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Il y a 10 ans, l’Associu @Sulidarita et @Corsica_Libera investissaient Toulon en soutien aux prisonniers politiques #Corse #StoriaLLN

(Unità Naziunale – Lutte de Masse – Publié le 29 janvier) Il y a dix ans, Sulidarità et Corsica Libera organisèrent un déplacement à l’extérieur pour soutenir la démarche du rapprochement des prisonniers politiques en Corse, démarche initiée avec le Comité Anti Répression, quelques années auparavant.

Le résumé : 

Ce 28 janvier 2011, quelques 120 militants (+ou-) de l’association Sulidarità et de Corsica Libera (composés des femmes, toutes mères, compagnes ou sœurs de militants) notamment, embarquent ce soir à Bastia et seront demain matin à Toulon pour manifester devant l’ancien bagne et ainsi réclamer le rapprochement des prisonniers politiques en Corse.

L’associu Sulidarità et Corsica Libera occupent le terrain depuis des années pour réclamer le rapprochement des prisonniers politiques en Corse près de leurs familles. Le triptyque est sur la même longueur d’onde et porte le message sur tous les terrains de lutte.

« RENDEZ NOUS LES OTAGES » 

« sur la terre de France pour exiger le retour des otages corses sur l’île »

Dernière idée du Président de l’Associu Sulidarità, porter le message directement sur le continent Français, en terre de France, chez l’occupant.

Quelques mois avant de prendre le bateau, les bénévoles et militants de l’Associu Sulidarità s’affèrent à organiser le départ vers Toulon. Prise de contact avec les compagnies maritimes, communications sur les réseaux sociaux appelant tous les volontaires à se joindre à l’Associu pour aller manifester à Toulon.

L’Associu Sulidarità recevra beaucoup de demandes, mais seul une centaine de participants seront finalement présent ce samedi 28 janvier 2011 sur le port de Bastia.

Le contexte avant la mobilisation : Après une semaine répressive où 9 personnes se sont retrouvés en garde à vue dont notamment la Présidente de l’Associu Sulidarità, Maria Anghjulella Caviglioli, 26 ans, compagne d’Olivier Peretti prisonnier politique et la déléguée aux familles à l’Associu, Noëlle Medurio, 28 ans, compagne de Michel Giraschi, militant de Corsica Libera et candidat aux Cantonales de Purtivechju, ainsi que trois prisonniers politiques… Corsica Libera mais surtout l’Associu Sulidarità s’est retrouvé dans le collimateur de la police-justice à la veille d’un déplacement à Toulon. Maria Anghjulella ainsi que Noëlle ont toutes les deux déclarées que leurs gardes à vue s’étaient « bien passé ».

Quelques mois auparavant en novembre 2010, l’Associu Sulidarità et la Commission Anti Répressive de Corsica Libera tiennent une conférence de presse. Dans le droit fil de la démarche du rapprochement, ils annoncent qu’une action va être organisée à Toulon, le 29 janvier prochain, pour obtenir le retour des prisonniers corses. Le choix de cette ville n’est pas un hasard et se veut être tout un symbole. « Toulon a été choisie en souvenir de son bagne où des centaines de Corses ont péri », ont souligné les membres de l’association, qui souhaitent y associer « des centaines de Corses venus de l’île, mais aussi ceux de la diaspora et les étudiants ».

Le 15 février 2011, le président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Corse, le député (PRG) de Haute-Corse Paul Giacobbi, et les chefs de tous les groupes politiques de l’Assemblée de Corse seront reçus par le ministre de la Justice, Michel Mercier, pour faire le point sur la situation des prisonniers insulaires sur le continent.






 

Le 29 janvier 2011 – Nous partîmes 120 et par un prompt renfort des Corses de la Diaspora et frères de lutte (Kanaks, Basques…) nous nous retrouvâmes 200 sur le port de Toulon.

«La loi impose à l’Etat français le rapprochement des détenus de leur famille. Mais l’Etat français les garde en otages car les prisonniers politiques sont des enjeux dans la situation qui oppose l’Etat français à la Corse» a déclaré le porte-parole de l’association Sulidarità, Dumé Tafani.

Aux cris de «Liberta», derrière une banderole sur laquelle on pouvait lire «Rendez-nous les otages», le cortège venu par bateau sur le continent s’est rendu à pied jusqu’à la Tour Royale, dernier vestige du bagne du grand port militaire dans lequel furent déportés des centaines d’insulaires avant la Révolution française.

Evoquant le calvaire des familles, obligées à de longs déplacements et confrontées à des frais financiers, il a cité l’exemple de Maria Santoni, dont le fils Charles  «est détenu depuis 5.401 jours et qui est soumis à un tour de France des prisons».

Dumé Tafani a également indiqué qu’«à notre retour sur l’île nous rappellerons aux élus leurs obligations», leur demandant de «cesser leurs gesticulations».

Deux élus nationalistes à l’Assemblée de Corse, du parti indépendantiste Corsica Libera, ont participé à la marche qui s’est terminé par un dépôt de gerbe avant que les participants n’entonnent l’hymne à la vierge, le «Dio Vi Salve Regina».

Le 30 janvier 2011 : Les militants et sympathisants sont revenus au port de Bastia, afin de reprendre le cours normal de la revendication du rapprochement sur le terrain de la lutte de masse, ainsi que sur le terrain de la lutte institutionnelle en portant le débat une nouvelle fois au sein de l’hémicycle de l’Assemblée de Corse.

Cette action entrainera le rapprochement de prisonniers politiques et les discussions avec des représentants locaux et du gouvernement.

Pour autant la question du rapprochement se pose encore aujourd’hui dix ans plus tard



A suivre sur les archives :



Voici le reportage photos :

1 Arrivée au Port de Bastia, embarquement et traversée

 

2 Arrivée et débarquement sur le Port de Toulon

3. En route vers l’ancien bagne de Toulon

 

4. Devant le bagne de Toulon




Toutes le photos sur l’article de 2011

Du 28 au 30 janvier 2011 – #Toulon – la mobilisation de 200 militants en soutien aux prisonniers politiques #Corse Vidéo et photos

 

 

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