j’étais innocent, j’espère que les débats auront fait avancer tout ça« , a lancé Nicolas, vendredi matin avant que la cour ne se retire pour délibérer. Après le verdict, il s’est réjoui que son frère retrouve la liberté. « Ca aurait été dur le laisser », a-t-il dit. En première instance, seul Joseph Peraldi, ex-dirigeant de Corsica Viva, condamné à 15 ans pour avoir été l’instigateur principal des attentats, avait écopé d’une peine plus lourde que Simon Salvini. En lui infligeant 14 ans de réclusion, la cour d’assises spéciale de Paris l’avait puni nettement plus sévèrement que son complice Jean-Claude Ampart (10 ans) qu’elle considérait comme l’autre auteur direct de l’attentat. Nicolas Salvini, de son côté, avait été condamné bien au-delà des réquisitions de l’avocat général qui avait demandé cinq ans d’emprisonnement. Ces attentats, spectaculaires car commis en plein jour aux heures de bureau, étaient destinés à faire fléchir le gouvernement Jospin qui avait mis l’arrêt de la violence comme préalable aux discussions avec les autonomistes, selon la revendication. Peu après, des négociations s’étaient enclenchées, donnant lieu au processus de Matignon.

https://www.unita-naziunale.org/portail/DOSSIER-UNITA/2008-rapprochement.htm

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